Vous allez quitter votre réponse en cours ; vous la retrouverez dans Dialogue, parmi vos conversations.

Competence : Cass. crim., 26 février 1990, n° 89-82.282

Cour de cassation, Chambre criminelle, du 26 février 1990, 89-82.282, Inédit

Mots-clés

  • Competence
  • Compétence matérielle
  • Juridictions correctionnelles
  • Détournement de deniers d'une valeur supérieure à 1000 francs commis par un dépositaire public (non)
  • Ancien code pénal, article 169
  • Code de procédure pénale, article 599
  • Ancien code pénal, article 408
  • Cassation

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
89-82.282
Solution
Cassation

Référence

Cass. crim., 26 févr. 1990, n° 89-82.282, inédit

Questions traitées

De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Competence ; Compétence matérielle ; Juridictions correctionnelles ; Détournement de deniers d'une valeur supérieure à 1000 francs commis par un dépositaire public (non)

Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

null

Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Cassation

Que décide la chambre criminelle de la Cour de cassation dans son dispositif ?

Par ces motifs, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens,

CASSE et ANNULE, en toutes ses dispositions l'arrêt de la cour d'appel de DOUAI du 15 mars 1989, et pour qu'il soit à nouveau jugé conformément à la loi,

RENVOIE la cause et les parties devant la cour d'appel de Douai, autrement composée, à ce désignée par délibération spéciale prise en chambre du conseil, et pour le cas ou la cour d'appel de renvoi déclarerait incompétente la juridiction correctionnelle et que, par suite, il existerait entre cette décision et l'ordonnance du juge d'instruction une contradiction entraînant un conflit négatif de juridiction,

REGLANT de juges dès à présent, renvoie la cause et les parties devant la chambre d'accusation de la cour d'appel de Douai, qui au vu de l'instruction et s'il y a lieu de tout complément d'information statuera tant sur la compétence que sur la prévention ;

ORDONNE l'impression du présent arrêt, sa transcription sur les registres du greffe de la cour d'appel de Paris et sa mention en marge ou à la suite de l'arrêt annulé ;

Lire le texte intégral

Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?

Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?

La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 26 février 1990.

Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Pourvoi n° 89-82.282

Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?

Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007536471.

Titrage officiel

COMPETENCE - Compétence matérielle - Juridictions correctionnelles - Détournement de deniers d'une valeur supérieure à 1000 francs commis par un dépositaire public (non).

Sommaire officiel

null

Textes cités

Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.

Les liens ouvrent la version de l’article en vigueur aujourd’hui ; à la date de la décision, le texte a pu être différent.

Texte intégral

Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.

1LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique tenue au Palais de Justice, à PARIS, le vingt-six février mil neuf cent quatre vingt dix, a rendu l'arrêt suivant :

2Sur le rapport de M. le conseiller référendaire de MORDANT de MASSIAC, les observations de la société civile professionnelle LESOURD et BAUDIN, avocat en la Cour, et les conclusions de M. l'avocat général PERFETTI ;

3Statuant sur le pourvoi formé par :

4X... Hubert,

5contre l'arrêt de la cour d'appel de DOUAI, 4ème chambre, en date du 15 mars 1989, qui, dans les poursuites suivies contre lui des chefs d'abus de confiance et concussion, l'a condamné à deux ans d'emprisonnement dont seize mois avec sursis ;

6Vu le mémoire produit ;

7Sur le deuxième moyen de cassation pris de la violation des articles 1er et 169 du Code pénal et de l'article 599 du Code de procédure pénale ;

8" en ce que la cour d'appel, statuant sur appel du ministère public, a retenu sa compétence pour statuer sur les faits qui lui étaient déférés sous la qualification d'abus de confiance, délit prévu et réprimé par l'article 408 du code pénal ;

9" alors que les faits déférés constituaient en réalité, selon les motifs de l'ordonnance de renvoi qui font corps avec le dispositif, le crime prévu à l'article 169 du Code pénal et étaient dès lors de la compétence de la cour d'assises " ;

10Vu lesdits articles ;

11Attendu qu'en matière répressive, les juridictions sont d'ordre public ; qu'il appartient aux juges du second degré, saisis de la cause entière par l'appel du ministère public, de vérifier même d'office leur compétence ;

12Attendu qu'il appert de l'arrêt attaqué que Hubert X..., greffier en chef du conseil des prud'hommes de Roubaix, avait, d'une part, détourné des provisions sur expertise à hauteur de 39 000 francs qui auraient dû être consignées sur un compte de dépôt au Trésor et, d'autre part, perçu des taxes à l'occasion d'actes normalement gratuits, ultérieurement reversés sur un compte personnel ;

13Attendu que les faits poursuivis sous cette qualification constitueraient, à les supposer établis, un détournement de denier public ou privé, d'une valeur supérieure à 1 000 francs, commis par un dépositaire public, crime prévu et puni par l'article 169 du Code pénal ; que la juridiction correctionnelle était incompétente pour en connaître ;

14Par ces motifs, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens,

15CASSE et ANNULE, en toutes ses dispositions l'arrêt de la cour d'appel de DOUAI du 15 mars 1989, et pour qu'il soit à nouveau jugé conformément à la loi,

16RENVOIE la cause et les parties devant la cour d'appel de Douai, autrement composée, à ce désignée par délibération spéciale prise en chambre du conseil, et pour le cas ou la cour d'appel de renvoi déclarerait incompétente la juridiction correctionnelle et que, par suite, il existerait entre cette décision et l'ordonnance du juge d'instruction une contradiction entraînant un conflit négatif de juridiction,

17REGLANT de juges dès à présent, renvoie la cause et les parties devant la chambre d'accusation de la cour d'appel de Douai, qui au vu de l'instruction et s'il y a lieu de tout complément d'information statuera tant sur la compétence que sur la prévention ;

18ORDONNE l'impression du présent arrêt, sa transcription sur les registres du greffe de la cour d'appel de Paris et sa mention en marge ou à la suite de l'arrêt annulé ;

19Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ;

20Où étaient présents : M. Tacchella conseiller le plus ancien faisant fonctions de président en remplacement du président empêché, M. de Mordant de Massiac conseiller rapporteur, MM. Souppe, Gondre, Hébrard, Hecquard conseillers de la chambre, M. Perfetti avocat général, Mme Patin greffier de chambre ;

21En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre.

Source

Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.

Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
89-82.282
Solution
Cassation

Référence

Cass. crim., 26 févr. 1990, n° 89-82.282, inédit

Articles cités

Même mois

Tous les arrêts de février 1990