Syndicats : Cass. crim., 29 octobre 1969, n° 69-90.777
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 29 octobre 1969, 69-90.777, Publié au bulletin
Mots-clés
- Syndicats
- Action civile
- Intérêts collectifs de la profession
- Définition
- Syndicat des chauffeurs de taxi
- REJET
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 69-90.777
- Publication
- Bulletin Criminel Cour de Cassation Chambre criminelle N. 274
- Solution
- REJET
Référence
Cass. crim., 29 oct. 1969, n° 69-90.777, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Syndicats ; Action civile ; Intérêts collectifs de la profession ; Définition ; Syndicat des chauffeurs de taxi
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Un syndicat professionnel n'est recevable à se porter partie civile que pour la défense des intérêts collectifs de la profession. Est justifié l'arrêt qui pour déclarer irrecevable la constitution de partie civile d'un syndicat constate que les faits reprochés à un accusé ne sont pas de nature à causer un préjudice, même indirect, distinct du préjudice social dont le Ministère public poursuit la réparation, aux intérêts collectifs de la profession représentée par le syndicat (1).
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
REJET
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 29 octobre 1969.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin Criminel Cour de Cassation Chambre criminelle N. 274
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 69-90.777
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007057181.
Titrage officiel
SYNDICATS - Action civile - Intérêts collectifs de la profession - Définition - Syndicat des chauffeurs de taxi
Références de titrage : * ACTION CIVILE - Préjudice - Syndicats - Dommage à l'ordre social (non). | * ACTION CIVILE - Préjudice - Syndicats - Intérêts collectifs de la profession - Syndicat des chauffeurs de taxi. | * ACTION CIVILE - Recevabilité - Syndicats - Intérêts collectifs de la profession - Cochers - Chauffeurs de voiture de la région parisienne - Vol qualifié au préjudice d'un chauffeur de taxi. | * SYNDICATS - Action civile - Intérêts collectifs de la profession - Dommage à l'ordre social (non).
Sommaire officiel
Un syndicat professionnel n'est recevable à se porter partie civile que pour la défense des intérêts collectifs de la profession. Est justifié l'arrêt qui pour déclarer irrecevable la constitution de partie civile d'un syndicat constate que les faits reprochés à un accusé ne sont pas de nature à causer un préjudice, même indirect, distinct du préjudice social dont le Ministère public poursuit la réparation, aux intérêts collectifs de la profession représentée par le syndicat (1).
Texte intégral
Deux lettres au moins ; Entrée passe à l’occurrence suivante.
Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.
1REJET DU POURVOI DE LA CHAMBRE SYNDICALE DES COCHERS-CHAUFFEURS DE VOITURES DE PLACE DE LA REGION PARISIENNE CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'ASSISES DE LA SEINE DU 5 FEVRIER 1969 QUI A DECLARE IRRECEVABLE SA CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE DANS UNE POURSUITE POUR VOL QUALIFIE CONTRE X... (ATILA), Y... (UNCU) ET Z... (MEHMED) LA COUR, VU LE MEMOIRE PRODUIT ;
2SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION PAR DEFAUT D'APPLICATION DE L'ARTICLE 11, DU LIVRE III DU CODE DU TRAVAIL, DEFAUT DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE, "EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE DECLARE UN SYNDICAT PROFESSIONNEL GROUPANT DES CHAUFFEURS DE TAXIS NON RECEVABLE A EXERCER LES ACTIONS DE LA PARTIE CIVILE A L'OCCASION D'ATTENTATS CRIMINELS A L'EGARD D'UN DES MEMBRES DE LA PROFESSION AU COURS DE L'EXERCICE DE CELLE-CI ET EN RAISON MEME DES CONDITIONS DANS LESQUELLES CELLE-CI DOIT S'EXERCER ET DES RISQUES AUXQUELS ELLE LES EXPOSE PAR LE SEUL FAIT DE L'EXERCER, AU SEUL MOTIF QUE LA DEMANDERESSE N'ETABLIT PAS QUE LES INFRACTIONS POURSUIVIES AIENT CAUSE A L'INTERET COLLECTIF DE LA PROFESSION UN PREJUDICE QUI PUISSE DISTINGUER DU PREJUDICE SOCIAL DONT LA REPARATION EST POURSUIVIE PAR LE MINISTERE PUBLIC, ALORS QUE L'INTERET DE LA PROFESSION PEUT ETRE DISTINCT DE L'INTERET SOCIAL DONT LE MINISTERE PUBLIC A POUR MISSION DE POURSUIVRE LA PROTECTION ET CE SANS FAIRE CONNAITRE EN QUOI IL NE S'EN DISTINGUAIT PAS DANS L'ESPECE";
3ATTENDU QU'AU COURS DU JUGEMENT DE LA CAUSE DES NOMMES X..., Y... ET Z... RECONNUS COUPABLES COMME CO-AUTEURS D'UN VOL QUALIFIE COMMIS AU PREJUDICE DE A..., LA CHAMBRE SYNDICALE DES COCHERS-CHAUFFEURS DE VOITURE DE PLACE DE LA REGION PARISIENNE S'EST CONSTITUEE PARTIE CIVILE ET A DEPOSE DES CONCLUSIONS TENDANT AU VERSEMENT A SON PROFIT D'UNE SOMME DE 1 FRANC A TITRE DE DOMMAGES-INTERETS;
4QU'IL ETAIT SOUTENU DANS CES CONCLUSIONS QUE LE CRIME DONT A ETE VICTIME A... L'AVAIT ETE A L'OCCASION DE L'EXERCICE DE LA PROFESSION DE "CHAUFFEUR DE TAXI" ET AVAIT DES LORS CAUSE UN PREJUDICE A LA CORPORATION QUE REPRESENTE LA CHAMBRE SYNDICALE;
5ATTENDU QUE POUR DECLARER IRRECEVABLE LA CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE DONT S'AGIT, L'ARRET ATTAQUE ENONCE QUE LES FAITS REPROCHES AUX ACCUSES, S'ILS SONT ETABLIS, NE SONT PAS DE NATURE A CAUSER UN PREJUDICE, MEME INDIRECT, DISTINCT DU PREJUDICE SOCIAL DONT LE MINISTERE PUBLIC POURSUIT LA REPARATION, AUX INTERETS COLLECTIFS DE LA PROFESSION DE CHAUFFEUR DE TAXI REPRESENTEE PAR LE SYNDICAT DEMANDEUR ;
6ATTENDU QU'EN SE FONDANT SUR CES MOTIFS, LA COUR QUI A ADMIS D'AUTRE PART L'ACTION DE A... LEQUEL S'ETAIT LUI-MEME PORTE PARTIE CIVILE A JUSTIFIE SA DECISION ET QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI;
7ET ATTENDU QUE L'ARRET EST REGULIER EN LA FORME;
8REJETTE LE POURVOI PRESIDENT : M ROLLAND RAPPORTEUR : M LEGRIS AVOCAT GENERAL : M BOUCHERON AVOCAT : M LE SUEUR
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
Poser une question sur cette décision à BRANCO · Vérifier une citation · Toute la jurisprudence pénale