Infractions sexuelles — droit substantiel, preuve, procédure et contrainte morale
Alvéole unifiée du contentieux sexuel. Elle réunit le corpus vérifié sur la contrainte morale et l'emprise, une architecture de travail couvrant qualification, preuve, procédure, prescription et sanctions, ainsi que la fiche statistique officielle 14.3. Les 66 références portent sur la contrainte morale ; elles ne constituent pas une moisson exhaustive de tous les contentieux sexuels.
10analyses distinctes
66décisions sélectionnées
10parcours rattachés
13sources normatives
Niveau documentaireSélection jurisprudentielle ciblée et non exhaustive
Chaque décision affichée ouvre son texte primaire, mais la recherche des confirmations, divergences et décisions d’appel doit se poursuivre.
Commencer par les faits
Le parcours qualifie les faits ; le dossier approfondit chaque branche.
Répondez d’abord aux questions guidées. BRANCO vous renverra ensuite ici pour contrôler la règle, sa version temporelle, les décisions favorables ou contraires et les actes originaux.
Socle transversal
Parcours essentiel — Infractions sexuelles — droit substantiel, preuve, procédure et contrainte morale
Un parcours transversal en quatre contrôles. Il oriente vers les bonnes sections sans imposer la lecture de tout le dossier.
Atteinte ou agression sexuelle sur mineur avec circonstances aggravantes
Cette rubrique réunit atteinte sexuelle, agression sexuelle et parfois des faits relevant du viol : âge, nature de l’acte et circonstances doivent être qualifiés avant toute peine.
Pour une agression sexuelle, le premier tri porte sur la nature exacte de l'acte, l'absence de consentement et l'existence éventuelle d'une pénétration.
Cette rubrique ancienne et agrégée ne désigne aucune infraction actuelle précise. Il faut décrire l'acte, le support, les deux âges et le lien entre les personnes.
Pour un viol sur mineur de moins de quinze ans, il faut établir l'acte, les deux âges et l'écart d'âge, puis vérifier les autres voies de caractérisation de l'absence de consentement.
Pour un viol aggravé, il faut établir le viol lui-même puis au moins une circonstance de la liste légale. La circonstance ne remplace jamais la preuve de l’acte.
La ligne statistique associe le viol simple à d’autres formes de viol. Le parcours doit donc vérifier la définition applicable à la date des faits et l’absence ou la présence d’une qualification spéciale.
Atteinte sexuelle sur mineur sans circonstance aggravante
L’atteinte sexuelle sur mineur se situe hors viol et hors agression sexuelle. L’âge du mineur, celui du majeur, l’autorité éventuelle et la nature exacte de l’acte doivent être établis pour chaque fait.
Chaque proposition expose ses appuis, sa portée et ses conditions.
01 · Synthese analytique sourcee
Déterminer d’abord la loi applicable
Pour les faits antérieurs au 8 novembre 2025, l’absence de consentement ne remplaçait pas, à elle seule, la nécessité de caractériser une violence, une contrainte, une menace ou une surprise. La loi du 6 novembre 2025 a élargi les éléments constitutifs ; la chambre criminelle a jugé cette extension plus sévère et non rétroactive.
Âge, statut, autorité et vulnérabilité chez une personne majeure
Pour une personne majeure, l’âge, le prestige, la notoriété, le titre professionnel, l’autorité abstraite ou une vulnérabilité générale sont des éléments de contexte ; ils ne créent pas, isolément, une présomption de contrainte. Les règles spéciales permettant certaines déductions pour les mineurs ne se transposent pas automatiquement après la majorité.
L’emprise comme mécanisme factuel, non comme qualification autonome
L’emprise n’est ni une qualification juridique autonome ni une cinquième modalité de l’infraction. Elle peut contribuer à caractériser une contrainte morale lorsqu’un procédé imputable à l’auteur, son effet fonctionnel, son intensité, sa persistance au moment de l’acte et son exploitation consciente sont objectivés. Une dépendance formelle n’est pas toujours nécessaire et ne suffit pas, à elle seule.
