1° douanes : Cass. crim., 10 mai 1990, n° 89-82.333
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 10 mai 1990, 89-82.333, Publié au bulletin
Mots-clés
- 1° douanes
- Peines
- Paiement des sommes fraudées ou indûment obtenues
- Condamnation
- Condition
- 2° douanes
- Solidarité
- Infractions au Code des douanes commises par des dirigeants de société
- Société
- Responsabilité solidaire
- Code des douanes, article 377
- Code des douanes, article 407
- Rejet
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 89-82.333
- Publication
- Bulletin criminel 1990 N° 181 p. 459
- Solution
- Rejet
Référence
Cass. crim., 10 mai 1990, n° 89-82.333, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
1° douanes ; Peines ; Paiement des sommes fraudées ou indûment obtenues ; Condamnation ; Condition ; 2° douanes ; Solidarité ; Infractions au Code des douanes commises par des dirigeants de société ; Société ; Responsabilité solidaire
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
1° Le paiement des sommes fraudées que les tribunaux ordonnent, aux termes de l'article 377 bis du Code des douanes, en sus des pénalités fiscales et dont l'article 369.4 du même Code leur interdit de dispenser le redevable, ne peut être mis à la charge que des personnes déclarées coupables de la fraude douanière ou intéressées à celle-ci
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Rejet
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
- Code des douanes, article 377
- Code des douanes, article 407
- Code de procédure pénale, article 593
- Code des douanes, article 369
- Code des douanes, article 412
- Code des douanes, article 417
- Code des douanes, article 435
- Code des douanes, article 4
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 10 mai 1990.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin criminel 1990 N° 181 p. 459
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 89-82.333
Quels arrêts la Cour de cassation rapproche-t-elle de cet arrêt de sa chambre criminelle ?
CONFER : (2°). (1) Cf. A rapprocher : Chambre criminelle, 1982-06-14 , Bulletin criminel 1982, n° 157, p. 437 (rejet et cassation partielle) ; Chambre criminelle, 1988-05-16 , Bulletin criminel 1988, n° 211, p. 551 (cassation partielle sans renvoi)<br/>
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007065457.
Titrage officiel
1° DOUANES - Peines - Paiement des sommes fraudées ou indûment obtenues - Condamnation - Condition
2° DOUANES - Solidarité - Infractions au Code des douanes commises par des dirigeants de société - Société - Responsabilité solidaire - Condition
Références de titrage : 2° SOLIDARITE - Domaine d'application - Infractions douanières - Infractions commises par un dirigeant de société - Solidarité prévue par l'article 407 du Code des douanes
Sommaire officiel
1° Le paiement des sommes fraudées que les tribunaux ordonnent, aux termes de l'article 377 bis du Code des douanes, en sus des pénalités fiscales et dont l'article 369.4 du même Code leur interdit de dispenser le redevable, ne peut être mis à la charge que des personnes déclarées coupables de la fraude douanière ou intéressées à celle-ci
2° Si l'article 407 du Code des douanes permet la responsabilité solidaire d'une société avec son représentant légal, pour le paiement des pénalités pécuniaires, c'est à la condition que ladite société ait été elle-même attraite à cette fin dans la poursuite exercée contre son dirigeant (1).
Textes cités
- Code des douanes, article 377
- Code des douanes, article 407
- Code de procédure pénale, article 593 · sur ce site
- Code des douanes, article 369
- Code des douanes, article 412
- Code des douanes, article 417
- Code des douanes, article 435
- Code des douanes, article 4
Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.
Les liens ouvrent la version de l’article en vigueur aujourd’hui ; à la date de la décision, le texte a pu être différent.
Rapprochements officiels
CONFER : (2°). (1) Cf. A rapprocher : Chambre criminelle, 1982-06-14 , Bulletin criminel 1982, n° 157, p. 437 (rejet et cassation partielle) ; Chambre criminelle, 1988-05-16 , Bulletin criminel 1988, n° 211, p. 551 (cassation partielle sans renvoi)<br/>
Texte intégral
Deux lettres au moins ; Entrée passe à l’occurrence suivante.
Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.
1REJET des pourvois formés par :
2- Y... Michel,
3- l'administration des Douanes, partie poursuivante,
4contre l'arrêt de la cour d'appel de Pau, chambre correctionnelle, en date du 15 mars 1989, qui a condamné Michel Y... pour importation en contrebande de marchandises à payer à l'administration des Douanes une somme égale au tiers de la marchandise et a relaxé Daniel X... des fins de la même poursuite.
