Douanes : Cass. crim., 20 janvier 1992, n° 89-94.768
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 20 janvier 1992, 89-94.768, Publié au bulletin
Mots-clés
- Douanes
- Transaction
- Effet
- Bénéficiaire de la transaction
- Personne morale
- Représentant légal
- Code de procédure pénale, article 6
- Code des douanes, article 350
- Code des douanes, article 406
- Cassation sans renvoi
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 89-94.768
- Publication
- Bulletin criminel 1992 N° 18 p. 42
- Solution
- Cassation sans renvoi
Référence
Cass. crim., 20 janv. 1992, n° 89-94.768, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Douanes ; Transaction ; Effet ; Bénéficiaire de la transaction ; Personne morale ; Représentant légal
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
En matière douanière, les effets de la transaction accordée à une personne morale s'étendent à son représentant légal poursuivi en cette seule qualité pour le même fait de fraude (1).
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Cassation sans renvoi
Que décide la chambre criminelle de la Cour de cassation dans son dispositif ?
Par ces motifs, et sans qu'il y ait lieu d'examiner les moyens de cassation proposés par les demandeurs au pourvoi ;
CASSE ET ANNULE, en toutes ses dispositions, l'arrêt de la cour d'appel de Rennes du 4 juillet 1989 ;
DIT n'y avoir lieu à renvoi.
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
- Code de procédure pénale, article 6
- Code des douanes, article 350
- Code des douanes, article 406
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 20 janvier 1992.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin criminel 1992 N° 18 p. 42
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 89-94.768
Quels arrêts la Cour de cassation rapproche-t-elle de cet arrêt de sa chambre criminelle ?
CONFER : (1°). (1) Cf. A rapprocher : Chambre criminelle, 1971-12-08 , Bulletin criminel 1971, n° 343, p. 861 (cassation partielle).
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007067460.
Titrage officiel
DOUANES - Transaction - Effet - Bénéficiaire de la transaction - Personne morale - Représentant légal
Références de titrage : DOUANES - Procédure - Action des Douanes - Transaction - Effet - Effet à l'égard du représentant légal d'une personne morale
Sommaire officiel
En matière douanière, les effets de la transaction accordée à une personne morale s'étendent à son représentant légal poursuivi en cette seule qualité pour le même fait de fraude (1).
Textes cités
- Code de procédure pénale, article 6 · sur ce site
- Code des douanes, article 350
- Code des douanes, article 406
Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.
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Rapprochements officiels
CONFER : (1°). (1) Cf. A rapprocher : Chambre criminelle, 1971-12-08 , Bulletin criminel 1971, n° 343, p. 861 (cassation partielle).
Texte intégral
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1CASSATION sans renvoi sur les pourvois formés par :
21° / X... Léon,
32° / la SARL Vivico,
43° / l'administration des Douanes, partie poursuivante,
5contre l'arrêt de la cour d'appel de Rennes, chambre correctionnelle, en date du 4 juillet 1989, qui, pour délit douanier réputé exportation sans déclaration de marchandises prohibées, a condamné le premier à une amende douanière, a déclaré la société Vivico solidairement responsable du paiement de l'amende et n'a pas entièrement fait droit aux demandes de l'Administration.
6LA COUR,
7Vu la connexité, joignant les pourvois ;
8Vu les mémoires produits en demande en défense ;
9Sur le moyen de cassation relevé d'office et pris de la violation des articles 350 et 406 du Code des douanes, et 6, dernier alinéa, du Code de procédure pénale ;
10Vu lesdits articles ;
11Attendu qu'en matière douanière, les effets de la transaction accordée à une personne morale s'étendent à son représentant légal poursuivi, en cette seule qualité, pour le même fait de fraude ;
12Attendu qu'il appert de l'arrêt attaqué et des pièces de procédure que la cour d'appel a déclaré Léon X..., en sa qualité de gérant de la SARL Vivico exportatrice de viande, coupable du délit douanier réputé exportation sans déclaration de marchandises prohibées, à raison d'expéditions à l'étranger de viande bovine réalisées par sa société sous le couvert de fausses déclarations douanières lui ayant permis l'obtention indue de restitutions attachées à l'exportation ; qu'elle l'a en conséquence condamné à une amende douanière de 673 000 francs et a déclaré la société Vivico solidairement responsable du paiement de cette amende ;
13Mais attendu qu'en prononçant ainsi, alors que Léon X... n'était poursuivi, selon les termes de la citation, qu'en sa qualité de représentant légal de la société, la cour d'appel, qui constate qu'une transaction définitive portant sur les poursuites en cours a été conclue le 14 juin 1989 entre l'administration des Douanes et la SARL Vivico, a méconnu le principe susénoncé ;
14Que la cassation est dès lors encourue ; que l'action tant pénale que fiscale étant éteinte par l'effet de ladite transaction, rien ne reste à juger ;
15Par ces motifs, et sans qu'il y ait lieu d'examiner les moyens de cassation proposés par les demandeurs au pourvoi ;
16CASSE ET ANNULE, en toutes ses dispositions, l'arrêt de la cour d'appel de Rennes du 4 juillet 1989 ;
17DIT n'y avoir lieu à renvoi.
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
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