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Statistiques pénales · Tableau 21

Tableau 21 : Effectifs des personnes écrouées et des personnes écrouées détenues : structure par catégorie pénale au 1er janvier de chaque année

Publication
Séries statistiques des personnes placées sous main de justice 1980-2026
Producteur
Ministère de la Justice — DGAP / SSER
Date de publication
Période de la publication
1980-2026
Années des tableaux
1980 à 2026
Unité
non précisée dans le tableau
Champ
France entière

Champ : France entière

Source : Ministère de la Justice / DGAP / EX3 / Statistique des établissements et des personnes écrouées en France

Au 1er janvierPersonnes prévenues (1)Personnes condamnées-prévenuesPersonnes condamnéesdont personnes condamnées détenuesContraintes judiciaires (2)Ensemble des personnes écrouéesEnsemble des personnes détenuesPart de personnes prévenues parmi les écrouésPart de personnes prévenues parmi les détenus
198016 307--20 196--41036 913--44,2 %--
198117 831--22 100--43440 365--44,2 %--
198215 751--15 622--17831 551--49,9 %--
198318 177--17 400--29935 876--50,7 %--
198420 640--18 905--46540 010--51,6 %--
198522 729--21 452--31744 498--51,1 %--
198621 763--21 877--38944 029--49,4 %--
198721 967--26 961--18449 112--44,7 %--
198820 839--29 890--14550 874--41,0 %--
198920 224--26 155--13646 515--43,5 %--
199020 580--24 631--20945 420--45,3 %--
199119 864--29 080--13949 083--40,5 %--
199220 410--29 474--23150 115--40,7 %--
199321 143--28 801--39850 342--42,0 %--
199420 959--31 312--28052 551--39,9 %--
199523 076--30 559--30053 935--42,8 %--
199621 917--32 892--25355 062--39,8 %--
199722 521--31 506--24254 269--41,5 %--
199821 591--31 984--27053 845--40,1 %--
199920 452--32 261--24852 961--38,6 %--
200018 100--33 126--21551 441--35,2 %--
200116 107--31 631--9947 837--33,7 %--
200216 124--32 444--2648 594--33,2 %--
200320 852--34 529--2655 407--37,6 %--
200421 749--37 479--1859 246--36,7 %--
200520 134--39 04138 0972259 19758 23134,0 %34,6 %
200619 732--39 78438 612659 52258 34433,2 %33,8 %
200718 483--41 91639 919460 40358 40230,6 %31,6 %
200816 797--47 20144 279564 00361 07626,2 %27,5 %
200915 933--50 24346 319266 17862 25224,1 %25,6 %
201015 395--50 68945 583566 08960 97823,3 %25,2 %
201115 702--51 27244 842166 97560 54423,4 %25,9 %
201216 279--57 49748 508473 78064 78722,1 %25,1 %
201316 454--60 34050 118476 79866 57221,4 %24,5 %
201416 622--61 26150 453--77 88367 07521,3 %24,8 %
201516 549--60 74249 721--77 29166 27021,4 %25,0 %
201618 158--58 44348 520--76 60166 67823,7 %27,2 %
201719 498--59 29848 934--78 79668 43224,7 %28,5 %
201819 815--59 97049 159--79 78568 97424,8 %28,7 %
201920 343--60 90749 716--81 25070 05925,0 %29,0 %
202018 3272 72461 87249 688--82 92370 73922,1 %25,9 %
202117 8562 42354 74242 394--75 02162 67323,8 %28,5 %
202218 6602 63761 97048 151--83 26769 44822,4 %26,9 %
202318 9612 93464 83950 278--86 73472 17321,9 %26,3 %
202419 9363 14368 56852 818--91 64775 89721,8 %26,3 %
202520 7793 46672 67856 424--96 92380 66921,4 %25,8 %
202622 3723 95577 66259 813--103 98986 14021,5 %26,0 %

(1) A partir du 1er janvier 2020, les personnes condamnées-prévenues sont comptabilisées dans une catégorie pénale à part, ce qui a pour conséquence de faire diminuer le taux de prévenus. Cette baisse est uniquement due à la distinction des condamnés-prévenus, auparavant comptés parmi les prévenus, et non à une baisse des personnes prévenues, au contraire en hausse.

