1° lois et reglements : Cass. crim., 11 mai 1987, n° 86-92.067
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 11 mai 1987, 86-92.067, Publié au bulletin
Mots-clés
- 1° lois et reglements
- Réglementation économique
- Abrogation
- Instance en cours
- Extinction de l'action publique
- 2° reglementation economique
- Refus de vente
- Refus de vente à un partenaire économique
- Ordonnance du 1er décembre 1986 relative à la liberté des prix et de la concurrence
- Décret d'application
- Abrogation de l'infraction
- Responsabilité pénale
- Société
- Responsabilité solidaire à raison de l'infraction commise par son représentant
- Effet
- Irrecevabilité et annulation partielle
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 86-92.067
- Publication
- Bulletin criminel 1987 N° 191 p. 516
- Solution
- Irrecevabilité et annulation partielle
Référence
Cass. crim., 11 mai 1987, n° 86-92.067, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
1° lois et reglements ; Réglementation économique ; Abrogation ; Instance en cours ; Extinction de l'action publique ; 2° reglementation economique ; Refus de vente ; Refus de vente à un partenaire économique ; Ordonnance du 1er décembre 1986 relative à la liberté des prix et de la concurrence ; Décret d'application ; Abrogation de l'infraction ; Responsabilité pénale ; Société ; Responsabilité solidaire à raison de l'infraction commise par son représentant ; Effet
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
1° Voir le sommaire suivant.
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Irrecevabilité et annulation partielle
Que décide la chambre criminelle de la Cour de cassation dans son dispositif ?
Par ces motifs, et sans qu'il y ait lieu d'examiner les autres moyens produits :
1° DECLARE le pourvoi de Jean X... IRRECEVABLE ;
2° ANNULE l'arrêt susvisé de la cour d'appel de Paris, en date du 4 mars 1986, en ses seules dispositions concernant la solidarité pénale de la société anonyme " Comptoir nouveau de la parfumerie ", toutes autres dispositions étant expressément maintenues,
Et attendu qu'il ne reste rien à juger,
Dit n'y avoir lieu à renvoi.
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 11 mai 1987.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin criminel 1987 N° 191 p. 516
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 86-92.067
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007063766.
Titrage officiel
1° LOIS ET REGLEMENTS - Réglementation économique - Abrogation - Instance en cours - Extinction de l'action publique
2° REGLEMENTATION ECONOMIQUE - Refus de vente - Refus de vente à un partenaire économique - Ordonnance du 1er décembre 1986 relative à la liberté des prix et de la concurrence - Décret d'application - Abrogation de l'infraction - Instance en cours - Extinction de l'action publique - Responsabilité pénale - Société - Responsabilité solidaire à raison de l'infraction commise par son représentant - Effet
Références de titrage : * REGLEMENTATION ECONOMIQUE - Responsabilité pénale - Société - Responsabilité solidaire à raison des infractions commises par son représentant - Ordonnance du 1er décembre 1986 relative à la liberté des prix et de la concurrence - Abrogation de l'ordonnance n° 45-1484 du 30 juin 1945 - Instance en cours - Effet
Sommaire officiel
1° Voir le sommaire suivant.
2° En l'absence de dispositions contraires expresses, une loi nouvelle, même en matière économique, qui abroge une ou des incriminations pénales, s'applique aux faits commis avant son entrée en vigueur et non définitivement jugés. L'ordonnance n° 86-1243 du 1er décembre 1986 relative à la liberté des prix et de la concurrence, en ses articles 1er alinéa 1 et 57, ayant abrogé à compter du 1er janvier 1987 les ordonnances n° 45-1483 et n° 45-1484 du 30 juin 1945, le refus de satisfaire par un professionnel, qu'il soit producteur, commerçant, industriel ou artisan, aux demandes d'un acheteur de produits, non consommateur, échappe désormais à toute incrimination pénale, l'article 36 de la nouvelle ordonnance renvoyant la connaissance du contentieux à la juridiction civile ou commerciale compétente. " Dès lors, la condamnation d'une société au paiement solidaire de l'amende pénale, prononcée à l'encontre de son président reconnu coupable de refus de vente - et dont le pourvoi en cassation est par ailleurs irrecevable - est privée de toute base légale ; dans ces conditions, la disposition de l'arrêt attaqué portant cette condamnation doit être annulée purement et simplement et sans renvoi, plus rien ne restant à juger
Texte intégral
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Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.
1IRRECEVABILITE et ANNULATION PARTIELLE sur le pourvoi formé par :
2- X... Jean,
3- la société anonyme " Comptoir nouveau de la parfumerie ",
4contre un arrêt de la cour d'appel de Paris, 9e chambre, en date du 4 mars 1986, qui, dans les poursuites exercées sur la plainte avec constitution de partie civile de Danielle Y... du chef d'infraction assimilée à la pratique de prix illicite par refus de vente, a condamné le prévenu à une amende de 5 000 francs, a déclaré la société " Comptoir nouveau de la parfumerie " solidairement responsable du condamné et a prononcé sur les intérêts civils à l'encontre du seul X...
