Urbanisme : Cass. crim., 18 mai 1994, n° 93-84.557
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 18 mai 1994, 93-84.557, Publié au bulletin
Mots-clés
- Urbanisme
- Permis de construire
- Construction sans permis ou non conforme
- Prescription
- Délai
- Point de départ
- Date de l'achèvement des travaux
- Code de procédure pénale, article 593
- Rejet
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 93-84.557
- Publication
- Bulletin criminel 1994 N° 197 p. 454
- Solution
- Rejet
Référence
Cass. crim., 18 mai 1994, n° 93-84.557, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Urbanisme ; Permis de construire ; Construction sans permis ou non conforme ; Prescription ; Délai ; Point de départ ; Date de l'achèvement des travaux
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Le délit constitué par l'exécution illicite de travaux de construction et réprimé par l'article L. 480-4 du Code de l'urbanisme s'accomplit pendant tout le temps où les travaux sont exécutés. Sa perpétration s'étend jusqu'à l'achèvement des travaux et il n'importe que ceux d'entre eux restant à exécuter ne soient pas, par eux-mêmes, subordonnés à l'obtention d'un permis de construire. (1).
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Rejet
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 18 mai 1994.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin criminel 1994 N° 197 p. 454
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 93-84.557
Quels arrêts la Cour de cassation rapproche-t-elle de cet arrêt de sa chambre criminelle ?
CONFER : (1°). (1) Cf. Chambre criminelle, 1971-02-11, Bulletin criminel 1971, n° 52, p. 31 (cassation) ; Chambre criminelle, 1973-07-23, Bulletin criminel 1973, n° 338, p. 827 (rejet).
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007067944.
Titrage officiel
URBANISME - Permis de construire - Construction sans permis ou non conforme - Prescription - Délai - Point de départ - Date de l'achèvement des travaux.
Références de titrage : PRESCRIPTION - Action publique - Délai - Point de départ - Urbanisme - Construction sans permis ou non conforme | ACTION PUBLIQUE - Extinction - Prescription - Délai - Point de départ - Urbanisme - Construction sans permis ou non conforme
Sommaire officiel
Le délit constitué par l'exécution illicite de travaux de construction et réprimé par l'article L. 480-4 du Code de l'urbanisme s'accomplit pendant tout le temps où les travaux sont exécutés. Sa perpétration s'étend jusqu'à l'achèvement des travaux et il n'importe que ceux d'entre eux restant à exécuter ne soient pas, par eux-mêmes, subordonnés à l'obtention d'un permis de construire. (1).
Textes cités
- Code de procédure pénale, article 593 · sur ce site
Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.
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Rapprochements officiels
CONFER : (1°). (1) Cf. Chambre criminelle, 1971-02-11, Bulletin criminel 1971, n° 52, p. 31 (cassation) ; Chambre criminelle, 1973-07-23, Bulletin criminel 1973, n° 338, p. 827 (rejet).
Texte intégral
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1REJET du pourvoi formé par :
2- X... Gabriel,
3contre l'arrêt de la cour d'appel d'Aix-en-Provence, 5e chambre, du 1er juillet 1993, qui, pour défaut de permis de construire et stationnement irrégulier de caravane, l'a condamné à 2 000 francs d'amende avec sursis et a ordonné, sous astreinte, la démolition de la construction irrégulièrement édifiée et l'enlèvement de la caravane.
