Peines : Cass. crim., 2 décembre 1992, n° 92-81.251
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 2 décembre 1992, 92-81.251, Publié au bulletin
Mots-clés
- Peines
- Non-cumul
- Poursuites séparées
- Confusion
- Demande
- Juridiction compétente
- Code de procédure pénale, article 710
- Cassation partielle sans renvoi
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 92-81.251
- Publication
- Bulletin criminel 1992 N° 400 p. 1136
- Solution
- Cassation partielle sans renvoi
Référence
Cass. crim., 2 déc. 1992, n° 92-81.251, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Peines ; Non-cumul ; Poursuites séparées ; Confusion ; Demande ; Juridiction compétente
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Il résulte de l'article 710 du Code de procédure pénale que seule est compétente, pour ordonner la confusion de plusieurs peines, la juridiction qui a prononcé au moins l'une de celles-ci (1).
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Cassation partielle sans renvoi
Que décide la chambre criminelle de la Cour de cassation dans son dispositif ?
Par ces motifs :
CASSE ET ANNULE, en celles de ses dispositions portant confusion des peines prononcées par le tribunal correctionnel de Nanterre les 9 avril et 6 août 1990, l'arrêt de la cour d'appel de Paris, 10e chambre, en date du 14 janvier 1992, et attendu qu'il ne reste rien à juger ;
DIT n'y avoir lieu à renvoi.
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 2 décembre 1992.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin criminel 1992 N° 400 p. 1136
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 92-81.251
Quels arrêts la Cour de cassation rapproche-t-elle de cet arrêt de sa chambre criminelle ?
CONFER : (1°). (1) Cf. Chambre criminelle, 1971-05-13 , Bulletin criminel 1971, n° 156, p. 393 (cassation).
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007066815.
Titrage officiel
PEINES - Non-cumul - Poursuites séparées - Confusion - Demande - Juridiction compétente
Références de titrage : COMPETENCE - Compétence d'attribution - Incidents contentieux relatifs à l'exécution - Confusion des peines | JUGEMENTS ET ARRETS - Incidents contentieux relatifs à l'exécution - Confusion des peines - Compétence
Sommaire officiel
Il résulte de l'article 710 du Code de procédure pénale que seule est compétente, pour ordonner la confusion de plusieurs peines, la juridiction qui a prononcé au moins l'une de celles-ci (1).
Textes cités
- Code de procédure pénale, article 710 · sur ce site
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Rapprochements officiels
CONFER : (1°). (1) Cf. Chambre criminelle, 1971-05-13 , Bulletin criminel 1971, n° 156, p. 393 (cassation).
Texte intégral
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1CASSATION PARTIELLE sans renvoi sur le pourvoi formé par :
2- le procureur général près la cour d'appel de Paris,
3contre l'arrêt de ladite cour d'appel, 10e chambre, en date du 14 janvier 1992, qui a partiellement fait droit à la requête en confusion des peines présentée par Hamida X...
4LA COUR,
5Vu le mémoire produit ;
6Sur le moyen unique de cassation pris de la violation des dispositions de l'article 710 du Code de procédure pénale, violation de la loi, manque de base légale, excès de pouvoir :
7" en ce que la cour d'appel a ordonné la confusion de deux peines prononcées par une autre juridiction, alors qu'elle était sans pouvoirs pour ordonner la confusion entre elles de ces peines en excluant de ladite confusion la peine prononcée par elle " ;
8Vu ledit article ;
9Attendu qu'il résulte de l'article 710 du Code de procédure pénale que seule est compétente, pour ordonner la confusion de plusieurs peines, la juridiction qui a prononcé au moins l'une de celles-ci ;
10Attendu qu'Hamida X... a saisi la cour d'appel de Paris d'une requête en confusion d'une peine prononcée par cette juridiction avec deux autres infligées par le tribunal correctionnel de Nanterre ; que l'arrêt attaqué a rejeté cette demande mais en revanche a ordonné la confusion des deux peines ordonnées par le tribunal correctionnel de Nanterre ;
11Mais attendu que si la cour d'appel était compétente pour refuser, comme elle l'a fait, la confusion sollicitée avec la peine qu'elle avait elle-même prononcée, elle ne pouvait, sans méconnaître le principe ci-dessus visé ni excéder ses pouvoirs, ordonner la confusion entre elles des deux peines prononcées par une autre juridiction ;
12Que la cassation est, dès lors, encourue de ce chef ;
13Par ces motifs :
14CASSE ET ANNULE, en celles de ses dispositions portant confusion des peines prononcées par le tribunal correctionnel de Nanterre les 9 avril et 6 août 1990, l'arrêt de la cour d'appel de Paris, 10e chambre, en date du 14 janvier 1992, et attendu qu'il ne reste rien à juger ;
15DIT n'y avoir lieu à renvoi.
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
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