1° chambre d'accusation : Cass. crim., 6 février 1992, n° 91-86.282
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 6 février 1992, 91-86.282, Publié au bulletin
Mots-clés
- 1° chambre d'accusation
- Procédure
- Débats
- Audition des parties
- Ordre
- Inculpé ou son conseil
- Audition le dernier
- Portée
- 2° controle judiciaire
- Demande de mainlevée ou de modification
- Demande de mainlevée partielle
- Rejet
- Appel
- Appel de l'inculpé
- Demande de mainlevée d'une autre obligation
- Recevabilité (non)
- Code de procédure pénale, article 199
- Code de procédure pénale, article 140
- Code de procédure pénale, article 593
- Code de procédure pénale, article 138
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 91-86.282
- Publication
- Bulletin criminel 1992 N° 58 p. 140
- Solution
- Rejet
Référence
Cass. crim., 6 févr. 1992, n° 91-86.282, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
1° chambre d'accusation ; Procédure ; Débats ; Audition des parties ; Ordre ; Inculpé ou son conseil ; Audition le dernier ; Portée ; 2° controle judiciaire ; Demande de mainlevée ou de modification ; Demande de mainlevée partielle ; Rejet ; Appel ; Appel de l'inculpé ; Demande de mainlevée d'une autre obligation ; Recevabilité (non)
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
1° Devant la chambre d'accusation, la règle selon laquelle l'inculpé ou son conseil doit avoir la parole le dernier n'implique pas que, lorsque l'un d'eux a usé de ce droit, la parole soit en outre donnée à l'autre (1).
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Rejet
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 6 février 1992.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin criminel 1992 N° 58 p. 140
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 91-86.282
Quels arrêts la Cour de cassation rapproche-t-elle de cet arrêt de sa chambre criminelle ?
CONFER : (1°). (1) Cf. A rapprocher : Chambre criminelle, 1983-09-28 , Bulletin criminel 1983, n° 232, p. 592 (cassation : arrêts n°s 1 et 2) ; Chambre criminelle, 1984-10-23 , Bulletin criminel 1984, n° 312, p. 827 (cassation) ; Chambre criminelle, 1984-11-29 , Bulletin criminel 1984, n° 376, p. 1010 (cassation) ; Chambre criminelle, 1989-05-10 , Bulletin criminel 1989, n° 186, p. 478 (cassation). CONFER : (2°). (2) Cf. A rapprocher : Chambre criminelle, 1976-02-12 , Bulletin criminel 1976, n° 56, p. 133 (rejet) ; Chambre criminelle, 1991-03-28 , Bulletin criminel 1991, n° 150, p. 382 (rejet) ; Chambre criminelle, 1991-04-11 , Bulletin criminel 1991, n° 176, p. 448 (rejet).
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007067685.
Titrage officiel
1° CHAMBRE D'ACCUSATION - Procédure - Débats - Audition des parties - Ordre - Inculpé ou son conseil - Audition le dernier - Portée
2° CONTROLE JUDICIAIRE - Demande de mainlevée ou de modification - Demande de mainlevée partielle - Rejet - Appel - Appel de l'inculpé - Demande de mainlevée d'une autre obligation - Recevabilité (non)
Références de titrage : 1° DROITS DE LA DEFENSE - Chambre d'accusation - Débats - Audition des parties - Ordre - Inculpé ou son conseil - Audition le dernier - Portée | 2° CONTROLE JUDICIAIRE - Chambre d'accusation - Appel des ordonnances du juge d'instruction - Ordonnance statuant sur une demande de mainlevée partielle - Demande de mainlevée d'une autre obligation - Recevabilité (non) | 2° CHAMBRE D'ACCUSATION - Contrôle judiciaire - Ordonnance rejetant une demande de mainlevée - Appel - Demande de mainlevée d'une autre obligation - Recevabilité (non)
Sommaire officiel
1° Devant la chambre d'accusation, la règle selon laquelle l'inculpé ou son conseil doit avoir la parole le dernier n'implique pas que, lorsque l'un d'eux a usé de ce droit, la parole soit en outre donnée à l'autre (1).
2° L'inculpé, qui a vainement demandé au juge d'instruction la mainlevée de l'une des obligations auxquelles il était soumis au titre du contrôle judiciaire, est irrecevable à demander à la chambre d'accusation, saisie de son appel, la mainlevée d'une autre obligation (2).
Textes cités
- Code de procédure pénale, article 199 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 140 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 593 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 138 · sur ce site
Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.
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Rapprochements officiels
CONFER : (1°). (1) Cf. A rapprocher : Chambre criminelle, 1983-09-28 , Bulletin criminel 1983, n° 232, p. 592 (cassation : arrêts n°s 1 et 2) ; Chambre criminelle, 1984-10-23 , Bulletin criminel 1984, n° 312, p. 827 (cassation) ; Chambre criminelle, 1984-11-29 , Bulletin criminel 1984, n° 376, p. 1010 (cassation) ; Chambre criminelle, 1989-05-10 , Bulletin criminel 1989, n° 186, p. 478 (cassation). CONFER : (2°). (2) Cf. A rapprocher : Chambre criminelle, 1976-02-12 , Bulletin criminel 1976, n° 56, p. 133 (rejet) ; Chambre criminelle, 1991-03-28 , Bulletin criminel 1991, n° 150, p. 382 (rejet) ; Chambre criminelle, 1991-04-11 , Bulletin criminel 1991, n° 176, p. 448 (rejet).
