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Statistiques pénales · Tableau 48

Tableau 48 : Evolution des indicateurs de durée moyenne sous écrou et de détention provisoire

Publication
Séries statistiques des personnes placées sous main de justice 1980-2026
Producteur
Ministère de la Justice — DGAP / SSER
Date de publication
Période de la publication
1980-2026
Années des tableaux
1990 à 2025
Unité
non précisée dans le tableau
Champ
France entière

Champ : France entière

Source : Ministère de la Justice / DGAP / EX3 / Infocentre pénitentiaire, alimenté par les données GIDE et GENESIS [Traitement EX3]

AnnéeDurée moyenne sous écrouDurée moyenne en détentionDurée moyenne de détention provisoire
AnnéePlacements sous écrouPopulation moyenne (1) des écrouésIndicateur de durée moyenne (2) sous écrou en moisPlacements en détentionPopulation moyenne des détenusIndicateur de durée moyenne de détention en moisPlacements en préventionPopulation moyenne des prévenusIndicateur de durée moyenne de détention provisoire en mois
199081 16147 2527,0------63 10720 2223,8
199191 10349 5996,5------67 90520 1373,6
199291 72050 2296,6------72 15420 7773,5
199383 30251 4477,4------64 38721 0513,9
199488 75453 2437,2------68 19022 0183,9
199585 59454 4997,6------65 01122 4974,2
199683 21454 6667,9------63 53322 2194,2
199779 33454 0578,2------59 46222 0564,5
199876 45553 4038,4------55 32621 0224,6
199977 21452 2018,1------54 59019 2764,2
200068 76549 6398,7------50 96318 1724,3
200167 30848 2168,6------46 47116 1164,2
200281 53352 0017,7------58 41018 4883,8
200381 90557 3278,4------59 34821 3014,3
200484 71059 2228,4------58 59120 9424,3
200585 54059 3608,3------60 95619 9333,9
200686 59459 9638,381 41658 3738,656 76619 1084,0
200790 27062 2038,383 01559 7398,654 93617 8043,9
200889 05465 0918,879 68061 6649,352 11516 3653,8
200984 35466 1349,472 75361 61510,248 06115 9564,0
201082 72566 5329,769 20660 76110,547 40515 5483,9
201188 05870 3789,672 13562 66610,447 31515 9904,1
201290 98275 2899,972 76165 68010,846 67616 3674,2
201389 29077 34110,469 81966 82411,546 99816 5384,2
201490 66577 58710,371 61466 67311,246 70716 5864,3
201593 17176 9469,973 12066 47410,950 39817 3544,1
201696 41977 6989,775 27167 55510,855 51618 8284,1
201795 95979 2909,974 70968 70311,055 13619 6564,3
201898 80180 5189,876 24969 51610,956 68420 0794,3
2019101 82482 0869,778 74270 39910,759 16519 3353,9
202088 16778 97210,768 06066 70611,854 86218 0924,0
2021103 34379 1449,276 66366 06010,361 33718 2583,6
2022104 41385 0009,876 55570 81011,162 81218 8103,6
2023105 93489 19010,178 14374 03511,465 41419 4483,6
2024105 10894 28510,877 04078 28312,264 95020 3583,8
2025108 843100 45611,179 07983 40412,767 31121 5763,8

(1) : Population moyenne sur l'année n = (population au 1er janvier de l'année n + population au 1er janvier de l'année n+1)/2

(2) : Indicateur de durée moyenne sur l'année n = (population moyenne sur l'année n / nombre de placements sur l'année) X 12

Présentation

Cette publication a pour objectif la sérialisation des statistiques des personnes placées sous main de justice depuis 1980 ou depuis leur date la plus ancienne de production.

Il s'agit d'un document qui propose des données d'évolution sur une longue période du fait de l'ancienneté des statistiques manuelles provenant des établissements pénitentiaires et des services pénitentiaires d'insertion et de probation.

Ces données concernent le recensement des effectifs à une date donnée (données dites en stock) et les mouvements d'entrées et de sorties au cours d'une période (données dites de flux). Elles sont complétées par des éléments issus des statistiques européennes à titre comparatif.

Des encadrés proposent quelques explications sur les méthodologies appliquées pour estimer certaines données (infraction principale, durée de détention).

Ruptures statistiques

La création de ces statistiques a été marquée par d'importantes modifications tout au long de la période étudiée. Les statistiques manuelles ont été progressivement complétées par de nouveaux champs de données. Certains modes de calcul ont par ailleurs été modifiés, occasionnant quelques ruptures statistiques :

- Pour les statistiques de milieu fermé : une migration progressive de l'applicatif de gestion de la détention GIDE à GENESIS est à l'origine d'une rupture marquée par un double trait entre 2015 et 2016 dans les tableaux ayant été impactés. De plus, depuis 2021, la totalité des indicateurs sont produits dans les remontées du logiciel de gestion GENESIS. Les données ont été rétropolées (recalculées) a posteriori sur 2020. Il existe donc un changement de source de données pour une partie des indicateurs à partir de l'année 2020. Ce changement d'alimentation n'a pas entraîné de rupture statistique, à l'exception des tableaux concernant la catégorie pénale des écroués et leur durée de peine.

