Travail : Cass. crim., 28 juillet 1938
Cour de cassation, Chambre criminelle, du 28 juillet 1938, Publié au bulletin
Mots-clés
- Travail
- Durée du travail
- Tribunal correctionnel seul compétent
- Cassation
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Publication
- Bulletin 1938 n° 190
- Solution
- Cassation
Référence
Cass. crim., 28 juill. 1938, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Travail ; Durée du travail ; Tribunal correctionnel seul compétent
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Les infractions à l'article 6 du livre II du Code du travail, punies par l'article 165 du même Code d'une amende de 5 à 100 francs, échappent à la juridiction du tribunal de simple police, le maximum de l'amende encourue excédant le taux des peines que ce tribunal est autorisé à prononcer.
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Cassation
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 28 juillet 1938.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin 1938 n° 190
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007053630.
Titrage officiel
TRAVAIL - Durée du travail - Tribunal correctionnel seul compétent
Sommaire officiel
Les infractions à l'article 6 du livre II du Code du travail, punies par l'article 165 du même Code d'une amende de 5 à 100 francs, échappent à la juridiction du tribunal de simple police, le maximum de l'amende encourue excédant le taux des peines que ce tribunal est autorisé à prononcer.
Texte intégral
Deux lettres au moins ; Entrée passe à l’occurrence suivante.
Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.
1CASSATION, sur le pourvoi formé par le Ministère public près le tribunal de simple police d'Oran, d'un jugement de ce tribunal en date du 3 janvier 1938, qui a condamné Guiet (Louis) à 5 francs d'amende pour infractions à l'article 6 du livre II du Code du Travail. Loi du 21 juin 1936.
2LA COUR,
3Sur le rapport de Monsieur le conseiller Capillery et les conclusions de Monsieur l'avocat général Carrive ;
4Sur le moyen unique, pris de la violation des articles 1er du Code pénal, 137 et 138 du Code d'instruction criminelle, 165 du livre II du Code du Travail, 7 de la loi du 20 avril 1810, défaut de motifs et manque de base légale, en ce que le juge de simple police s'est déclaré compétent, alors que les infractions relevées contre le prévenu échappaient à sa juridiction ;
5Vu lesdits articles ;
6Attendu qu'aux termes de l'article 1er du Code pénal, l'infraction que les lois punissent de peines correctionnelles est un délit, et que les articles 137 et 138 du Code d'instruction criminelle ne défèrent aux tribunaux de simple police que les faits donnant lieu soit à une amende de 15 francs ou au-dessous, soit à un emprisonnement de cinq jours ou au-dessous ;
7Attendu que Guiet était poursuivi pour avoir contrevenu à l'article 6 du livre II du Code du Travail, en faisant travailler, le samedi 11 septembre 1937, plusieurs de ses employés ;
8Attendu que l'article 165 du livre II du Code du Travail stipule que "tout chef d'entreprise qui contrevient aux dispositions des articles 6 à 8 sera puni d'une amende de 5 à 100 francs" ; que, dès lors, le maximum de l'amende encourue excédant le taux des peines que le juge de simple police est autorisé à prononcer, les infractions dont il était saisi échappaient à sa juridiction ;
9D'où il suit qu'en statuant comme il l'a fait, le juge de simple police a violé les textes visés au moyen ;
10CASSE.
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
Poser une question sur cette décision à BRANCO · Vérifier une citation · Toute la jurisprudence pénale