Texte intégral
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1REJET du pourvoi formé par :
2- X... Max,
3contre l'arrêt de la chambre d'accusation de la cour d'appel de Pau en date du 15 octobre 1991 qui, dans l'information ouverte contre lui des chefs de violences volontaires commises avec préméditation et à l'aide d'armes, a confirmé l'ordonnance du juge d'instruction rejetant sa demande de mainlevée partielle du contrôle judiciaire.
4LA COUR,
5Vu le mémoire personnel régulièrement produit ;
6Attendu qu'il résulte de l'arrêt attaqué que, sur les indications de l'Office central de répression du trafic des êtres humains, ont été découverts, dans un " laboratoire " dépendant de la " clinique " exploitée par Max X..., de nombreux objets et matériels utilisés pour pratiquer des sévices de type sado-masochiste ; que Max X..., ressortissant belge, dirigeant du Centre de recherche des réflexes corticaux, association dont le siège est en Belgique, a été inculpé de violences volontaires commises avec préméditation et à l'aide d'armes, et a été placé sous contrôle judiciaire avec obligation de ne pas sortir du département des Pyrénées-Atlantiques, de ne pas recevoir ou rencontrer son coïnculpé Kim Y..., et de ne pas se livrer à des activités d'expérimentation quelconques sur les personnes humaines ; que le 20 septembre 1991 il a sollicité la mainlevée de la première obligation précitée, en invoquant la nécessité de se rendre à Bruxelles et d'y séjourner quelques semaines ; que sa demande a été rejetée par une ordonnance du 24 septembre 1991, dont il a relevé appel ;
7En cet état :
8Sur le premier moyen de cassation, pris de la violation des articles 199 du Code de procédure pénale et 6 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
9Attendu que la chambre d'accusation, après le rapport du président, a entendu l'inculpé et son conseil, Me Blanco, en leurs observations sommaires, puis le substitut du procureur général en ses réquisitions, enfin de nouveau l'inculpé, qui a eu la parole le dernier ; que, Me Blanco ayant demandé à répondre aux réquisitions du ministère public, le président lui a opposé un refus dont il a demandé acte par conclusions ; que, pour rejeter lesdites conclusions, les juges retiennent que l'inculpé a eu la parole le dernier, dans le respect des droits de la défense, et qu'aucun texte de procédure ne prévoit, lors des débats devant la chambre d'accusation, de discussion entre les parties ou de répliques entre elles ;
10Attendu qu'en cet état l'arrêt n'encourt pas le grief allégué ; qu'en effet, s'il se déduit des dispositions de l'article 199 du Code de procédure pénale et des principes généraux du droit que, devant la chambre d'accusation, l'inculpé ou son conseil doit avoir la parole le dernier, cette règle n'implique pas que, devant cette juridiction, lorsque l'un d'eux a usé de ce droit, la parole soit en outre donnée à l'autre ;
11D'où il suit que le moyen doit être écarté ;
12Sur le deuxième moyen de cassation, pris de la violation des articles 140 et 593 du Code de procédure pénale ;
13Attendu que, pour confirmer l'ordonnance déférée, la juridiction du second degré, après avoir exposé les faits de la cause et relaté le comportement de l'inculpé qui, lors d'un interrogatoire sur le fond, avait refusé de répondre aux questions du magistrat instructeur et quitté le cabinet de celui-ci, retient que l'information doit se poursuivre, que de nouvelles inculpations vont être notifiées à Max X... et que, compte tenu de son comportement, il n'y a pas lieu de l'autoriser à se rendre en Belgique où il pourrait se réfugier pour ne plus revenir en France, d'autant qu'étant ressortissant belge, son extradition ne pourrait être accordée ; qu'elle en déduit que le maintien du contrôle judiciaire s'impose, tant à raison des nécessités de l'instruction qu'à titre de mesure de sûreté ;
14Attendu qu'en l'état de ces motifs la chambre d'accusation a justifié sa décision au regard de l'article 140 du Code de procédure pénale ;
15D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ;
16Sur le troisième moyen de cassation, pris de la violation de l'article 138 du Code de procédure pénale ;
17Attendu qu'aux termes du mémoire déposé par lui devant la chambre d'accusation, Max X... sollicitait l'annulation de l'obligation, mise à sa charge par le magistrat instructeur, " de ne pas se livrer à des activités d'expérimentation quelconques sur les personnes humaines " ; qu'il faisait valoir à cet effet que cette obligation n'était pas prévue par l'article 138 du Code de procédure pénale ;
18Attendu que pour rejeter sa demande comme irrecevable les juges relèvent que sa requête en mainlevée partielle du contrôle judiciaire ne portait que sur l'interdiction de sortir du département des Pyrénées-Atlantiques, et non sur l'obligation précitée ;
19Attendu qu'en prononçant ainsi la chambre d'accusation, loin de méconnaître les dispositions invoquées, en a fait au contraire l'exacte application ; qu'au demeurant, l'activité interdite à l'inculpé est de nature professionnelle au sens de l'article 138. 12° du Code de procédure pénale ;
20D'où il suit que le moyen ne peut être admis ;
21Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ;
22REJETTE le pourvoi.
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
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