5LA COUR,
6Joignant les pourvois en raison de la connexité ;
7Vu les mémoires produits en demande et en défense ;
8I. - Sur le pourvoi formé par l'administration des Douanes :
9Sur le premier moyen de cassation, pris de la violation des articles 369, 377 bis, 407, 412, 417, 435 du Code des douanes, 593 du Code de procédure pénale, défaut de motifs et manque de base légale :
10" en ce que l'arrêt attaqué a omis de statuer sur la demande formée par la demanderesse tendant à la condamnation solidaire de l'importateur et du commissionnaire en douane au paiement de la TVA éludée ;
11" alors que, ainsi que l'arrêt attaqué le rappelle lui-même (p. 5), la demanderesse avait demandé que " les deux intéressés (X... et Y...) soient condamnés au paiement de la TVA éludée, soit 1 560 165 francs ", et ce, par application de l'article 369.4 du Code des douanes qui précise que les tribunaux ne peuvent dispenser le redevable du paiement des sommes fraudées ; qu'en s'abstenant de statuer sur cette demande, la cour d'appel a violé l'article 593 du Code de procédure pénale " ;
12Et sur le second moyen de cassation, pris de la violation des articles 369, 377 bis, 407, 412, 417, 435 du Code des douanes, 593 du Code de procédure pénale, défaut de motifs et manque de base légale :
13" en ce que l'arrêt attaqué a débouté l'administration des Douanes de sa demande tendant à la condamnation solidaire de X... et de Y... au paiement de la TVA éludée ;
14" aux motifs supposés adoptés que la société Transline a néanmoins adressé à cette entreprise une facture datée du 9 juin 1986 sur la base de 1 564 369 francs se décomposant en 1 157 646 francs au titre de la TVA et le surplus au titre de ses honoraires ; qu'il n'est pas contesté que la société PCC a réglé ces sommes ; qu'il est constant que la société PCC a intégralement rempli ses obligations et qu'elle n'est en aucune façon responsable des délits commis par son mandataire agréé par l'administration des Douanes ;
15" alors que les tribunaux ne peuvent dispenser le redevable du paiement des sommes fraudées ; que, par ailleurs, les propriétaires de marchandises de fraude, ceux qui se sont chargés de l'importation sont solidaires du paiement de ces sommes ; qu'en estimant dès lors que seul le commissionnaire en douane pouvait être condamné au paiement de la TVA au motif inopérant que l'importateur l'aurait payée au commissionnaire, la cour d'appel a violé les articles 369.4 et 407 du Code des douanes " ;
16Les moyens étant réunis ;
17Attendu qu'en l'état des motifs de l'arrêt attaqué, non critiqués aux moyens, qui excluent toute participation du prévenu à la fraude douanière objet des poursuites, il est vainement fait grief à la cour d'appel d'avoir méconnu les dispositions des articles 369.4 et 377 bis du Code des douanes, en s'abstenant d'ordonner à la charge de X..., solidairement avec Y..., seul déclaré coupable, le paiement de la TVA éludée ;
18Qu'en effet les textes susvisés ne sont applicables qu'au prévenu déclaré coupable de la fraude ou intéressé à celle-ci ; qu'au demeurant la taxe à l'importation, aux termes de l'article 293 A du Code général des impôts, est due par le déclarant en douanes ;
19D'où il suit que les moyens ne sauraient être accueillis ;
20II. - Sur le pourvoi de Michel Y... :
21Sur le moyen unique de cassation, pris de la violation des articles 407, 412 et 435 du Code des douanes :
22" en ce que l'arrêt attaqué a condamné Michel Y... à titre personnel à payer à l'administration des Douanes une somme égale au tiers de la valeur de la marchandise non saisie soit 2 795 996 francs ;
23" alors qu'aux termes de l'article 407 du Code des douanes, les propriétaires de marchandises de fraude et ceux qui sont chargés d'importer sont solidaires et contraignables par corps pour le paiement des sommes tenant lieu de confiscation ; qu'en l'espèce il résulte des constatations de l'arrêt que la société Transline, commissionnaire en douane agréé, dont Michel Y... était le président-directeur général, avait été chargée d'importer la marchandise appartenant à SA Précision Castpart Corporation France et que dès lors si Michel Y... pouvait être condamné ès qualités à payer à l'administration des Douanes tout ou partie de la valeur de la marchandise non saisie, il ne pouvait en aucun cas être condamné à titre personnel à payer la même pénalité fiscale à l'administration des Douanes " ;
24Attendu que Y... a été déclaré coupable d'importation en contrebande de marchandises et condamné de ce chef par l'arrêt attaqué, en vertu des articles 369.1. d et 435 du Code des douanes à payer une somme égale au tiers de la valeur de la marchandise de fraude ; qu'il ne saurait se faire grief de ce que la cour d'appel n'a pas déclaré la société qu'il dirigeait solidairement responsable de ce paiement ;
25Qu'en effet, s'il est exact que, par application de l'article 407 du Code des douanes, une société commerciale peut être déclarée solidairement responsable avec son représentant légal pour le paiement des pénalités pécuniaires, c'est à la condition que celle-ci ait été elle-même attraite dans la procédure de poursuite suivie contre son dirigeant ; que tel n'est pas le cas en l'espèce ;
26Que dès lors le moyen n'est pas recevable ;
27Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ;
28REJETTE les pourvois.
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
Poser une question sur cette décision à BRANCO · Vérifier une citation · Toute la jurisprudence pénale