Reglementation economique : Cass. crim., 10 octobre 1994, n° 93-85.572
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 10 octobre 1994, 93-85.572, Publié au bulletin
Mots-clés
- Reglementation economique
- Prestation de service
- Facture
- Droit de place dans les halles, foires et marchés
- Prestation complémentaire
- Nature
- Code de procédure pénale, article 593
- Rejet
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 93-85.572
- Publication
- Bulletin criminel 1994 N° 321 p. 784
- Solution
- Rejet
Référence
Cass. crim., 10 oct. 1994, n° 93-85.572, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Reglementation economique ; Prestation de service ; Facture ; Droit de place dans les halles, foires et marchés ; Prestation complémentaire ; Nature
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Si les droits de place et de stationnement dans les marchés communaux, qui présentent le caractère de contributions indirectes, échappent aux dispositions de l'ordonnance du 1er décembre 1986, les recettes perçues par les concessionnaires en contrepartie de prestations complémentaires peuvent être de nature contractuelle. C'est donc à bon droit qu'une cour d'appel, ayant souverainement analysé le contrat conclu entre la commune et le concessionnaire du marché communal ainsi que les quittances remises aux usagers commerçants, estime que les sommes versées par ces derniers en contrepartie de la fourniture de matériel, doivent faire l'objet d'une facturation, conformément à l'article 31 de ce texte. (1).
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Rejet
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 10 octobre 1994.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin criminel 1994 N° 321 p. 784
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 93-85.572
Quels arrêts la Cour de cassation rapproche-t-elle de cet arrêt de sa chambre criminelle ?
CONFER : (1°). (1) Cf. Chambre commerciale, 1987-11-17, Bulletin 1987, IV, n° 240, p. 178 (rejet).
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007066827.
Titrage officiel
REGLEMENTATION ECONOMIQUE - Prestation de service - Facture - Droit de place dans les halles, foires et marchés - Prestation complémentaire - Nature.
Références de titrage : REGLEMENTATION ECONOMIQUE - Prix - Facture - Taxe communale - Droit de place dans les halles, foires et marchés - Nécessité (non)
Sommaire officiel
Si les droits de place et de stationnement dans les marchés communaux, qui présentent le caractère de contributions indirectes, échappent aux dispositions de l'ordonnance du 1er décembre 1986, les recettes perçues par les concessionnaires en contrepartie de prestations complémentaires peuvent être de nature contractuelle. C'est donc à bon droit qu'une cour d'appel, ayant souverainement analysé le contrat conclu entre la commune et le concessionnaire du marché communal ainsi que les quittances remises aux usagers commerçants, estime que les sommes versées par ces derniers en contrepartie de la fourniture de matériel, doivent faire l'objet d'une facturation, conformément à l'article 31 de ce texte. (1).
Textes cités
- Code de procédure pénale, article 593 · sur ce site
Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.
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Rapprochements officiels
CONFER : (1°). (1) Cf. Chambre commerciale, 1987-11-17, Bulletin 1987, IV, n° 240, p. 178 (rejet).
Texte intégral
Deux lettres au moins ; Entrée passe à l’occurrence suivante.
Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.
1REJET du pourvoi formé par :
2- Géraud X...,
3contre l'arrêt de la cour d'appel de Paris, 13e chambre, en date du 17 novembre 1993, qui, pour infraction aux règles de la facturation, l'a condamné à une amende de 20 000 francs.
