Vous allez quitter votre réponse en cours ; vous la retrouverez dans Dialogue, parmi vos conversations.

Banqueroute : Cass. crim., 11 janvier 1988, n° 86-94.286

Cour de cassation, Chambre criminelle, du 11 janvier 1988, 86-94.286, Inédit

Mots-clés

  • Banqueroute
  • Banqueroute simple
  • Mandataires sociaux
  • Détournement d'actif
  • Définition
  • Constatations suffisantes
  • Ancien code pénal, article 1985
  • Ancien code pénal, article 25
  • Ancien code pénal, article 402
  • Ancien code pénal, article 403
  • Code de procédure pénale, article 593
  • Rejet

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
86-94.286
Solution
Rejet

Référence

Cass. crim., 11 janv. 1988, n° 86-94.286, inédit

Questions traitées

De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Banqueroute ; Banqueroute simple ; Mandataires sociaux ; Détournement d'actif ; Définition ; Constatations suffisantes

Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

null

Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Rejet

Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?

Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?

La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 11 janvier 1988.

Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Pourvoi n° 86-94.286

Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?

Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007521544.

Titrage officiel

BANQUEROUTE - Banqueroute simple - Mandataires sociaux - Détournement d'actif - Définition - Constatations suffisantes.

Sommaire officiel

null

Textes cités

Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.

Les liens ouvrent la version de l’article en vigueur aujourd’hui ; à la date de la décision, le texte a pu être différent.

Texte intégral

Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.

1LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique, tenue au Palais de Justice, à PARIS, le onze janvier mil neuf cent quatre vingt huit, a rendu l'arrêt suivant :

2Sur le rapport de Mme le conseiller référendaire BREGEON, les observations de la société civile professionnelle Philippe et Claire WAQUET, avocat en la Cour, et les conclusions de M. l'avocat général TATU ; Statuant sur le pourvoi formé par :

3- X... Robert -

4contre un arrêt de la cour d'appel de TOULOUSE, chambre correctionnelle, en date du 3 juillet 1986, qui, pour banqueroute par détournement d'actif, l'a condamné à un an d'emprisonnement ; Vu le mémoire produit ; Sur le moyen unique de cassation, pris de la violation des articles 196, 197 et 209 de la loi du 25 janvier 1985, 402 et 403 du Code pénal, 593 du Code de procédure pénale, défaut de motifs, manque de base légale, renversement de la charge de la preuve ; "en ce que l'arrêt attaqué a déclaré Robert X... coupable de la préveniton de banqueroute par détournement d'actif, et l'a condamné à la peine d'un an d'emprisonnement ; "aux motifs que :

5"... Robert X... ne conteste pas avoir participé à la gestion de l'entreprise "Palais des jeux" ... (que) sur la prévention de banqueroute par détournement d'actif, les faits constitutifs sont établis par les pièces de la procédure..." (voir motifs pages 7 et 8) ; "alors, d'une part, que c'est à tort que le prévenu a été déclaré coupable de banqueroute par détournement d'actif, du seul fait de sa participation à la gestion de l'entreprise "Palais des jeux", sans que soit relevé à son encontre aucun acte matériel de dissipation de l'actif de cette entreprise, appartenant à sa femme, Mme Françine X..., qui a toujours agi en son nom pour les faits reprochés ; "alors, d'autre part, que le délit de détournement d'actif suppose "une dissipation volontaire d'un élément du patrimoine social par le dirigeant d'une entreprise en cessation de paiements" ; qu'en toute hypothèse il n'était pas établi à l'encontre de X... qu'il ait eu l'intention d'exporter en Andorre des appareils de jeux, faisant partie de l'actif social, plutôt que ceux sur lesquels la Cour lui reconnaît expressément un droit de propriété ; qu'ainsi l'élément intentionnel fait défaut en l'espèce" ;

6Attendu qu'il appert de l'arrêt attaqué et du jugement dont il adopte l'exposé des faits que, sous couvert d'une entreprise de façade dénommée "Climalux Andorana", les époux X... ont exploité en Andorre 174 appareils à jeux ; que les vignettes de 17 de ces appareils étaient établies au nom du "Palais des jeux" dont Mme X... était l'exploitant en titre et son mari le dirigeant de fait ; que ces 17 appareils avaient été exportés en Andorre par Robert X... sous la signature de son épouse au nom du "Palais des jeux" qui se trouvait alors en état de cessation des paiements ; Qu'en l'état de ces énonciations et constatations, qui caractérisent en tous ses éléments le délit de banqueroute par détournement d'actif, la cour d'appel a donné une base légale à sa décision, sans encourir les griefs du moyen, lequel, dès lors, ne peut qu'être écarté ; Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ; REJETTE le pourvoi

Source

Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.

Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
86-94.286
Solution
Rejet

Référence

Cass. crim., 11 janv. 1988, n° 86-94.286, inédit

Articles cités

Même mois

Tous les arrêts de janvier 1988