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Jugements et arrets : Cass. crim., 17 décembre 2024, n° 23-82.672

Mots-clés

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Formation restreinte
Date
Pourvoi
23-82.672
ECLI
ECLI:FR:CCASS:2024:CR01531
Publication
Publié au Bulletin
Solution
Rejet

Référence

Cass. crim., 17 déc. 2024, n° 23-82.672, publié au Bulletin

Questions traitées

De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Jugements et arrets ; Incidents contentieux relatifs à l'exécution ; Procédure ; Requête en incident contentieux d'exécution ; Recevabilité ; Conditions ; Détermination

Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

La requête en incident contentieux d'exécution non signée est irrecevable et ne saisit pas la juridiction lorsque le requérant ne comparaît pas à l'audience

Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Rejet

Que décide la chambre criminelle de la Cour de cassation dans son dispositif ?

PAR CES MOTIFS, la Cour :

REJETTE les pourvois ;

DIT n'y avoir lieu à application de l'article 618-1 du code de procédure pénale ;

Lire le texte intégral

Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?

Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?

La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 17 décembre 2024.

Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?

Publié au Bulletin

Quels sont le numéro de pourvoi et l’identifiant européen de la jurisprudence (ECLI) de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Pourvoi n° 23-82.672

ECLI : ECLI:FR:CCASS:2024:CR01531

Quelle formation de la chambre criminelle de la Cour de cassation a statué ?

Formation restreinte

Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?

Sur le site de la Cour de cassation (Judilibre) : https://www.courdecassation.fr/decision/67611a1a198715d6b39174de.

Titrage officiel

jugements et arrets

incidents contentieux relatifs à l'exécution

procédure

requête en incident contentieux d'exécution

recevabilité

conditions

détermination

Sommaire officiel

La requête en incident contentieux d'exécution non signée est irrecevable et ne saisit pas la juridiction lorsque le requérant ne comparaît pas à l'audience

Textes cités

Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.

Les liens ouvrent la version de l’article en vigueur aujourd’hui ; à la date de la décision, le texte a pu être différent.

Texte intégral

Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.

1N° M 23-82.672 F-B

2N° 01531

3SL2

417 DÉCEMBRE 2024

5REJET

6M. BONNAL président,

7R É P U B L I Q U E F R A N Ç A I S E

8________________________________________

9AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

10_________________________

11ARRÊT DE LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE,

12DU 17 DÉCEMBRE 2024

13Mme [L] [W], épouse [E], et M. [U] [E] ont formé des pourvois contre l'arrêt de la cour d'appel de Montpellier, chambre correctionnelle, en date du 3 mars 2023, qui a prononcé sur leur requête en incident contentieux d'exécution.

14Les pourvois sont joints en raison de la connexité.

15Des mémoires ont été produits, en demande et en défense.

16Sur le rapport de M. Rouvière, conseiller référendaire, les observations de la SCP Rocheteau, Uzan-Sarano et Goulet, avocat de M. [U] [E] et de Mme [L] [W] épouse [E], les observations de la SARL Boré, Salve de Bruneton et Mégret, avocat de la commune de [Localité 1], et les conclusions de M. Aubert, avocat général référendaire, après débats en l'audience publique du 19 novembre 2024 où étaient présents M. Bonnal, président, M. Rouvière, conseiller rapporteur, M. Sottet, conseiller de la chambre, et Mme Lavaud, greffier de chambre,

17la chambre criminelle de la Cour de cassation, composée en application de l'article 567-1-1 du code de procédure pénale, des président et conseillers précités, après en avoir délibéré conformément à la loi, a rendu le présent arrêt.

18Faits et procédure

191. Il résulte de l'arrêt attaqué et des pièces de procédure ce qui suit.

202. Par arrêt du 2 novembre 2016 devenu définitif, la cour d'appel de Montpellier a déclaré Mme [L] [W], épouse [E], coupable d'infractions au code de l'urbanisme, l'a condamnée à une peine d'amende et a ordonné la remise en état des lieux sous astreinte.

213. La démolition de l'immeuble n'ayant pas été réalisée, la direction régionale des finances publiques a, le 15 décembre 2021, émis un titre de perception d'un montant de 10 950 euros pour la période comprise entre le 7 septembre 2020 et le 6 septembre 2021, correspondant à la liquidation de l'astreinte, et a adressé à Mme [E] une mise en demeure valant commandement de payer.

