Peines prononcées · Fiche 14.4
Infractions financières : peines prononcées en 2024
En 2024, 6 888 personnes ont été condamnées en France dans la catégorie « Infractions financières » de la fiche 14.4 « Infractions économiques et financières » ; 2 771 d’entre elles ont eu pour peine principale un emprisonnement en tout ou partie ferme, d’un quantum ferme moyen de 18,95 mois (Références statistiques Justice 2025, fiche 14.4, tableau 6).
Le tableau « 4. Condamnations selon le type d'infraction en 2024 » de la même fiche compte 6 916 condamnations prononcées en 2024 dont l’infraction principale relève de la ligne « Infraction financière ».
La figure « 5. Proportion de récidivistes légaux et de réitérants en 2024 selon le type d'infraction principale » de la même fiche porte, pour « Infractions financières », les étiquettes 7,9 % de récidivistes légaux et 20,1 % de réitérants.
Quelles peines principales ont été prononcées en 2024, et pour quelle durée ?
Infractions financières
Valeurs et cellules sources dans le tableau qui suit ; au clavier, les flèches parcourent les valeurs.
| Ligne du tableau | Infractions financières | Unité | Cellule |
|---|---|---|---|
| Total | 6 888 | personne | C6 |
| Emprisonnement en tout ou partie ferme | |||
| Effectif | 2 771 | personne | C8 |
| Quantum moyen | 23 | mois | C9 |
| Quantum ferme moyen | 18,95 | mois | C10 |
| Emprisonnement avec sursis total | |||
| Effectif | 2 247 | personne | C12 |
| Quantum moyen | 9,68 | mois | C13 |
| Amende en tout ou partie ferme | |||
| Effectif | 1 469 | personne | C15 |
| Montant médian ferme | 500 | euros | C16 |
| Autres peines principales (hors dispenses de peine(1)) | |||
| Effectif | 401 | personne | C18 |
Peines principales pour des infractions principales du contentieux
Champ : France.
Source : ministère de la Justice, SG, SSER, fichier statistique du Casier judiciaire national.
unité : personne, mois et euros
(1) les dispenses de peine sont au nombre de 49
Combien de condamnations selon le type d’infraction ?
| Condamnation | Infraction financière | Unité | Cellule |
|---|---|---|---|
| Infraction principale · 2024 | 6 916 | condamnation | F9 |
| Au moins une infraction(1) · 2024 | 9 439 | condamnation | G9 |
unité : condamnation et infraction
(1)une condamnation sanctionnant les deux types d’infractions sera comptabilisée dans chacun des types, mais ne sera comptée qu’une fois dans la ligne « Total »
Ce tableau compte des condamnations et non des personnes : ses chiffres ne se rapprochent pas de ceux du tableau 6.
Quelle proportion de condamnés était en récidive légale ou en réitération ?
Infractions financières
Valeurs et cellules sources dans le tableau qui suit ; au clavier, les flèches parcourent les valeurs.
| Ligne du tableau | Infractions financières | Unité |
|---|---|---|
| Récidivistes légaux | 7,9 | % |
| Réitérants | 20,1 | % |
Ces valeurs sont les étiquettes imprimées par le producteur sur la figure : la feuille du fichier officiel ne contient aucune cellule de données. Elles sont relevées à la lecture, ni mesurées sur les barres ni estimées. Ce sont des proportions de condamnés, jamais des peines.
Étiquettes relevées le
Que désignent les termes de ces tableaux ?
La feuille « Définitions » de la fiche 14.4 ne définit pas les infractions financières ni les infractions économiques.
- Personne condamnée
- Personne qui a été poursuivie devant une juridiction pénale de jugement, qui a été reconnue coupable d’une ou plusieurs infractions, et qui s’est vue appliquer, sauf dispense, une ou plusieurs peines, sanctions ou mesures pénales.
- Peine principale (définition statistique)
- La peine principale est la peine la plus grave, hors dispense de peines, prononcée pour une infraction de la catégorie la plus grave, crime, délit ou contravention. En cas d’égalité, c’est la première peine citée sur la fiche du casier judiciaire qui constituera la peine principale. Toute peine autre que la peine principale est dite peine complémentaire. La notion de peine principale n’existe pas juridiquement. Elle est définie uniquement à des fins statistiques.
