Vous allez quitter votre réponse en cours ; vous la retrouverez dans Dialogue, parmi vos conversations.

1° instruction : Cass. crim., 28 juin 1991, n° 91-82.191

Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 28 juin 1991, 91-82.191, Publié au bulletin

Mots-clés

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
91-82.191
Publication
Bulletin criminel 1991 N° 287 p. 731
Solution
Irrecevabilité et rejet

Référence

Cass. crim., 28 juin 1991, n° 91-82.191, publié au Bulletin

Questions traitées

De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

1° instruction ; Réquisitoire ; Réquisitoire introductif ; Validité ; Conditions ; Pièces justifiant la poursuite ; Chambre d'accusation ; Appréciation souveraine ; 2° action publique ; Mise en mouvement ; Ministère public ; Opportunité des poursuites ; Appréciation

Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

1° Un réquisitoire introductif n'encourt aucune nullité dès lors que la Cour de Cassation est en mesure de s'assurer qu'il satisfait en la forme aux conditions essentielles de son existence légale, la chambre d'accusation analysant souverainement les pièces qui lui ont servi de fondement (1).

Lire le sommaire officiel

Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Irrecevabilité et rejet

Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?

Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?

La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 28 juin 1991.

Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?

Bulletin criminel 1991 N° 287 p. 731

Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Pourvoi n° 91-82.191

Quels arrêts la Cour de cassation rapproche-t-elle de cet arrêt de sa chambre criminelle ?

CONFER : (1°). (1) Cf. Chambre criminelle, 1987-09-01 , Bulletin criminel 1987, n° 308, p. 819 (rejet) ; Chambre criminelle, 1991-06-27 , Bulletin criminel 1991, n° 285, p. 722 (rejet et cassation partielle par voie de retranchement sans renvoi). CONFER : (2°). (2) Cf. Chambre criminelle, 1979-05-21 , Bulletin criminel 1979, n° 178, p. 494 (rejet), et les arrêts cités<br/>

Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?

Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007067559.

Titrage officiel

1° INSTRUCTION - Réquisitoire - Réquisitoire introductif - Validité - Conditions - Pièces justifiant la poursuite - Chambre d'accusation - Appréciation souveraine

2° ACTION PUBLIQUE - Mise en mouvement - Ministère public - Opportunité des poursuites - Appréciation

Références de titrage : 1° MINISTERE PUBLIC - Réquisitions - Réquisitoire introductif - Validité - Conditions - Pièces justifiant la poursuite - Chambre d'accusation - Appréciation souveraine | 2° MINISTERE PUBLIC - Action publique - Exercice - Opportunité des poursuites - Appréciation - Liberté d'action du procureur de la République

Sommaire officiel

1° Un réquisitoire introductif n'encourt aucune nullité dès lors que la Cour de Cassation est en mesure de s'assurer qu'il satisfait en la forme aux conditions essentielles de son existence légale, la chambre d'accusation analysant souverainement les pièces qui lui ont servi de fondement (1).

2° Est irrecevable le moyen qui tend à critiquer l'opportunité de la décision du procureur de la République d'ouvrir une information en l'état des indices recueillis (2).

Textes cités

Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.

Les liens ouvrent la version de l’article en vigueur aujourd’hui ; à la date de la décision, le texte a pu être différent.

Rapprochements officiels

CONFER : (1°). (1) Cf. Chambre criminelle, 1987-09-01 , Bulletin criminel 1987, n° 308, p. 819 (rejet) ; Chambre criminelle, 1991-06-27 , Bulletin criminel 1991, n° 285, p. 722 (rejet et cassation partielle par voie de retranchement sans renvoi). CONFER : (2°). (2) Cf. Chambre criminelle, 1979-05-21 , Bulletin criminel 1979, n° 178, p. 494 (rejet), et les arrêts cités<br/>

Texte intégral

Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.

1IRRECEVABILITE et REJET des pourvois formés par :

2- X... Noé,

3contre :

41° l'arrêt de la chambre d'accusation de la cour d'appel de Paris, en date du 21 février 1990, qui, dans l'information suivie contre lui des chefs d'enlèvement par fraude et violence et de viol sur une mineure de moins de 15 ans, a prononcé l'annulation de pièces produites au dossier sous la forme de photocopies non certifiées conformes et ordonné un supplément d'information ;

52° l'arrêt de la chambre d'accusation de la même cour d'appel en date du 9 novembre 1990, qui l'a renvoyé devant la cour d'assises de Seine-et-Marne sous l'accusation d'enlèvement par fraude ou violence d'une mineure âgée de moins de 15 ans avec cette circonstance que la mineure a été libérée avant le 5e jour et de viol sur la personne de ladite mineure.

