Travail. : Cass. crim., 4 novembre 1964, n° 64-92.184
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 4 novembre 1964, 64-92.184, Publié au bulletin
Mots-clés
- Travail.
- Hygiene et securite des travailleurs.
- Travaux de construction (decret du 9 aout 1925).
- Toits en materiaux fragiles.
- Dispositifs de protection.
- Responsabilite.
- Chef d'entreprise
- Ancien code pénal, article 65
- Code de procédure pénale, article 620
- Code du travail, article 3
- Cassation
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 64-92.184
- Publication
- Bulletin criminel 1964 N° 287
- Solution
- Cassation
Référence
Cass. crim., 4 nov. 1964, n° 64-92.184, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Travail. ; Hygiene et securite des travailleurs. ; Travaux de construction (decret du 9 aout 1925). ; Toits en materiaux fragiles. ; Dispositifs de protection. ; Responsabilite. ; Chef d'entreprise
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
LES DISPOSITIONS EDICTEES PAR LE CODE DU TRAVAIL OU LES DECRETS PRIS POUR SON APPLICATION EN VUE D'ASSURER L'HYGIENE ET LA SECURITE DES TRAVAILLEURS, SONT D'APPLICATION STRICTE. IL APPARTIENT AU CHEF D'ENTREPRISE DE VEILLER PERSONNELLEMENT ET A TOUT MOMENT A LEUR CONSTANTE APPLICATION.
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Cassation
Que décide la chambre criminelle de la Cour de cassation dans son dispositif ?
PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, DANS L'INTERET DE LA LOI ET SANS RENVOI, LE JUGEMENT DU TRIBUNAL DE POLICE DE NIMES DU 27 FEVRIER 1964 PRESIDENT : M ZAMBEAUX - RAPPORTEUR : M COMTE - AVOCAT GENERAL : M BARC
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
- Ancien code pénal, article 65
- Code de procédure pénale, article 620
- Code du travail, article 3
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 4 novembre 1964.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin criminel 1964 N° 287
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 64-92.184
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007056036.
Titrage officiel
TRAVAIL. - HYGIENE ET SECURITE DES TRAVAILLEURS. - TRAVAUX DE CONSTRUCTION (DECRET DU 9 AOUT 1925). - TOITS EN MATERIAUX FRAGILES. - DISPOSITIFS DE PROTECTION. - RESPONSABILITE. - CHEF D'ENTREPRISE.
Références de titrage : * TRAVAIL - Hygiène et sécurité des travailleurs - Mesures d'application stricte.
Sommaire officiel
LES DISPOSITIONS EDICTEES PAR LE CODE DU TRAVAIL OU LES DECRETS PRIS POUR SON APPLICATION EN VUE D'ASSURER L'HYGIENE ET LA SECURITE DES TRAVAILLEURS, SONT D'APPLICATION STRICTE. IL APPARTIENT AU CHEF D'ENTREPRISE DE VEILLER PERSONNELLEMENT ET A TOUT MOMENT A LEUR CONSTANTE APPLICATION.
Textes cités
- Ancien code pénal, article 65
- Code de procédure pénale, article 620 · sur ce site
- Code du travail, article 3
Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.
Les liens ouvrent la version de l’article en vigueur aujourd’hui ; à la date de la décision, le texte a pu être différent.
Texte intégral
Deux lettres au moins ; Entrée passe à l’occurrence suivante.
Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.