- Emprisonnement
- Peine privative de liberté encourue en matière de délit. L’échelle des peines d’emprisonnement encourues varie de deux mois à dix ans au plus. Le tribunal qui prononce une condamnation à l’emprisonnement peut ordonner qu’il soit sursis à l’exécution de cette peine. Le sursis peut être simple, ou assorti du placement du condamné sous un régime de la mise à l’épreuve, remplacé depuis le 24 mars 2020 par le régime de la probation. Le sursis simple implique la suspension totale ou partielle de l’exécution de la peine. Il est révocable en cas de nouvelle condamnation dans un délai de cinq ans à une peine criminelle ou correctionnelle sans sursis. La condamnation est considérée comme non avenue si la révocation n’a pas lieu dans un délai de cinq ans. En cas de sursis probatoire, le condamné est soumis, en plus du sursis, à des mesures de surveillance, d’assistance et à des obligations particulières sous le contrôle du juge d’application des peines.
- Amende
- Peine qui consiste dans l’obligation imposée au condamné de payer une somme d’argent à l’état. Elle est applicable en atière criminelle (cas assez rare), correctionnelle et contraventionnelle (comme peine principale exclusive). L’amende peut être assortie du sursis sauf pour les contraventions des quatre premières classes.
- Dispense de peine
- Mesure par laquelle le tribunal correctionnel ou de police qui a retenu la culpabilité du mis en cause décide de ne pas prononcer de sanction lorsqu’il apparaît que son reclassement est acquis, que le dommage causé est réparé et que le trouble résultant de l’infraction a cessé. Si les conditions prévues sont seulement en voie de réalisation, il peut y avoir ajournement du prononcé de la peine et renvoi à une audience ultérieure, de façon à permettre l’application, le cas échéant, de la dispense de peine.
- Récidive légale
- Situation d’un délinquant condamné pour une première infraction (premier terme de la récidive) et qui en commet une ou plusieurs autres (second terme de la récidive). En matière correctionnelle, le premier terme de la récidive doit être un délit, et le deuxième terme le même délit, ou un délit assimilé par la loi, commis dans le délai de cinq ans. En matière criminelle, le premier terme de la récidive doit être un crime ou un délit puni de dix ans d’emprisonnement, et le deuxième terme doit être un crime. La récidive fait encourir le double des peines prévues (ou la perpétuité pour un crime puni de vingt ou trente ans de réclusion). Elle est inscrite au casier judiciaire.
- Réitération
- Il y a réitération d’infractions pénales lorsqu’une personne a déjà été condamnée définitivement pour un crime ou un délit et commet une nouvelle infraction qui ne répond pas aux conditions de la récidive légale.
Définitions reprises des feuilles « Définitions » de la fiche 11.6 « Peines prononcées » et de la fiche de la catégorie, Références statistiques Justice 2025.
Comment lire ces chiffres ?
- Ces chiffres décrivent les personnes condamnées et les condamnations prononcées en France en 2024 dans une catégorie statistique du ministère de la Justice. Ils ne mesurent ni la probabilité d’être poursuivi, ni la probabilité d’être condamné, ni la peine d’une personne déterminée.
- Les valeurs reproduites sont celles des tableaux et figures du ministère : aucune part, aucun pourcentage et aucune moyenne n’est recalculé sur cette page.
- Une catégorie du ministère réunit plusieurs infractions et des situations de gravité différente.
- « Quantum » : durée de la peine prononcée ; le tableau l’exprime en mois.
Quels parcours pénaux relèvent de cette catégorie ?
La fiche 14.4 ne publie pas la liste des infractions de cette catégorie : aucun parcours pénal n’y est rattaché.
- Dossier pénal : Économique et financier
D’où viennent ces chiffres ?
- Producteur
- Ministère de la Justice — SG — SSER
- Publication
- Références statistiques Justice 2025
- Fiche
- 14.4 · Infractions économiques et financières
- Date du document
- Date de publication
- Fichier lu le
- Licence
- Licence Ouverte / Etalab lorsque précisée par le producteur
- Page officielle
- https://www.justice.gouv.fr/documentation/etudes-et-statistiques/references-statistiques-justice-2025
- Fichier ODS
Stat_RSJ_pénal 14_4 2024.ods(97 333 octets)
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