4LA COUR,
5Vu le mémoire produit ;
6Sur le moyen unique de cassation pris de la violation des articles L. 421-1 et L. 480-4 du Code de l'urbanisme, et de l'article 593 du Code de procédure pénale, défaut et contradiction de motifs, manque de base légale :
7" en ce que l'arrêt attaqué a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la prescription, et a déclaré Gabriel X... coupable de défaut de permis de construire et de stationnement de caravane sans autorisation ;
8" aux motifs que " le délit de construction sans permis, prévu par l'article L. 421-1 du Code de l'urbanisme, infraction continue, s'accomplit pendant le temps où les travaux non autorisés sont exécutés, le délai de prescription de 3 ans de l'infraction ne commençant à courir qu'à la date d'achèvement des travaux ; que l'achèvement des travaux s'entend du moment où l'immeuble est en état d'être affecté à l'usage auquel il est destiné ; qu'en l'espèce, le prévenu a reconnu expressément, lors de son audition par les services de gendarmerie, le 24 mars 1990, avoir commencé les travaux d'adduction d'eau en 1981, avoir " partiellement terminé " la première partie de la construction en 1984 puis l'avoir poursuivie et avoir encore à ce jour du travail de construction à faire " ; qu'il résulte également des attestations que si les travaux de gros oeuvre sont effectivement terminés depuis 1986, demeurent cependant à réaliser des travaux intérieurs tels que le carrelage et la peinture ; que les photographies établissent également que le revêtement extérieur en pierres n'est pas complètement réalisé ; que, dans ces conditions, s'agissant d'une construction à usage d'habitation, il ne peut être considéré que les travaux soient achevés ; que, dès lors, la prescription ne peut être acquise " (cf. arrêt p. 3) ;
9" 1° alors que des travaux non soumis à permis de construire, tels que des travaux de finition et d'aménagement intérieur, ne peuvent différer le point de départ du délai de la prescription publique qui court à compter de l'achèvement des travaux de gros oeuvre ; que la cour d'appel a constaté que " les travaux de gros oeuvre sont effectivement terminés depuis 1986 " ; qu'en relevant néanmoins, pour décider que la prescription ne peut être acquise, que des travaux de finition et d'aménagement intérieurs sont encore à réaliser, la cour d'appel a violé les textes susvisés ;
10" 2° alors que l'achèvement des travaux, point de départ de la prescription publique, s'entend du moment où l'immeuble est en état d'être affecté à l'usage auquel il est destiné ; que, pour considérer que les travaux ne sont pas achevés, la cour d'appel s'est bornée à énoncer qu'il reste des travaux intérieurs à réaliser tels que le carrelage et la peinture, et une partie du revêtement extérieur en pierres ; qu'en statuant de la sorte, sans rechercher si malgré ces travaux de finition et d'aménagements intérieurs restant à exécuter, l'immeuble n'était pas en l'état d'être affecté à l'usage auquel il est destiné, la cour d'appel a privé sa décision de base légale au regard des textes susvisés " ;
11Attendu qu'il résulte de l'arrêt attaqué que Gabriel X... est poursuivi pour avoir édifié sans permis de construire une maison d'habitation ;
12Attendu que, pour écarter l'exception de prescription invoquée par le prévenu, la juridiction du second degré, après avoir énoncé que l'achèvement des travaux s'entend du moment où l'immeuble est en état d'être affecté à l'usage auquel il est destiné, retient que, si les travaux de gros oeuvre ont été terminés en 1986, Gabriel X... a déclaré le 24 mars 1990, au cours de l'enquête, qu'il avait encore des travaux de construction à réaliser ; qu'il résulte des photographies jointes au dossier que le revêtement extérieur en pierre n'est pas achevé et des attestations produites que des travaux intérieurs, tels que le carrelage et la peinture, sont encore à faire ;
13Attendu qu'en l'état de ces motifs relevant de l'appréciation souveraine par les juges du fond des éléments de preuve contradictoirement débattus, la cour d'appel a justifié sa décision sans encourir les griefs allégués ;
14Qu'en effet, le délit prévu à l'article L. 480-4 du Code de l'urbanisme s'accomplit pendant tout le temps où les travaux sont exécutés ; que sa perpétration s'étend jusqu'à l'achèvement des travaux ; qu'il n'importe que les travaux restant à exécuter ne soient pas, par eux-mêmes, subordonnés à l'obtention d'un permis de construire ;
15D'où il suit que le moyen doit être écarté ;
16Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ;
17REJETTE le pourvoi.
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
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