1° publicite de nature a induire en erreur : Cass. crim., 23 janvier 1992, n° 91-81.204
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 23 janvier 1992, 91-81.204, Publié au bulletin
Mots-clés
- 1° publicite de nature a induire en erreur
- Eléments constitutifs
- Elément légal
- Allégations portant sur les qualités ou aptitudes d'un prestataire de services
- Définition
- 2° publicite de nature a induire en erreur
- Elément intentionnel
- Mauvaise foi (non)
- Code de procédure pénale, article 1973
- Code de procédure pénale, article 27
- Code de procédure pénale, article 593
- Rejet
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 91-81.204
- Publication
- Bulletin criminel 1992 N° 26 p. 61
- Solution
- Rejet
Référence
Cass. crim., 23 janv. 1992, n° 91-81.204, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
1° publicite de nature a induire en erreur ; Eléments constitutifs ; Elément légal ; Allégations portant sur les qualités ou aptitudes d'un prestataire de services ; Définition ; 2° publicite de nature a induire en erreur ; Elément intentionnel ; Mauvaise foi (non)
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
1° Constitue une publicité de nature à induire en erreur sur les qualités et aptitudes d'un prestataire de services celle qui, organisée au profit d'une association ayant pour but d'aider ses membres à trouver un logement à louer, fait état de ce que le bénévolat et l'entraide constituent les moteurs de ses services et qu'un notaire figure parmi ses membres, alors que ces deux circonstances sont fausses (1).
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Rejet
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 23 janvier 1992.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin criminel 1992 N° 26 p. 61
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 91-81.204
Quels arrêts la Cour de cassation rapproche-t-elle de cet arrêt de sa chambre criminelle ?
CONFER : (1°). (1) Cf. A rapprocher : Chambre criminelle, 1976-01-16 , Bulletin criminel 1976, n° 19, p. 44 (rejet). CONFER : (2°). (2) Cf. Chambre criminelle, 1980-10-27 , Bulletin criminel 1980, n° 275, p. 701 (cassation) ; Chambre criminelle, 1981-05-05 , Bulletin criminel 1981, n° 143, p. 410 (rejet) ; Chambre criminelle, 1981-09-05 , Bulletin criminel 1981, n° 251, p. 661 (rejet).
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007067433.
Titrage officiel
1° PUBLICITE DE NATURE A INDUIRE EN ERREUR - Eléments constitutifs - Elément légal - Allégations portant sur les qualités ou aptitudes d'un prestataire de services - Définition
2° PUBLICITE DE NATURE A INDUIRE EN ERREUR - Eléments constitutifs - Elément intentionnel - Mauvaise foi (non)
Sommaire officiel
1° Constitue une publicité de nature à induire en erreur sur les qualités et aptitudes d'un prestataire de services celle qui, organisée au profit d'une association ayant pour but d'aider ses membres à trouver un logement à louer, fait état de ce que le bénévolat et l'entraide constituent les moteurs de ses services et qu'un notaire figure parmi ses membres, alors que ces deux circonstances sont fausses (1).
2° Les juges du fond n'ont pas à relever la mauvaise foi de l'annonceur d'une publicité de nature à induire en erreur (2).
Textes cités
- Code de procédure pénale, article 1973
- Code de procédure pénale, article 27 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 593 · sur ce site
Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.
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Rapprochements officiels
CONFER : (1°). (1) Cf. A rapprocher : Chambre criminelle, 1976-01-16 , Bulletin criminel 1976, n° 19, p. 44 (rejet). CONFER : (2°). (2) Cf. Chambre criminelle, 1980-10-27 , Bulletin criminel 1980, n° 275, p. 701 (cassation) ; Chambre criminelle, 1981-05-05 , Bulletin criminel 1981, n° 143, p. 410 (rejet) ; Chambre criminelle, 1981-09-05 , Bulletin criminel 1981, n° 251, p. 661 (rejet).
Texte intégral
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Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.
