Sante publique : Cass. crim., 6 mars 1974, n° 73-90.148
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 6 mars 1974, 73-90.148, Publié au bulletin
Mots-clés
- Sante publique
- Etablissements dangereux, insalubres ou incommodes
- Infractions
- Infraction à arrêté préfectoral
- Bruits et trépidations nocturnes compromettant la santé, la sécurité ou la tranquillité du voisinage
- Fait justificatif tiré d'impérieuses nécessités professionnelles (non)
- Code de procédure pénale, article 473
- Code de procédure pénale, article 749
- Code de procédure pénale, article 750
- REJET
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 73-90.148
- Publication
- Bulletin Criminel Cour de Cassation Chambre criminelle N. 100 P. 257
- Solution
- REJET
Référence
Cass. crim., 6 mars 1974, n° 73-90.148, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Sante publique ; Etablissements dangereux, insalubres ou incommodes ; Infractions ; Infraction à arrêté préfectoral ; Bruits et trépidations nocturnes compromettant la santé, la sécurité ou la tranquillité du voisinage ; Fait justificatif tiré d'impérieuses nécessités professionnelles (non)
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
La règlementation prise en application de la législation sur les établissements dangereux, insalubres ou incommodes afin d 'assurer la santé, la sécurité et la tranquillité du voisinage, en réduisant notamment les bruits nocturnes, est établie en fonction des nécessités inhérentes aux professions considérées ; dès lors le contrevenant, qui ne justifie d'ailleurs pas avoir obtenu une dérogation individuelle conformément aux dispositions de l'article 19 de la loi du 19 décembre 1917, ne saurait faire état "d 'impérieuses nécessités professionnelles", pour tenter d'échapper à sa responsabilité pénale.
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
REJET
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 6 mars 1974.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin Criminel Cour de Cassation Chambre criminelle N. 100 P. 257
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 73-90.148
Quels arrêts la Cour de cassation rapproche-t-elle de cet arrêt de sa chambre criminelle ?
(1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1896-07-03 Bulletin Criminel 1896 N. 219 P. 344 (CASSATION)<br/>
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007057750.
Titrage officiel
SANTE PUBLIQUE - Etablissements dangereux, insalubres ou incommodes - Infractions - Infraction à arrêté préfectoral - Bruits et trépidations nocturnes compromettant la santé, la sécurité ou la tranquillité du voisinage - Fait justificatif tiré d'impérieuses nécessités professionnelles (non).
Sommaire officiel
La règlementation prise en application de la législation sur les établissements dangereux, insalubres ou incommodes afin d 'assurer la santé, la sécurité et la tranquillité du voisinage, en réduisant notamment les bruits nocturnes, est établie en fonction des nécessités inhérentes aux professions considérées ; dès lors le contrevenant, qui ne justifie d'ailleurs pas avoir obtenu une dérogation individuelle conformément aux dispositions de l'article 19 de la loi du 19 décembre 1917, ne saurait faire état "d 'impérieuses nécessités professionnelles", pour tenter d'échapper à sa responsabilité pénale.
Textes cités
- Code de procédure pénale, article 473
- Code de procédure pénale, article 749
- Code de procédure pénale, article 750
Les liens ouvrent la version de l’article en vigueur aujourd’hui ; à la date de la décision, le texte a pu être différent.
Rapprochements officiels
(1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1896-07-03 Bulletin Criminel 1896 N. 219 P. 344 (CASSATION)<br/>
Texte intégral
Deux lettres au moins ; Entrée passe à l’occurrence suivante.
Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.