(2) Anciennement appelées contraintes par corps jusqu'à la loi n°2004-204 du 9 mars 2004 portant adaptation de la justice aux évolutions de la criminalité, mise en application le 1er janvier 2005. A partir de 2014, les personnes sous contraintes judiciaires ne sont plus considérées comme une catégorie à part et sont intégrées parmi les condamnés (leur effectif restant faible).

Présentation

Cette publication a pour objectif la sérialisation des statistiques des personnes placées sous main de justice depuis 1980 ou depuis leur date la plus ancienne de production.

Il s'agit d'un document qui propose des données d'évolution sur une longue période du fait de l'ancienneté des statistiques manuelles provenant des établissements pénitentiaires et des services pénitentiaires d'insertion et de probation.

Ces données concernent le recensement des effectifs à une date donnée (données dites en stock) et les mouvements d'entrées et de sorties au cours d'une période (données dites de flux). Elles sont complétées par des éléments issus des statistiques européennes à titre comparatif.

Des encadrés proposent quelques explications sur les méthodologies appliquées pour estimer certaines données (infraction principale, durée de détention).

Ruptures statistiques

La création de ces statistiques a été marquée par d'importantes modifications tout au long de la période étudiée. Les statistiques manuelles ont été progressivement complétées par de nouveaux champs de données. Certains modes de calcul ont par ailleurs été modifiés, occasionnant quelques ruptures statistiques :

- Pour les statistiques de milieu fermé : une migration progressive de l'applicatif de gestion de la détention GIDE à GENESIS est à l'origine d'une rupture marquée par un double trait entre 2015 et 2016 dans les tableaux ayant été impactés. De plus, depuis 2021, la totalité des indicateurs sont produits dans les remontées du logiciel de gestion GENESIS. Les données ont été rétropolées (recalculées) a posteriori sur 2020. Il existe donc un changement de source de données pour une partie des indicateurs à partir de l'année 2020. Ce changement d'alimentation n'a pas entraîné de rupture statistique, à l'exception des tableaux concernant la catégorie pénale des écroués et leur durée de peine.

Depuis le 1er janvier 2022, le Service statistique ministériel de la Justice (SSER) produit les statistiques trimestrielles de milieu fermé à partir d'extractions de l'applicatif GENESIS. Ces données issues de la statistique publique relatives aux mesures sous écrou sont complétées par la DGAP avec des données internes (quartier d'affectation des détenus, capacités opérationnelles, type d'aménagement de peine ou de libération sous contrainte). Afin d'assurer une cohérence de long terme, la présente publication maintient les catégories utilisées depuis 1980 (catégorie pénale, infraction principale, flux).

- Pour les statistiques de milieu ouvert : avant 2008, les données étaient fournies grâce à la compilation de remontées manuelles effectuées par chaque service : les Comités de probation et d'assistance aux libérés (CPAL) puis les Services pénitentiaires d'insertion et de probation (SPIP). Une nouvelle application de gestion (APPI) a été progressivement mise en place, permettant dès 2008 de produire des statistiques directement à partir d'extractions de l'application, puis, dès 2013, à partir de l'infocentre APPI. Afin de traduire au mieux les données administratives, un ensemble de règles de gestion a été adopté à partir de janvier 2016, engendrant une rupture statistique marquée par un double trait entre 2015 et 2016 dans les tableaux impactés. A noter également que les données du milieu ouvert au 1er janvier de l'année sont semi-définitives, les SPIP ayant un délai de 3 mois avant de compléter APPI. Ainsi, chaque édition du présent document actualise les chiffres au 1er janvier de l'année précédente.