L’analyse peut être ordonnée autour de sept contrôles : identifier une conduite précise imputable à l’auteur ; établir son effet réel sur la capacité de décider, de résister ou de se soustraire ; apprécier son intensité ; vérifier sa contemporanéité et son rôle causal pour chaque acte ; déterminer les signes extérieurement perceptibles et ce que l’auteur savait ; établir la création, l’entretien ou l’exploitation de la pression, ou la poursuite malgré une opposition perceptible ; recommencer séparément pour chaque acte.
Indices renforçants et éléments insuffisants isolément
Peuvent renforcer la caractérisation : pression directe et actuelle, dépendance effectivement contrôlée, menace encore opérante, isolement organisé, stratagème, conditionnement documenté, altération fonctionnelle manifeste et connue, refus contemporains ignorés ou mode opératoire corroboré. Ne suffisent pas isolément : peur purement intérieure, passivité, détresse postérieure, effet pharmacologique seulement possible, trait de personnalité, expertise de simple compatibilité, admiration ou prestige.
Sidération, absence de lutte et succession des actes
La sidération et l’absence de lutte ne permettent pas de déduire un consentement. Sous le droit antérieur à 2025, elles ne constituaient cependant pas une modalité autonome : elles devaient être reliées à une violence, une contrainte, une menace ou une surprise et à ce que l’auteur pouvait percevoir. Un consentement antérieur ne vaut pas consentement pour un acte ultérieur.
Une expertise peut consigner des observations cliniques et formuler des hypothèses techniques. Elle ne prouve seule ni la matérialité, ni la cause des symptômes, ni le mode d’imposition, ni la culpabilité.
Qualifier la portée procédurale de chaque décision
Il faut distinguer un principe formulé par la Cour, une cassation pour défaut de recherche, de réponse ou de motivation, un rejet validant une appréciation souveraine, une décision au stade des charges et un comparateur factuel. Un rejet ne transforme pas tous les motifs des juges du fond ni les moyens du pourvoi en règle générale de la Cour.
Contrôler la preuve numérique avant toute déduction de contrainte
La preuve numérique utile à la contrainte morale n’est pas la preuve de la contrainte ; elle sert à vérifier l’origine du mécanisme, le moment de son activation, la répétition, l’isolement, les dépendances exploitables et l’existence d’un effet causal sur la liberté d’action lors de l’acte. Chaque élément doit être rattaché à un fait daté et à une source formellement accessible.
Contrôle conventionnel : contexte, vulnérabilité et contrôle coercitif
La Cour européenne exige des autorités une appréciation effective de toutes les circonstances entourant les actes : âge et discernement, rapport de pouvoir, vulnérabilité professionnelle, dépendance, sidération, contrôle coercitif, état psychique et échanges numériques. Cette grille contrôle la protection offerte par l'enquête et le jugement ; elle ne doit pas être transformée en présomption de culpabilité ni appliquée comme une définition rétroactive des éléments constitutifs français.
Sources d’appui : CEDH, L. et autres c. France, 24 avril 2025 · CEDH, E.A. et AVFT c. France, 4 septembre 2025, n° 30556/22
Hiérarchie jurisprudentielle
Formation, publication, motivation et continuité : des critères cumulatifs.
Contrôles cumulatifs
Lire le texte primaire intégral ou signaler expressément qu'il n'est pas accessible.
Distinguer les moyens des parties, les motifs du fond, les motifs propres de la juridiction de contrôle et le dispositif.
Identifier le stade : charges, culpabilité, cassation pour insuffisance, appréciation souveraine, QPC ou question périphérique.
Fixer le régime temporel avant toute transposition et écarter les textes ou solutions devenus inapplicables.
Classer séparément autorité juridique et utilité factuelle ; publication, formation et récence ne suffisent jamais seules.
Rechercher la jurisprudence contraire, les confirmations et les décisions d'appel révélant l'application réelle.
État du dossierSélection officielle en cours de qualification juridique
Le statut complet concerne le corpus contrainte morale ; les autres axes du contentieux sexuel restent qualifiés selon leur propre état.