224. M. et Mme [E] ont saisi la cour d'appel d'une requête en incident contentieux d'exécution.

23Examen des moyens

24Sur le troisième moyen

255. Il n'est pas de nature à permettre l'admission du pourvoi au sens de l'article 567-1-1 du code de procédure pénale.

26Sur les premier et deuxième moyens

27Enoncé des moyens

286. Le premier moyen critique l'arrêt attaqué en ce qu'il a déclaré la cour d'appel incompétente pour connaître de la requête de Mme [E] en contestation de la mise en demeure émise à son encontre le 11 février 2022 par la DRFIP et a déclaré irrecevable la requête de Mme [E] en contestation du titre de perception émis à son encontre le 8 octobre 2021 par la DRFIP, alors « que le juge ne peut relever d'office un moyen de droit sans avoir invité au préalable les parties à présenter leurs observations ; qu'au cas où le prévenu n'est ni comparant, ni représenté, il appartient au juge qui retient la possibilité d'un moyen de droit jusqu'alors étranger aux débats de rendre une décision renvoyant l'affaire à une date ultérieure et invitant le prévenu à venir s'expliquer sur le moyen envisagé ; qu'en l'espèce, l'arrêt rendu par la cour d'appel de Montpellier le 3 mars 2023 constate d'abord l'absence de Mme [E] qui n'était pas représentée puis indique que « le président a mis dans le débat des questions d'irrecevabilité ou d'incompétence, tenant au fait que seule Mme [E] est concernée par cette affaire, que seul le juge de l'exécution peut statuer sur la régularité d'une mise en demeure, et que s'agissant du titre de perception une saisine préalable de la DDTM est obligatoire » (arrêt, p. 4) ; qu'en retenant à la suite les moyens de droit ainsi relevés d'office, sans avoir mis Mme [E] en mesure de se défendre sur chacun d'eux par un renvoi de l'affaire à une date ultérieure où elle aurait pu être présente ou représentée par un avocat, la cour d'appel a violé l'article préliminaire du code de procédure pénale et l'article 6 § 1 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et de libertés fondamentales. »

297. Le deuxième moyen critique l'arrêt attaqué en ce qu'il a déclaré la cour d'appel incompétente pour connaître de la requête de Mme [E] en contestation de la mise en demeure émise à son encontre le 11 février 2022 par la DRFIP Occitanie-DPT Haute-Garonne, alors « que la créance d'une commune en liquidation du produit d'une astreinte assortissant l'arrêt de la chambre correctionnelle d'une cour d'appel condamnant un prévenu à une amende pour infraction aux règles de l'urbanisme et lui ordonnant la démolition des ouvrages édifiés irrégulièrement, trouve son fondement dans la condamnation, pénale et civile, prononcée par la juridiction répressive, le contentieux du recouvrement de l'astreinte prononcée ressortissant ainsi aux juridictions répressives ; que le juge civil de l'exécution ne saurait ainsi connaître de litiges relatifs au recouvrement de l'astreinte prononcée par une juridiction répressive ; qu'en se déclarant néanmoins incompétente pour statuer sur la régularité de la mise en demeure émise à l'encontre de Mme [E] par la DRFIP, quand la contestation de cette mise en demeure relève du contentieux de l'astreinte et ressort nécessairement de la compétence du juge répressif qui l'a ordonnée, la cour d'appel a violé les articles 710 du code de procédure pénale et 480-7 du code de l'urbanisme par refus d'application, outre l'article L. 213-6 du code de l'organisation judiciaire. »

30Réponse de la Cour

318. Les moyens sont réunis.

329. La demanderesse ne saurait se faire un grief des motifs par lesquels la cour d'appel a cru devoir statuer sur une requête dont elle n'était pas saisie, dès lors qu'elle constatait que cette requête n'était pas signée et que Mme [E], régulièrement convoquée, n'avait pas comparu.

3310. Ainsi, les moyens ne peuvent qu'être écartés.

3411. Par ailleurs, l'arrêt est régulier en la forme.

35PAR CES MOTIFS, la Cour :

36REJETTE les pourvois ;

37DIT n'y avoir lieu à application de l'article 618-1 du code de procédure pénale ;

38Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, chambre criminelle, et prononcé par le président en son audience publique du dix-sept décembre deux mille vingt-quatre.

Source

Texte et métadonnées officiels de la Cour de cassation (Judilibre), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.

Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.

Fiche de l’arrêt

Juridiction
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Formation restreinte
Date
Pourvoi
23-82.672
ECLI
ECLI:FR:CCASS:2024:CR01531
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Publié au Bulletin
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Rejet

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Cass. crim., 17 déc. 2024, n° 23-82.672, publié au Bulletin

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