Peines : Cass. crim., 12 février 1991, n° 90-80.459
Cour de cassation, Chambre criminelle, du 12 février 1991, 90-80.459, Inédit
Mots-clés
- Peines
- Légalité
- Peine supérieure au maximum légal
- Mise à l'épreuve
- Durée
- Ancien code pénal, article 4
- Code de procédure pénale, article 738
- Ancien code pénal, article 435
- Cassation
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 90-80.459
- Solution
- Cassation
Référence
Cass. crim., 12 févr. 1991, n° 90-80.459, inédit
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Peines ; Légalité ; Peine supérieure au maximum légal ; Mise à l'épreuve ; Durée
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Cassation
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
- Ancien code pénal, article 4
- Code de procédure pénale, article 738
- Ancien code pénal, article 435
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 12 février 1991.
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 90-80.459
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007547636.
Titrage officiel
PEINES - Légalité - Peine supérieure au maximum légal - Mise à l'épreuve - Durée.
Textes cités
- Ancien code pénal, article 4
- Code de procédure pénale, article 738
- Ancien code pénal, article 435
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Texte intégral
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1LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique tenue au Palais de Justice à PARIS, le douze février mil neuf cent quatre vingt onze, a rendu l'arrêt suivant :
2Sur le rapport de Mme le conseiller référendaire GUIRIMAND, les observations de Me HENNUYER, avocat en la Cour, et les conclusions de M. l'avocat général PERFETTI ; Statuant sur le pourvoi formé par :
3X... Mohamed,
4contre l'arrêt rendu le 20 décembre 1989 par la cour d'appel de CHAMBERY qui l'a condamné à trois mois d'emprisonnement avec sursis et mise à l'épreuve pendant cinq ans ainsi qu'à des réparations civiles pour destruction d'un bien immobilier par l'effet d'une substance explosive ou incendiaire ; Sur le moyen relevé d'office et pris de la violation des articles 4 du Code pénal et 738 du Code de procédure pénale ; d
5Vu lesdits articles ; Attendu qu'aucune peine, autre que celle appliquée par la loi à la nature de l'infraction, ne peut être prononcée ; Attendu que la cour d'appel, saisie des poursuites exercées contre Mohamed X... sur le fondement de l'article 435 du Code pénal, a condamné le prévenu à raison de ce délit, à la peine de trois mois d'emprisonnement avec sursis et mise à l'épreuve pendant cinq ans et à des réparations civiles ; Mais attendu qu'en prononçant ainsi, alors qu'il résulte de l'article 738 du Code de procédure pénale, dans sa rédaction issue de la loi du 6 juillet 1989, entrée en application sur le point considéré le 1er décembre 1989, que la juridiction répressive, dans le cas où elle fait application des dispositions dudit article, fixe la durée du délai d'épreuve qui ne peut être inférieur à dixhuit mois ni supérieur à trois années, les juges du second degré ont méconnu le principe susvisé ; Qu'il s'ensuit que la cassation est encourue de ce chef, et que celle-ci doit s'étendre à toutes les dispositions de l'arrêt attaqué, en raison de l'indivisibilité de la déclaration de culpabilité et de la peine ; Par ces motifs,
6CASSE et ANNULE en toutes ses dispositions, l'arrêt de la cour d'appel de Chambéry, en date du 20 décembre 1989, et pour qu'il soit à nouveau jugé conformément à la loi ; RENVOIE la cause et les parties devant la cour d'appel de Grenoble, à ce désignée par délibération spéciale prise en chambre du conseil ;
7ORDONNE l'impression du présent arrêt, sa transcription sur les registres du greffe de la cour d'appel de Chambéry, sa mention en marge ou à la suite de l'arrêt annulé ; Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ; d Où étaient présents :
8M. Berthiau conseiller doyen faisant fonctions de président en remplacement du président empêché, Mme Guirimand conseiller rapporteur, MM. Zambeaux, Dardel, Dumont, Fontaine, Milleville, Alphand, Guerder conseillers de la chambre, M. Perfetti avocat général, Mme Ely greffier de chambre ; En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ;
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
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