Le moyen du demandeur expose son argumentation. Les motifs propres portent le raisonnement de la juridiction ; le dispositif établit l’issue procédurale. Ces trois zones restent qualifiées séparément.
Cassation publiée — portée à qualifierCour de cassation, chambre criminelle · 15 juin 198382-91.677
Application de cour d’appelCour d'appel de Toulouse · 21 octobre 200807/00906
Catégorie documentaire : Orientation secondaire exclue du score
Publication : Inédite ou non signalée
Vérification : Recherche individuelle effectuee texte primaire non localise
Cette référence entre dans la hiérarchie après ouverture de son texte officiel.
Recherche élargie dans la jurisprudence officielle
64 décisions retenues pour lecture approfondie parmi 3 824 résultats.
Recherche menée dans 100 887 décisions officielles. Les 64 décisions retenues, dont 40depuis 2018, entrent dans l’analyse après lecture intégrale et qualification de leur portée.
Contrôles restant à achever
double revue juridique indépendante
tests étalons par dossier
qualification manuelle du sens, de la constance et des décisions contraires
contrôle de la version temporelle des textes cités
Corpus mis à jour le 24 août 2026 · décisions couvertes jusqu’au 16 juillet 2026. La recherche complète, les analyses officielles, les circulaires en amont et les décisions d’appel sont accessibles depuis BRANCO connecté.
Sources officielles
Ouvrez toujours la version applicable à la date des faits.
Selection. Union dédoublonnée de deux bases locales, puis contre-moisson indépendante sur Légifrance et Judilibre. Les 40 décisions de cassation de la concaténation initiale sont incluses ; 21 décisions vérifiées ont été ajoutées. Trois décisions d’appel disposent d’un texte autonome officiel ; une quatrième reste une référence secondaire explicitement non vérifiée.
Exhaustivite. Les 65 références retenues et accessibles sont documentées à la date de clôture. Environ 640 décisions inédites restent à ouvrir et à qualifier.
Texte integral. Le dossier thématique ne duplique pas le texte des décisions. Pour une décision de cassation, appeler lire_decision_penale avec son JURITEXT ; pour une décision d’appel autonome, ouvrir le lien officiel. La référence secondaire toulousaine ne doit pas être citée comme texte vérifié.
Limite index article. Le filtre par article du snapshot Cassation exploite les zones documentaires structurées, non le seul corps intégral. De nombreux inédits sans sommaire, analyse ou lien d’article peuvent donc être absents d’une recherche par article tout en restant accessibles par JURITEXT ou par recherche plein texte.
Desidentification. Aucun nom, fait, date propre, pièce, cote, extrait de conversation, stratégie, rapprochement avec la procédure d’origine ni qualification charge/décharge n’est publié.
Attribution. Les synthèses ne valent pas attendus littéraux. Il faut identifier, pour chaque proposition, si elle vient de la Cour de cassation, des juges du fond, d’un moyen, d’un texte ou d’une reconstruction analytique.
Hierarchisation. La couche hiérarchisée classe séparément la portée juridique et l'utilité factuelle. Publication et formation ne suffisent jamais. Sont cumulativement contrôlés : texte officiel, motifs propres, proposition générale, régime temporel, stade procédural et signal institutionnel ou confirmation.
Etat qualification substantielle. Le socle des 25 décisions principales, comprenant les 24 décisions publiées du catalogue, a été repris sur texte intégral officiel avec les dix contrôles du portillon v3. Les 40 comparateurs secondaires conservent leur ancienne qualification comme piste, sans statut v3. La référence CA Toulouse, 21 octobre 2008, RG 07/00906, reste exclue du score faute de texte primaire localisé.
Fusion. Le dossier contrainte_morale_sexuelle est absorbé dans l'alvéole infractions_sexuelles. Son ancien identifiant reste accepté comme alias de compatibilité, mais n'est plus publié comme dossier séparé.
Portee statistique. Les flux parquet, condamnations et peines de la fiche 14.3 sont exposés comme des blocs statistiques distincts. Un ratio n'est calculé qu'entre un ensemble et son sous-ensemble explicitement publié pour la même population, la même période et la même unité.