Outrages : Cass. crim., 17 avril 1980, n° 79-93.420
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 17 avril 1980, 79-93.420, Publié au bulletin
Mots-clés
- Outrages
- Citoyen chargé d'un service public
- Définition
- Expert judiciaire
- Ancien code pénal, article R. 40-2
- Code de procédure pénale, article 593
- REJET
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 79-93.420
- Publication
- Bulletin Criminel Cour de Cassation Chambre criminelle N. 110
- Solution
- REJET
Référence
Cass. crim., 17 avr. 1980, n° 79-93.420, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Outrages ; Citoyen chargé d'un service public ; Définition ; Expert judiciaire
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
L'expert judiciaire, qui a rempli la mission fixée par l'ordonnance d'un juge d'instruction, doit, à l'occasion de son expertise, être considéré comme un citoyen temporairement chargé d'un service public, et l'outrage qui lui a été fait à la suite et en raison de ses travaux tombe sous le coup de l'article R 40-2° du Code pénal (1).
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
REJET
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
- Ancien code pénal, article R. 40-2
- Code de procédure pénale, article 593
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 17 avril 1980.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin Criminel Cour de Cassation Chambre criminelle N. 110
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 79-93.420
Quels arrêts la Cour de cassation rapproche-t-elle de cet arrêt de sa chambre criminelle ?
(1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1877-03-08 Bulletin Criminel 1877 N. 79 p.165 (ANNULATION).
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007059747.
Titrage officiel
OUTRAGES - Citoyen chargé d'un service public - Définition - Expert judiciaire.
Sommaire officiel
L'expert judiciaire, qui a rempli la mission fixée par l'ordonnance d'un juge d'instruction, doit, à l'occasion de son expertise, être considéré comme un citoyen temporairement chargé d'un service public, et l'outrage qui lui a été fait à la suite et en raison de ses travaux tombe sous le coup de l'article R 40-2° du Code pénal (1).
Textes cités
- Ancien code pénal, article R. 40-2
- Code de procédure pénale, article 593 · sur ce site
Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.
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Rapprochements officiels
(1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1877-03-08 Bulletin Criminel 1877 N. 79 p.165 (ANNULATION).
Texte intégral
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1LA COUR, VU LE MEMOIRE PRODUIT ;
2SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES R. 40-2 DU CODE PENAL, 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DEFAUT DE MOTIFS ET MANQUE DE BASE LEGALE,
3" EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A DECLARE LE DEMANDEUR COUPABLE D'OUTRAGE A UN CITOYEN CHARGE D'UN MINISTERE DE SERVICE PUBLIC, DANS L'EXERCICE OU A L'OCCASION DE L'EXERCICE DE SES FONCTIONS ;
4" D'UNE PART, AUX MOTIFS ADOPTES DU JUGEMENT QUE LE TRIBUNAL N'A PAS A REPRENDRE L'EXAMEN DU LITIGE QUI A OPPOSE X... AU GARAGISTE ET A L'EXPERT MAIS SEULEMENT A VERIFIER SI LES CONDITIONS REQUISES POUR L'APPLICATION DE L'ARTICLE R. 40-2 DU CODE PENAL SONT REUNIES EN L'ESPECE, CE QUI EST LE CAS ;
5" D'AUTRE PART, AU MOTIF PROPRE QUE DEVANT LA COUR LE PREVENU N'A FAIT QUE PERSISTER A AFFIRMER QUE SON ACCUSATION PORTEE CONTRE LE SIEUR Y..., DANS LES TERMES ET CIRCONSTANCES VISES A LA PREVENTION, ETAIT BIEN FONDEE, ALORS QUE LA CONTRAVENTION D'OUTRAGE NE PEUT ETRE APPRECIEE INDEPENDAMMENT DES FAITS QUI ONT MOTIVE LES TERMES EMPLOYES ET SONT SUSCEPTIBLES DE LES JUSTIFIER ;
6" ALORS QUE, FAUTE PAR LES JUGES DU FOND DE RECHERCHER SI L'ACCUSATION PORTEE PAR LE DEMANDEUR CONTRE Y... ETAIT FONDEE, ILS ONT PRIVE LEUR DECISION DE TOUTE BASE LEGALE " ;
7ATTENDU QU'IL APPERT DE L'ARRET ATTAQUE ET DU JUGEMENT, DONT IL ADOPTE LES MOTIFS, QUE CAMILLE X... A, DANS PLUSIEURS LETTRES PARVENUES A LEUR DESTINATAIRE, RAYMOND Y..., EXPERT JUDICIAIRE, OUTRAGE CELUI-CI A L'OCCASION DE L'EXERCICE DE SES FONCTIONS, EN LUI ECRIVANT NOTAMMENT QUE, AU COURS D'UNE EXPERTISE TECHNIQUE DONT CELUI-CI AVAIT ETE CHARGE PAR LE JUGE D'INSTRUCTION DE METZ, IL S'ETAIT " RENDU COUPABLE DE FALSIFICATIONS " ;
8ATTENDU QUE, PAR CES ENONCIATIONS ET CONSTATATIONS, QUI RELEVENT TOUS LES ELEMENTS CONSTITUTIFS DE LA CONTRAVENTION D'OUTRAGE A UN CITOYEN CHARGE D'UN MINISTERE DE SERVICE PUBLIC ET CARACTERISENT L'INFRACTION A L'ARTICLE R. 40-2 DU CODE PENAL REPROCHEE AU PREVENU, LA COUR D'APPEL A, SANS INSUFFISANCE, DONNE UNE BASE LEGALE A SA DECISION ; QU'EN CET ETAT, LES JUGES DU SECOND DEGRE ONT PU, SANS VIOLER LES TEXTES VISES AU MOYEN, REFUSER DE SE LIVRER A L'EXAMEN DES GRIEFS FORMULES PAR LE PREVENU A L'OCCASION DE L'EXPERTISE FAITE PAR Y..., CEUX-CI AYANT D'AILLEURS ETE DEJA RECONNUS NON FONDES PAR DEUX DECISIONS JUDICIAIRES ANTERIEURES, DEVENUES DEFINITIVES ; D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN DOIT ETRE ECARTE ;
9ET ATTENDU QUE L'ARRET EST REGULIER EN LA FORME ;
10REJETTE LE POURVOI.
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
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