4Vu le mémoire produit ;
5Sur le moyen unique de cassation pris de la violation des articles 31 de l'ordonnance n° 86-1243 du 1er décembre 1986 et de l'article 593 du Code de procédure pénale, défaut de motifs, manque de base légale :
6" en ce que l'arrêt confirmatif attaqué a déclaré le prévenu coupable d'infraction aux règles de la facturation applicables aux prestations de service ;
7" aux motifs qu'il ressort des soi-disant factures qui étaient délivrées aux commerçants abonnés, qu'outre les droits de place et de stationnement, étaient perçus des droits pour la mise à disposition de matériel ; les documents comportent la mention "TVA 18,6 % sur partie taxée seulement" ;
8" que le prévenu conteste toutefois avoir fourni des prestations aux usagers des marchés de Corbeil et soutient que la mention TVA 18,6 % sur la partie taxée seulement ne signifie nullement que la société concessionnaire distingue entre les droits de nature fiscale et ceux correspondant à des services rendus, mais que le concessionnaire, qui est soumis à la TVA sur sa rémunération, c'est-à-dire sur le montant des droits perçus diminués de la redevance forfaitaire versée à la commune, ne représente la TVA dans les décomptes remis aux commerçants, que pour la fraction de perception restant acquise à l'entreprise et que les prestations de fourniture de matériel ne sont pas effectuées au marché de Corbeil ;
9" que sur le premier point, la rémunération, c'est-à-dire la différence entre le montant des recettes et la redevance forfaitaire versée à la commune est effectivement soumise à la TVA, ce qui explique l'emploi de la formule "TVA 18,6 % sur partie taxée seulement" ;
10" que sur le second point, le moyen est inopérant puisque les devis-décomptes délivrés aux concessionnaires font apparaître les sommes dues pour fourniture de matériel ; or cette fourniture est indiscutablement une prestation de service distincte de la gestion du domaine communal effectuée au bénéfice exclusif des commerçants ;
11" que la société concessionnaire aurait donc dû délivrer aux commerçants des factures comportant les mentions prévues par l'article 31 de l'ordonnance du 1er décembre 1986 ;
12" alors que la jurisprudence constante du Conseil d'Etat comme de la chambre civile de la Cour de Cassation, assimile à des contributions indirectes toutes les perceptions effectuées sur les halles et marchés par les concessionnaires de droits communaux, même si elles sont perçues à l'occasion d'un service rendu accessoirement aux usagers, la Cour de Cassation ayant même précisé qu'il ne pouvait exister de distinction entre "les droits de place" et les redevances à caractère accessoire auxquelles les règles relatives à la facturation sont également inapplicables ; que, dès lors, en décidant que la société dont le prévenu était le dirigeant légal et qui avait souscrit un contrat de concession en vertu duquel elle avait perçu des utilisateurs des marchés communaux des droits de place pour le compte de la commune concédante, était soumise aux règles de la facturation en raison des redevances accessoires qu'elle avait réclamées aux commerçants forains, les juges ont fait une application erronée de l'article 31 de l'ordonnance du 1er décembre 1986 pour entrer en voie de condamnation à l'encontre du prévenu " ;
13Attendu que François Y..., concessionnaire de marchés communaux, est poursuivi pour infraction à l'ordonnance du 1er décembre 1986, pour n'avoir pas délivré aux commerçants usagers des marchés de Corbeil-Essonnes des factures comportant les mentions prévues par l'article 31 de ce texte ; que pour le déclarer coupable de cette infraction et écarter ses conclusions selon lesquelles les prix perçus étaient de nature fiscale et, comme tels, échappaient à la législation sur les prix, la cour d'appel énonce qu'il résulte du contrat conclu avec la commune et des quittances remises aux commerçants qu'outre les droits de place et de stationnement, dont le caractère de contribution indirecte ne fait aucun doute, le prévenu perçoit des usagers une rémunération complémentaire en contrepartie de la mise à disposition de matériel, et que cette prestation de service, assujettie à la TVA, est soumise aux règles de la facturation ;
14Attendu qu'en l'état de ces motifs, procédant de l'appréciation souveraine, par les juges du fond, des éléments de preuve soumis au débat contradictoire, la cour d'appel a justifié sa décision sans encourir les griefs allégués ;
15Que, dès lors, le moyen ne peut qu'être écarté ;
16Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ;
17REJETTE le pourvoi.
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
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