1° vente : Cass. crim., 23 janvier 2001, n° 00-84.749
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 23 janvier 2001, 00-84.749, Publié au bulletin
Mots-clés
- 1° vente
- Vente en soldes
- Vente en dehors des périodes autorisées
- Soldes
- Définition
- Réduction de prix
- Appréciation souveraine des juges du fond
- 2° vente
- Publicité susceptible d'induire en erreur inopérante
- Code de commerce, article L. 310-3
- Rejet
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 00-84.749
- Publication
- Bulletin criminel 2001 N° 22 p. 60
- Solution
- Rejet
Référence
Cass. crim., 23 janv. 2001, n° 00-84.749, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
1° vente ; Vente en soldes ; Vente en dehors des périodes autorisées ; Soldes ; Définition ; Réduction de prix ; Appréciation souveraine des juges du fond ; 2° vente ; Publicité susceptible d'induire en erreur inopérante
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
1° Selon l'article 28 de la loi du 5 juillet 1996, devenu l'article L. 310-3 du Code de commerce, sont considérées comme soldes les ventes accompagnées ou précédées de publicité et annoncées comme tendant, par une réduction de prix, à l'écoulement accéléré de marchandises en stock. Les juges du fond apprécient souverainement l'existence d'une réduction de prix sur le produit vendu.
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Rejet
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
À quelles infractions les textes cités par cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation se rattachent-ils ?
- Utilisation du mot "soldes" ou d'un derive pour une operation ne s'y rapportant pas (numéro d’infraction NATINF 10239)
- Vente en soldes de marchandise detenue depuis moins d'un mois (numéro d’infraction NATINF 20854)
- Publicite pour une vente en soldes sans les mentions obligatoires (numéro d’infraction NATINF 21732)
- Vente en soldes, par personne morale, de marchandise detenue depuis moins d'un mois (numéro d’infraction NATINF 21923)
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 23 janvier 2001.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin criminel 2001 N° 22 p. 60
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 00-84.749
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007068813.
Titrage officiel
1° VENTE - Vente en soldes - Vente en dehors des périodes autorisées - Soldes - Définition - Réduction de prix - Appréciation souveraine des juges du fond.
2° VENTE - Vente en soldes - Vente en dehors des périodes autorisées - Soldes - Définition - Réduction de prix - Publicité susceptible d'induire en erreur inopérante.
Sommaire officiel
1° Selon l'article 28 de la loi du 5 juillet 1996, devenu l'article L. 310-3 du Code de commerce, sont considérées comme soldes les ventes accompagnées ou précédées de publicité et annoncées comme tendant, par une réduction de prix, à l'écoulement accéléré de marchandises en stock. Les juges du fond apprécient souverainement l'existence d'une réduction de prix sur le produit vendu.
2° La publicité susceptible d'induire en erreur le consommateur sur la réduction de prix annoncée avec la vente est inopérante sur la qualification de soldes.
Textes cités
Les liens ouvrent la version de l’article en vigueur aujourd’hui ; à la date de la décision, le texte a pu être différent.
Texte intégral
Deux lettres au moins ; Entrée passe à l’occurrence suivante.
Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.
1REJET du pourvoi formé par :
2- le procureur général près la cour d'appel de Caen,
3contre l'arrêt de ladite cour d'appel, chambre correctionnelle, en date du 15 mai 2000, qui a relaxé Bruno X... du chef de soldes en dehors des périodes autorisées et a débouté la partie civile de ses demandes.
4LA COUR,
5Vu le mémoire produit ;
6Sur le moyen unique de cassation pris de la violation des articles 28 et 31.1°.3°, de la loi du 5 juillet 1996 relative au développement et à la promotion du commerce et de l'artisanat :
7Attendu qu'il résulte de l'arrêt attaqué qu'une société exploitant un hypermarché a organisé une campagne publicitaire annonçant la vente, dans la soirée du 23 décembre 1998, de jouets, de chocolats de Noël et de certains articles textiles ouvrant droit à une remise de 50 % sous forme de bons d'achat ;
8Attendu qu'à la suite de l'opération commerciale, Bruno X..., directeur du magasin, est poursuivi pour avoir fait réaliser des soldes en dehors des périodes fixées par arrêté préfectoral, délit prévu et puni par les articles 28 et 31.1.3°, de la loi du 5 juillet 1996 devenus les articles L. 310-3 et L. 310-5.3°, du Code de commerce ;
9Attendu que, pour relaxer le prévenu, les juges d'appel retiennent que le client, ayant acquitté le prix habituel du produit vendu, ne pouvait utiliser le bon remis à cette occasion qu'à compter du lendemain, pour, le cas échéant, acheter d'autres marchandises ; qu'ils énoncent que ce procédé de vente, destiné à fidéliser la clientèle en accordant, pour des achats ultérieurs, un avoir dont le montant est fixé en proportion du prix des achats réalisés, ne confère pas une réduction de prix sur le produit vendu ;
10Attendu que les juges déduisent de ces énonciations, procédant de leur appréciation souveraine, que, si l'opération promotionnelle, précédée de publicité, a eu pour objet l'écoulement accéléré des stocks de marchandises à caractère saisonnier, elle ne peut caractériser une vente en soldes ;
11Attendu qu'en statuant ainsi la cour d'appel a fait l'exacte application de l'article L. 310-3 du Code de commerce ;
12Qu'en effet, selon ce texte, sont considérées comme soldes les ventes accompagnées ou précédées de publicité et annoncées comme tendant, par une réduction de prix, à l'écoulement accéléré de marchandises en stock ; que la publicité susceptible d'induire en erreur le consommateur sur la réduction de prix annoncée avec la vente est inopérante sur la qualification de soldes ;
13D'où il suit que le moyen ne saurait être accueilli ;
14Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ;
15REJETTE le pourvoi.
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
Poser une question sur cette décision à BRANCO · Vérifier une citation · Toute la jurisprudence pénale