6LA COUR,

7Joignant les pourvois en raison de la connexité ;

8Attendu que, par déclaration faite le 29 octobre 1990 auprès du chef de l'établissement pénitentiaire, Noé X... s'est pourvu contre un arrêt de la chambre d'accusation de la cour d'appel de Paris, en date du 26 octobre 1990, alors qu'aucun arrêt le concernant n'a été rendu à cette date qui est celle des débats à l'issue desquels l'affaire a été mise en délibéré ;

9Qu'il s'ensuit que ledit pourvoi est sans objet ;

10Attendu que, par déclaration du 14 novembre 1990, Me Panart, avoué, s'est pourvu au nom de Noé X... contre l'arrêt de la chambre d'accusation du 9 novembre 1990 le renvoyant devant la cour d'assises de Seine-et-Marne ; que, par déclaration faite le 28 novembre 1990 au chef de l'établissement pénitentiaire, Noé X... s'est lui-même pourvu contre ledit arrêt ; qu'ayant épuisé par l'exercice qui en avait déjà été fait en son nom le droit de se pourvoir, il était irrecevable à le faire à nouveau ;

11Vu le mémoire produit ;

12Sur le premier moyen de cassation pris de la violation des articles 80 et 593 du Code de procédure pénale, défaut de motifs, manque de base légale :

13" en ce que l'arrêt du 21 février 1990 a refusé d'annuler le réquisitoire introductif et l'ensemble de la procédure subséquente :

14" aux motifs que le procès-verbal n° 511 du 12 avril 1989 établi par la gendarmerie de Chelles, seul visé par le réquisitoire, était suffisant pour faire naître aux yeux du procureur de la République des présomptions graves d'enlèvement et de viol d'une mineure par un auteur soupçonné mais encore incertain ; qu'informé par téléphone par les gendarmes, à qui il avait demandé de poursuivre l'enquête, de ce que la victime avait reconnu son ravisseur, s'il n'avait pas encore matériellement reçu ce complément d'enquête lors de la rédaction de son réquisitoire, le procureur de la République avait tout au moins connaissance des éléments lui permettant de requérir l'ouverture d'une information des chefs qu'il a énoncés ;

15" alors que les pièces visées dans le réquisitoire introductif doivent permettre, dès l'origine de la procédure, de déterminer, par les indications qu'elles contiennent, l'objet exact et l'étendue de la saisine du juge d'instruction ; qu'en l'espèce, les termes du procès-verbal de gendarmerie joint au réquisitoire introductif ne révèlent aucun élément susceptible de constituer des faits de viol ou d'enlèvement de mineur et ne pouvaient en conséquence suffire à fonder l'ouverture d'une information de ces chefs ; qu'ainsi sont entachés d'une nullité d'ordre public ledit réquisitoire et l'instruction qui s'en est suivie " ;

16Attendu que la chambre d'accusation était saisie de conclusions par lesquelles l'inculpé invoquait la nullité du réquisitoire introductif au motif que celui-ci était notamment fondé sur un procès-verbal de gendarmerie qui lui était postérieur et n'y était pas joint ;

17Attendu que, pour écarter cette demande, les juges relèvent que le réquisitoire introductif, en date du 19 avril 1989, délivré contre personne non dénommée, vise un procès-verbal de gendarmerie en date du 12 avril 1989 qui y est annexé mais que le 18 avril le procureur de la République avait demandé des vérifications complémentaires à la brigade des recherches de la gendarmerie de Paris, laquelle lui en avait communiqué les résultats par téléphone puis avait consigné ses opérations dans un procès-verbal ;

18Attendu qu'en statuant ainsi, par une analyse souveraine des pièces annexées au réquisitoire et alors que le réquisitoire introductif satisfait en la forme aux conditions essentielles de son existence légale, la chambre d'accusation a justifié sa décision sans encourir les griefs allégués ;

19Que le moyen, irrecevable en ce qu'il consiste à critiquer l'opportunité de la décision du procureur de la République d'ouvrir une information en l'état des indices recueillis, n'est pas fondé ;

20Sur le deuxième moyen de cassation : (sans intérêt) ;

21Sur le troisième moyen de cassation : (sans intérêt) ;

22Sur le quatrième moyen de cassation : (sans intérêt) ;

23Et attendu que les arrêts sont réguliers en la forme ; que la chambre d'accusation était compétente, qu'il en est de même de la cour d'assises devant laquelle Noé X... a été renvoyé et que les faits, objet de l'accusation, sont qualifiés crimes par la loi ;

24DECLARE sans objet le pourvoi formé le 29 octobre 1990 ;

25DECLARE IRRECEVABLE le pourvoi formé le 28 novembre 1990 contre l'arrêt du 9 novembre 1990 ;

26REJETTE les autres pourvois.

Source

Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.

Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
91-82.191
Publication
Bulletin criminel 1991 N° 287 p. 731
Solution
Irrecevabilité et rejet

Référence

Cass. crim., 28 juin 1991, n° 91-82.191, publié au Bulletin

Articles cités

Même mois

Tous les arrêts de juin 1991