Depuis le 1er janvier 2022, le Service statistique ministériel de la Justice (SSER) produit les statistiques trimestrielles de milieu fermé à partir d'extractions de l'applicatif GENESIS. Ces données issues de la statistique publique relatives aux mesures sous écrou sont complétées par la DGAP avec des données internes (quartier d'affectation des détenus, capacités opérationnelles, type d'aménagement de peine ou de libération sous contrainte). Afin d'assurer une cohérence de long terme, la présente publication maintient les catégories utilisées depuis 1980 (catégorie pénale, infraction principale, flux).

- Pour les statistiques de milieu ouvert : avant 2008, les données étaient fournies grâce à la compilation de remontées manuelles effectuées par chaque service : les Comités de probation et d'assistance aux libérés (CPAL) puis les Services pénitentiaires d'insertion et de probation (SPIP). Une nouvelle application de gestion (APPI) a été progressivement mise en place, permettant dès 2008 de produire des statistiques directement à partir d'extractions de l'application, puis, dès 2013, à partir de l'infocentre APPI. Afin de traduire au mieux les données administratives, un ensemble de règles de gestion a été adopté à partir de janvier 2016, engendrant une rupture statistique marquée par un double trait entre 2015 et 2016 dans les tableaux impactés. A noter également que les données du milieu ouvert au 1er janvier de l'année sont semi-définitives, les SPIP ayant un délai de 3 mois avant de compléter APPI. Ainsi, chaque édition du présent document actualise les chiffres au 1er janvier de l'année précédente.

Les statistiques de milieu ouvert ont par ailleurs été reprises par le Service statistique ministériel de la Justice (SSER) à partir de mars 2019. Le SSER a produit des données de milieu ouvert à partir de la fin du premier trimestre 2016. Si une partie des règles de gestion a été conservée, des modifications dans les modes de calculs ont été introduites. Les données au 1er janvier 2016 constituent donc des chiffres transitoires entre l'adoption de nouvelles règles de gestion et la reprise des statistiques de milieu ouvert par le SSER. Pour signaler la particularité de ces chiffres, comparables ni à la période précédente ni à la période suivante, nous les avons signalés en italique et parenthèses (voir partie 3). De plus, à partir de 2017, les chiffres sont calculés au 31 décembre à 23h59 de l'année précédente.

Définitions

Milieu fermé - Milieu ouvert

Les personnes placées sous main de justice relèvent soit du milieu ouvert, soit du milieu fermé. En statistique, une personne relève du milieu fermé lorsqu'elle fait l'objet d'une mesure avec écrou. A l'inverse, une personne qui est prise en charge par un service de suivi (CPAL puis SPIP) uniquement pour une ou plusieurs mesures sans écrou est alors considérée comme relevant du milieu ouvert.

Milieu fermé :

L'écrou est l'acte par lequel est établie la prise en charge par l'administration pénitentiaire des personnes placées en détention provisoire ou condamnées à une peine privative de liberté.

Détenus / non détenus :

Sont désignées dans le présent ouvrage par le mot détenus les personnes écrouées faisant l'objet d'une mesure privative de liberté à l'intérieur d'un établissement pénitentiaire. Par extension, les écroués non détenus désignent les personnes écrouées faisant l'objet d'une mesure privative de liberté à l'extérieur d'un établissement pénitentiaire. Il existe à ce jour deux mesures privatives de liberté sous écrou à l'extérieur d'un établissement pénitentiaire : la détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE), et le placement à l'extérieur non hébergé, obtenus dans le cadre d’un aménagement de peine. Dans le cas d'une mesure de semi-liberté et d'un placement à l'extérieur hébergé, deux autres aménagements de peine, la personne écrouée est détenue. Nous distinguons dans cette publication les mesures d’aménagement de peine simple (AP), des aménagements de peine obtenus dans le cadre d’une libération sous contrainte (LSC) (procédure simplifiée d’aménagement).

Catégorie pénale : condamné / prévenu / condamné-prévenu :

Parmi les personnes écrouées, sont indistinctement désignées par le mot prévenus les personnes écrouées sous le coup de poursuites pénales qui n'ont pas fait l'objet d'une condamnation définitive, c'est-à-dire aussi bien les personnes mises en examen, que les personnes ayant formé opposition, appel ou pourvoi ou encore les personnes en délai d'appel suite à leur condamnation. Les condamnés-prévenus sont les personnes écrouées qui sont à la fois condamnées dans une affaire et prévenues dans une autre. Depuis le 1er janvier 2021, cette catégorie a été introduite comme modalité de la catégorie pénale. Dans les publications précédentes, ces personnes pouvaient être confondues avec les prévenus simples (effet des enquêtes auprès des établissements). Ceci explique les éventuels changements dans les effectifs présentés par catégorie pénale par rapport aux publications précédentes.

Milieu ouvert :

Une personne placée sous main de justice en milieu ouvert est suivie pour des mesures sans écrou telles que les alternatives aux poursuites, les mesures présentencielles, les ajournements ainsi que les mesures post-sentencielles et les mesures de sûreté. Parallèlement aux aménagements de peine observés en milieu fermé, une personne condamnée écrouée peut bénéficier d'une libération conditionnelle (LC), qui entraîne une levée d’écrou : elle sera ainsi suivie en milieu ouvert.

Source

Producteur
Ministère de la Justice — DGAP / SSER
Publication
Séries statistiques des personnes placées sous main de justice 1980-2026
Date de publication
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Fichier XLSX
series_statistiques_ppsmj.xlsx
SHA-256 : f566868f3ee30f81aec2b0c72467539c3b4442b83a3b536e648cb0d3caa0276d

Tableau reproduit tel que publié par le producteur, sans résumé ni commentaire.

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