1REJET DU POURVOI DE X... (PAUL), CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE REIMS, CHAMBRE CORRECTIONNELLE, EN DATE DU 22 DECEMBRE 1972 QUI, POUR INFRACTION A LA REGLEMENTATION SUR LES ETABLISSEMENTS DANGEREUX, INSALUBRES OU INCOMMODES, A ETE CONDAMNE A 2000 FRANCS D'AMENDE AINSI QU'A DES REPARATIONS CIVILES. LA COUR, VU LES MEMOIRES PRODUITS EN DEMANDE ET EN DEFENSE ;
2SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 36 DU DECRET DU 1ER AVRIL 1964, DE L'ARTICLE 2 DE L'ARRETE PREFECTORAL DU 22 MAI 1954 MODIFIE PAR CELUI DU 8 MAI 1970, DES ARTICLES 473, 749 ET 750 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, 102 DU DECRET DU 20 JUILLET 1972 ET 7 DE LA LOI DU 20 AVRIL 1810, DEFAUT ET CONTRADICTION DE MOTIFS, ET MANQUE DE BASE LEGALE, " EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A CONDAMNE LE DEMANDEUR AU PAIEMENT D'UNE AMENDE DE 2000 FRANCS ET DE 60000 FRANCS DE DOMMAGES-INTERETS, POUR TROUBLES DE VOISINAGE ;
3" AUX MOTIFS QUE DES BRUITS PARTICULIEREMENT GENANTS PROVENAIENT DE L'USINE DE X..., DE JOUR ET DE NUIT, ET QU'IL EN RESULTAIT DES INCONVENIENTS POUR LE VOISINAGE ;
4" ALORS QUE LES BRUITS CONSIDERES ETAIENT LIES A L'EXERCICE D'UNE PROFESSION ET QUE LES JUGES DU FOND NE POUVAIENT SE DISPENSER DE RECHERCHER S'ILS N'ETAIENT PAS LA CONSEQUENCE DE NECESSITES PROFESSIONNELLES IMPERIEUSES, CE QUI LEUR AURAIT RETIRE TOUT CARACTERE REPREHENSIBLE " ;
5ATTENDU QU'IL APPERT DE L'ARRET ATTAQUE QU'A REIMS, LE 10 DECEMBRE 1971, A 5 H 15, IL A ETE REGULIEREMENT CONSTATE PAR PROCES-VERBAL DE L'INSPECTEUR DES ETABLISSEMENTS CLASSES QU'UN BRUIT CONTINU DE MOTEURS, DE NATURE A GENER LE VOISINAGE, EMANAIT DE L'USINE BOWATER, AFFECTEE A LA FABRICATION D'EMBALLAGES ET CARTONNAGES ;
6ATTENDU QU'EN L'ETAT DE CES CONSTATATIONS, ET ALORS QU'IL N'A ETE, A AUCUN MOMENT, CONTESTE QUE CETTE USINE ETAIT SOUMISE PAR SA NATURE A LA LEGISLATION SUR LES ETABLISSEMENTS DANGEREUX, INSALUBRES OU INCOMMODES, C'EST A BON DROIT QUE LA COUR D'APPEL A DECLARE X..., DIRECTEUR GENERAL DE LA SOCIETE BOWATER-EMBALLAGES, COUPABLE D'INFRACTION AUX PRESCRIPTIONS DE L'ARTICLE 2 DE L'ARRETE PREFECTORAL DE LA MARNE DU 22 MAI 1954, MODIFIE PAR CELUI DU 8 MAI 1970 ET PRIS EN APPLICATION DE L'ARTICLE 24 DU DECRET DU 1ER AVRIL 1964 POUR ASSURER, CONFORMEMENT AUX DISPOSITIONS DE LA LOI DU 19 DECEMBRE 1917 " LA SANTE, LA SALUBRITE ET LA COMMODITE DU VOISINAGE ", CE TEXTE PREVOYANT NOTAMMENT QUE " TOUS MOTEURS SERONT INSTALLES DE TELLE SORTE QUE LEUR FONCTIONNEMENT NE PUISSE ETRE DE NATURE A COMPROMETTRE LA SANTE, LA SECURITE OU LA TRANQUILITE DU VOISINAGE PAR LE BRUIT ET LES TREPIDATIONS, ET CE NOTAMMENT AU COURS DE LA NUIT ", ET LUI A FAIT APPLICATION DES PEINES PREVUES PAR L'ARTICLE 36 DU MEME DECRET ;
7ATTENDU QU'A LA DIFFERENCE DE L'ARTICLE R 34-8° DU CODE PENAL QUI NE CONCERNE PAS LES BRUITS PROFESSIONNELS, LA DISPOSITION REGLEMENTAIRE DONT LA VIOLATION A ETE CONSTATEE AVAIT PRECISEMENT POUR OBJET DE LIMITER LES BRUITS DE CETTE NATURE ;
8QUE DES LORS LE DEMANDEUR, QUI N'A PAS ALLEGUE AVOIR OBTENU L'UNE DES DEROGATIONS INDIVIDUELLES QUE L'AUTORITE ADMINISTRATIVE EST AUTORISEE DANS CERTAINS CAS A ACCORDER AUX INDUSTRIELS EN VERTU DE L'ARTICLE 19 DE LA LOI PRECITEE DU 19 DECEMBRE 1971, REPROCHE VAINEMENT A LA COUR D'APPEL QU'IL N'AVAIT D'AILLEURS SAISIE D'AUCUNES CONCLUSIONS EN CE SENS, D'AVOIR PRONONCE SA CONDAMNATION SANS TENIR COMPTE DE " NECESSITES PROFESSIONNELLES ", QUI NE POUVAIENT CONSTITUER EN LA MATIERE UNE CAUSE DE JUSTIFICATION ;
9D'OU IL SUIT QUE LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ;
10ET ATTENDU QUE L'ARRET EST REGULIER EN LA FORME ;
11REJETTE LE POURVOI
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
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