5LA COUR,
6I-Sur la recevabilité du pourvoi en cassation en ce qu'il concerne Jean X... ;
7Attendu que le pourvoi en cassation est une voie de recours extraordinaire ouverte seulement contre les arrêts et jugements rendus en dernier ressort qui ne sont pas susceptibles d'être attaqués par la voie ordinaire au moment où ce recours est formé ;
8Attendu que l'arrêt attaqué de la cour d'appel en date du 4 mars 1986, rendu par défaut à l'égard de Jean X..., était susceptible d'opposition lorsque le 6 mars suivant il a été formé en son nom un pourvoi en cassation ; que dès lors, ce pourvoi dirigé contre cet arrêt doit être déclaré irrecevable ;
9II-Sur le pourvoi en cassation en ce qu'il concerne la SA " Comptoir nouveau de la parfumerie " ;
10Vu le mémoire ampliatif et le mémoire complémentaire produits ;
11Sur le moyen d'annulation en ce que l'arrêt attaqué retient X... dans les liens de la prévention comme " coupable de refus de vente, faits commis à Paris courant 1980 ", le condamne à 5 000 francs d'amende et déclare la société Comptoir nouveau de la parfumerie solidairement responsable à l'égard de la partie civile :
12" aux motifs que l'attitude du prévenu aurait équivalu à un refus face à la demande qui lui était adressée et " qu'il n'est ni allégué ni établi que cette demande ne répondait pas aux exigences de l'article 37-1- a de l'ordonnance du 30 juin 1945 " ;
13" alors que cette ordonnance a été abrogée par l'ordonnance n° 86-1243 du 1er décembre 1986 et que le délit de refus de vente se trouve ainsi supprimé ; que cette nouvelle législation qui prive de son fondement légal la condamnation prononcée et qui profite ainsi au prévenu doit entraîner l'annulation sans renvoi de l'arrêt attaqué " ;
14Vu l'ordonnance n° 86-1243 du 1er décembre 1986 relative à la liberté des prix et de la concurrence et son décret d'application n° 86-1309 du 29 décembre 1986 ;
15Attendu qu'en l'absence de dispositions contraires expresses, une loi nouvelle, même de nature économique, qui abroge une ou des incriminations pénales, s'applique aux faits commis avant son entrée en vigueur et non définitivement jugés ;
16Attendu que par l'arrêt attaqué, la cour d'appel, après avoir condamné pénalement Jean X... du chef de refus de vente opposé à Danielle Z..., épouse Y..., exploitant un commerce de parfumerie, infraction assimilée à la pratique de prix illicites par l'article 37-1 a de l'ordonnance n° 45-1483 du 30 juin 1945 et réprimée par les articles 1er, 2 et 40 de l'ordonnance n° 45-1484 du même jour, a déclaré la société anonyme " Comptoir nouveau de la parfumerie " dont le prévenu est le président, solidairement responsable du condamné, en vertu des dispositions de l'article 56 de l'ordonnance n° 45-1484 précitée ;
17Mais attendu que ces textes ont été abrogés, à compter du 1er janvier 1987, par les articles 1er alinéa 1 et 57 de l'ordonnance n° 86-1243 du 1er décembre 1986 ; que ladite ordonnance qui prévoit en son article 36 que le refus de satisfaire par tout producteur, commerçant, industriel ou artisan aux demandes des acheteurs de produits engage la responsabilité civile ou commerciale de son auteur lorsqu'un tel refus est opposé à un acheteur non consommateur, ne comporte aucune incrimination pénale désormais applicable aux faits poursuivis ; qu'il en est de même du décret d'application n° 86-1309 du 29 décembre 1986 dont l'article 33 alinéa 1 ne sanctionne que l'infraction aux dispositions de l'article 30 de la nouvelle ordonnance ;
18Que dès lors, la condamnation de la société anonyme " Comptoir nouveau de la parfumerie " au paiement solidaire de l'amende pénale, prononcée par l'arrêt attaqué, et remise en cause par le pourvoi de la demanderesse, est privée de toute base légale ; que cette disposition de l'arrêt attaqué doit donc être annulée purement et simplement, plus rien ne restant à juger ;
19Par ces motifs, et sans qu'il y ait lieu d'examiner les autres moyens produits :
201° DECLARE le pourvoi de Jean X... IRRECEVABLE ;
212° ANNULE l'arrêt susvisé de la cour d'appel de Paris, en date du 4 mars 1986, en ses seules dispositions concernant la solidarité pénale de la société anonyme " Comptoir nouveau de la parfumerie ", toutes autres dispositions étant expressément maintenues,
22Et attendu qu'il ne reste rien à juger,
23Dit n'y avoir lieu à renvoi.
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
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