Amnistie : Cass. crim., 20 février 1989, n° 87-92.070
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 20 février 1989, 87-92.070, Publié au bulletin
Mots-clés
- Amnistie
- Textes spéciaux
- Loi du 20 juillet 1988
- Amnistie de droit
- Peines
- Amende seulement encourue
- Définition
- Condamnation antérieure amnistiée
- Récidive (non)
- Annulation sans renvoi et action publique éteinte
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 87-92.070
- Publication
- Bulletin criminel 1989 N° 81 p. 218
- Solution
- Annulation sans renvoi et action publique éteinte
Référence
Cass. crim., 20 févr. 1989, n° 87-92.070, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Amnistie ; Textes spéciaux ; Loi du 20 juillet 1988 ; Amnistie de droit ; Peines ; Amende seulement encourue ; Définition ; Condamnation antérieure amnistiée ; Récidive (non)
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Une condamnation effacée par une loi d'amnistie ne peut plus être comptée comme premier terme d'un état de récidive permettant d'ordonner la fermeture d'un salon de coiffure ; est dès lors amnistiée de plein droit comme n'encourant plus qu'une seule peine d'amende l'exploitation de cet établissement sans autorisation (1).
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Annulation sans renvoi et action publique éteinte
Que décide la chambre criminelle de la Cour de cassation dans son dispositif ?
Par ces motifs :
ANNULE, en toutes ses dispositions, l'arrêt susvisé de la cour d'appel de Chambéry, en date du 10 décembre 1987 ;
DECLARE l'action publique ETEINTE ;
DIT n'y avoir lieu à renvoi.
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 20 février 1989.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin criminel 1989 N° 81 p. 218
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 87-92.070
Quels arrêts la Cour de cassation rapproche-t-elle de cet arrêt de sa chambre criminelle ?
CONFER : (1°). Chambre criminelle, 1982-03-23 , Bulletin criminel 1982, n° 84, p. 228 (rejet et annulation).
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007064895.
Titrage officiel
AMNISTIE - Textes spéciaux - Loi du 20 juillet 1988 - Amnistie de droit - Peines - Amende seulement encourue - Définition - Condamnation antérieure amnistiée - Récidive (non)
Références de titrage : RECIDIVE - Condamnation antérieure - Condamnation amnistiée (non) | COIFFEUR - Exercice illégal de la profession - Peines - Amende seulement encourue - Condamnation antérieure amnistiée - Récidive (non)
Sommaire officiel
Une condamnation effacée par une loi d'amnistie ne peut plus être comptée comme premier terme d'un état de récidive permettant d'ordonner la fermeture d'un salon de coiffure ; est dès lors amnistiée de plein droit comme n'encourant plus qu'une seule peine d'amende l'exploitation de cet établissement sans autorisation (1).
Rapprochements officiels
CONFER : (1°). Chambre criminelle, 1982-03-23 , Bulletin criminel 1982, n° 84, p. 228 (rejet et annulation).
Texte intégral
Deux lettres au moins ; Entrée passe à l’occurrence suivante.
Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.
1ANNULATION sans renvoi et ACTION PUBLIQUE ETEINTE sur le pourvoi formé par :
2- X...,
3contre l'arrêt de la chambre correctionnelle de la cour d'appel de Chambéry, en date du 10 décembre 1987 qui, pour exploitation d'un salon de coiffure sans autorisation et ce, en état de récidive légale, l'a condamné à une amende de 10 000 francs et a ordonné la fermeture de son établissement.
4LA COUR,
5Vu le mémoire personnel régulièrement produit ;
6Sur le moyen relevé d'office, et pris de l'entrée en vigueur de la loi du 20 juillet 1988 portant amnistie ;
7Vu ladite loi ;
8Attendu que les condamnations effacées par une loi d'amnistie ne peuvent être comptées pour caractériser l'état de récidive ;
9Attendu qu'après avoir déclaré le prévenu coupable d'exploitation d'un salon de coiffure sans autorisation, les juges d'appel, pour retenir la circonstance aggravante de récidive légale, relèvent qu'il a fait l'objet d'une condamnation antérieure pour des faits de même nature ;
10Attendu que cette précédente condamnation, en date du 14 janvier 1987, se trouve amnistiée par application de l'article 2.1° de la loi du 20 juillet 1988 ;
11Attendu qu'aux termes de l'article 5 de la loi du 23 mai 1946 modifiée par les lois du 29 décembre 1956 et du 30 décembre 1977, le délit visé à la prévention est puni d'une seule peine d'amende et que la fermeture de l'établissement incriminé ne peut être ordonnée qu'en cas de récidive ;
12Attendu que si l'arrêt attaqué n'encourt aucune censure pour avoir statué conformément à la loi en vigueur au jour où il a été rendu, il y a lieu cependant de prononcer son annulation ; qu'en effet la condamnation prononcée par les juges le 10 décembre 1987 n'étant pas devenue définitive en raison du pourvoi, l'état de récidive qu'ils ont retenu pour infliger au prévenu la peine de 10 000 francs d'amende et ordonner la fermeture de son établissement, n'existe plus à ce jour ;
13Qu'il s'ensuit que seule une peine d'amende est désormais encourue ;
14Attendu que les faits retenus contre X... sont antérieurs au 22 mai 1988 et entrent dès lors dans les prévisions de l'article 2.1° de la loi du 20 juillet 1988 portant amnistie ;
15Qu'ainsi l'action publique se trouve éteinte à l'égard du demandeur ;
16Par ces motifs :
17ANNULE, en toutes ses dispositions, l'arrêt susvisé de la cour d'appel de Chambéry, en date du 10 décembre 1987 ;
18DECLARE l'action publique ETEINTE ;
19DIT n'y avoir lieu à renvoi.
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
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