Les statistiques de milieu ouvert ont par ailleurs été reprises par le Service statistique ministériel de la Justice (SSER) à partir de mars 2019. Le SSER a produit des données de milieu ouvert à partir de la fin du premier trimestre 2016. Si une partie des règles de gestion a été conservée, des modifications dans les modes de calculs ont été introduites. Les données au 1er janvier 2016 constituent donc des chiffres transitoires entre l'adoption de nouvelles règles de gestion et la reprise des statistiques de milieu ouvert par le SSER. Pour signaler la particularité de ces chiffres, comparables ni à la période précédente ni à la période suivante, nous les avons signalés en italique et parenthèses (voir partie 3). De plus, à partir de 2017, les chiffres sont calculés au 31 décembre à 23h59 de l'année précédente.

Définitions

Milieu fermé - Milieu ouvert

Les personnes placées sous main de justice relèvent soit du milieu ouvert, soit du milieu fermé. En statistique, une personne relève du milieu fermé lorsqu'elle fait l'objet d'une mesure avec écrou. A l'inverse, une personne qui est prise en charge par un service de suivi (CPAL puis SPIP) uniquement pour une ou plusieurs mesures sans écrou est alors considérée comme relevant du milieu ouvert.

Milieu fermé :

L'écrou est l'acte par lequel est établie la prise en charge par l'administration pénitentiaire des personnes placées en détention provisoire ou condamnées à une peine privative de liberté.

Détenus / non détenus :

Sont désignées dans le présent ouvrage par le mot détenus les personnes écrouées faisant l'objet d'une mesure privative de liberté à l'intérieur d'un établissement pénitentiaire. Par extension, les écroués non détenus désignent les personnes écrouées faisant l'objet d'une mesure privative de liberté à l'extérieur d'un établissement pénitentiaire. Il existe à ce jour deux mesures privatives de liberté sous écrou à l'extérieur d'un établissement pénitentiaire : la détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE), et le placement à l'extérieur non hébergé, obtenus dans le cadre d’un aménagement de peine. Dans le cas d'une mesure de semi-liberté et d'un placement à l'extérieur hébergé, deux autres aménagements de peine, la personne écrouée est détenue. Nous distinguons dans cette publication les mesures d’aménagement de peine simple (AP), des aménagements de peine obtenus dans le cadre d’une libération sous contrainte (LSC) (procédure simplifiée d’aménagement).

Catégorie pénale : condamné / prévenu / condamné-prévenu :

Parmi les personnes écrouées, sont indistinctement désignées par le mot prévenus les personnes écrouées sous le coup de poursuites pénales qui n'ont pas fait l'objet d'une condamnation définitive, c'est-à-dire aussi bien les personnes mises en examen, que les personnes ayant formé opposition, appel ou pourvoi ou encore les personnes en délai d'appel suite à leur condamnation. Les condamnés-prévenus sont les personnes écrouées qui sont à la fois condamnées dans une affaire et prévenues dans une autre. Depuis le 1er janvier 2021, cette catégorie a été introduite comme modalité de la catégorie pénale. Dans les publications précédentes, ces personnes pouvaient être confondues avec les prévenus simples (effet des enquêtes auprès des établissements). Ceci explique les éventuels changements dans les effectifs présentés par catégorie pénale par rapport aux publications précédentes.

Milieu ouvert :

Une personne placée sous main de justice en milieu ouvert est suivie pour des mesures sans écrou telles que les alternatives aux poursuites, les mesures présentencielles, les ajournements ainsi que les mesures post-sentencielles et les mesures de sûreté. Parallèlement aux aménagements de peine observés en milieu fermé, une personne condamnée écrouée peut bénéficier d'une libération conditionnelle (LC), qui entraîne une levée d’écrou : elle sera ainsi suivie en milieu ouvert.

Source

Producteur
Ministère de la Justice — DGAP / SSER
Publication
Séries statistiques des personnes placées sous main de justice 1980-2026
Date de publication
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Tableau reproduit tel que publié par le producteur, sans résumé ni commentaire.

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