1CASSATION SUR LE POURVOI FORME, DANS L'INTERET DE LA LOI, PAR LE PROCUREUR GENERAL PRES LA COUR DE CASSATION, D'ORDRE DU GARDE DES SCEAUX, CONTRE UN JUGEMENT DU TRIBUNAL DE POLICE DE NIMES, EN DATE DU 27 FEVRIER 1964, QUI A RELAXE X... D'UNE POURSUITE EXERCEE CONTRE LUI, POUR INFRACTION AU CODE DU TRAVAIL LA COUR, VU LE REQUISITOIRE DU PROCUREUR GENERAL EN DATE DU 9 JUILLET 1964 ;
2VU L'ARTICLE 620 DU CODE DE PROCEDURE PENALE ;
3SUR LE MOYEN PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 49, PARAGRAPHE 3, DU DECRET DU 9 AOUT 1925 MODIFIE ET 173 DU LIVRE II DU CODE DU TRAVAIL, ENSEMBLE DE L'ARTICLE 65 DU CODE PENAL ;
4VU LESDITS ARTICLES ;
5ATTENDU QUE, SELON LES DISPOSITIONS DE L'ARTICLE 65 DU CODE PENAL, AUCUNE INFRACTION NE PEUT ETRE EXCUSEE SI CE N'EST DANS LES CAS ET DANS LES CIRCONSTANCES OU LA LOI DECLARE LE FAIT EXCUSABLE ;
6ATTENDU D'AUTRE PART QUE L'ARTICLE 173 DU LIVRE II DU CODE DU TRAVAIL PUNIT D'UNE AMENDE DE POLICE LES CHEFS D'ETABLISSEMENT, DIRECTEURS, GERANTS OU PREPOSES QUI ONT CONTREVENU AUX DISPOSITIONS DES CHAPITRES I ET IV DU TITRE II DE CE MEME LIVRE CONCERNANT L'HYGIENE ET LA SECURITE DES TRAVAILLEURS, AINSI QUE DES REGLEMENTS PRIS POUR LEUR EXECUTION ;
7ATTENDU ENFIN, QUE LE DECRET DU 9 AOUT 1925 MODIFIE, RELATIF AUX MESURES DE PROTECTION ET DE SALUBRITE APPLICABLES DANS LES CHANTIERS DU BATIMENT ET DES TRAVAUX PUBLICS, DISPOSE DANS SON ARTICLE 49, ALINEA 3 : "LES OUVRIERS OCCUPES SUR LES TOITS EN MATERIAUX FRAGILES OU PEU RESISTANTS (TELS QUE VITRES, PLAQUES EN AGGLOMERE A BASE DE CIMENT, ETC) DOIVENT TRAVAILLER SUR DES ECHAFAUDAGES, PLATES-FORMES, PLANCHES OU ECHELLES LEUR PERMETTANT DE NE PAS AVOIR A PRENDRE APPUI DIRECTEMENT SUR CES MATERIAUX" ;
8ATTENDU QU'IL RESULTE DU PROCES-VERBAL ETABLI PAR L'INSPECTEUR DU TRAVAIL QUE, LE 27 AOUT 1963, Y..., OUVRIER D'ENTRETIEN AU SERVICE DE X..., DIRECTEUR DES "DISTILLERIES DES COSTIERES" A VAUVERT (GARD), EN PROCEDANT A LA REFECTION D'UNE TOITURE, A FAIT UNE CHUTE GRAVE A LA SUITE DE LA BRUSQUE RUPTURE D'UNE PLAQUE EN FIBROCIMENT SUR LAQUELLE IL AVAIT DIRECTEMENT PRIS APPUI ;
9QUE, POURSUIVI POUR CONTRAVENTION A L'ARTICLE 49, ALINEA 3, DU DECRET DU 9 AOUT 1925, X... A ETE RELAXE PAR LE TRIBUNAL DE POLICE DE NIMES, AU MOTIF QU'IL AVAIT MIS A LA DISPOSITION DE SON OUVRIER - LEQUEL JOUISSAIT D'UNE CERTAINE AUTONOMIE POUR EXECUTER SON TRAVAIL - TOUT LE MATERIEL LUI PERMETTANT DE MENER SA TACHE A BIEN DANS LES CONDITIONS VOULUES PAR LA REGLEMENTATION EN VIGUEUR ET QU'UN DIRECTEUR D'ENTREPRISE NE SAURAIT ETRE TENU DE SURVEILLER CONSTAMMENT LES DIVERS CHANTIERS QU'IL EXPLOITE "ET DE SUIVRE NOTAMMENT UN OUVRIER SPECIALISE DETACHE POUR L'EXECUTION D'UN TRAVAIL PARTICULIER, DES LORS QU'IL LUI A DONNE, COMME EN L'ESPECE, TOUTE FACULTE POUR ASSURER SA PROTECTION" ;
10MAIS ATTENDU QUE LES DISPOSITIONS CI-DESSUS RAPPELEES DU TEXTE VISE PAR LA POURSUITE, SONT IMPERATIVES ;
11QU'IL APPARTIENT AU CHEF D'ENTREPRISE DE VEILLER PERSONNELLEMENT A LA STRICTE EXECUTION DES PRESCRIPTIONS REGLEMENTAIRES DESTINEES A ASSURER LA PROTECTION ET LA SECURITE DE SON PERSONNEL ;
12D'OU IL SUIT QU'EN ADMETTANT, COMME IL L'A FAIT, UNE EXCUSE A UNE CONTRAVENTION REGULIEREMENT CONSTATEE, LE JUGE DE POLICE A VIOLE LES ARTICLES SUSVISES ;
13PAR CES MOTIFS : CASSE ET ANNULE, DANS L'INTERET DE LA LOI ET SANS RENVOI, LE JUGEMENT DU TRIBUNAL DE POLICE DE NIMES DU 27 FEVRIER 1964 PRESIDENT : M ZAMBEAUX - RAPPORTEUR : M COMTE - AVOCAT GENERAL : M BARC
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
Poser une question sur cette décision à BRANCO · Vérifier une citation · Toute la jurisprudence pénale