1REJET du pourvoi formé par :
2- X... Michel,
3contre l'arrêt de la cour d'appel de Paris, 9e chambre correctionnelle, en date du 16 janvier 1991 qui, pour publicité de nature à induire en erreur, l'a condamné à 15 000 francs d'amende et à des mesures de publication.
4LA COUR,
5Vu le mémoire produit ;
6Sur le moyen unique de cassation pris de la violation des articles 44 de la loi du 27 décembre 1973, 593 du Code de procédure pénale, défaut de motifs et manque de base légale :
7" en ce que l'arrêt attaqué a déclaré Michel X... coupable du délit de publicité comportant des allégations de nature à induire en erreur les consommateurs ;
8" aux motifs que l'association Appel 75 qui s'était ainsi assigné pour mission d'aider ses membres à trouver un logement à louer, compte tenu des difficultés existant dans la région parisienne, a, pour recruter des adhérents, organisé une intense campagne publicitaire, au moyen de prospectus distribués au public ; qu'il y était notamment fait état, pour décider les éventuels adhérents, de ce que le bénévolat et l'entraide (constituaient) les moteurs des services que pouvait rendre l'association ; qu'il résulte, toutefois, du dossier et des débats que l'association Appel 75 s'était en l'occurrence adjoint, pour le développement de ses activités, les services d'un personnel salarié ; qu'il ressort en outre du dossier et des débats que, contrairement à ce qu'indiquait par ailleurs la publicité en cause, aucun notaire n'a fait partie des membres de ladite association ; considérant que ces fausses indications, qui portaient tant sur les qualités que les aptitudes du prestataire de services, ont été de nature à induire en erreur les destinataires de la publicité en cause ;
9" alors, d'une part, qu'aux termes de la prévention, les faits de publicité litigieux auraient été commis de mai 1984, date de la création de l'association, à février 1986 ; que cependant, le prévenu avait fait valoir qu'au début de son fonctionnement, l'association n'avait employé aucun salarié et reposait exclusivement sur le bénévolat de ses membres fondateurs ; qu'ainsi, la cour d'appel, en constatant effectivement que l'association ne s'était adjoint du personnel salarié qu'à l'occasion de son développement mais sans rechercher ni préciser la date exacte à laquelle des salariés avaient commencé à travailler et si, à l'époque, l'association faisait distribuer et paraître le message litigieux, n'a pas légalement justifié sa décision ;
10" alors, d'autre part, que le message selon lequel le bénévolat était le moteur de l'association n'excluait pas le fait que celle-ci ait pu s'adjoindre les services de quelques rares salariés ; que le consommateur normalement avisé n'était donc pas trompé dès lors qu'il est établi que plusieurs personnes-personnel administratif, architectes et juristes-participaient activement et à titre bénévole à l'essor du groupement, lequel reposait donc plus sur cette collaboration que sur les travaux assurés par les seuls salariés ;
11" alors, de troisième part, que la présomption de mauvaise foi peut être combattue par l'annonceur qui rapporte la preuve qu'il n'a pas eu la conscience de tromper le public ; qu'ainsi, X... ayant pourtant établi que les rares salariés ne percevaient qu'une rémunération symbolique et que l'essentiel de l'activité associative trouvait sa source dans la participation active de bénévoles de sorte que, par le message litigieux, il n'avait, en aucune façon, cherché à tronquer la réalité, la cour d'appel a violé l'article 44 de la loi du 27 décembre 1973 ;
12" alors, enfin, qu'en omettant de préciser en quoi la mention prétendument fausse selon laquelle un notaire serait un membre d'honneur de l'association serait de nature à induire en erreur quant à la qualité du service proposé par l'association, la cour d'appel n'a pas légalement justifié sa décision " ;
13Attendu que, pour déclarer Michel X... coupable de publicité de nature à induire en erreur, les juges du second degré exposent par motifs propres et adoptés que, président du conseil d'administration de l'association Appel 75 qui avait pour but d'aider ses membres à trouver un logement à louer, le prévenu a organisé une campagne publicitaire au profit de cette association, faisant notamment état de ce que " le bénévolat et l'entraide constituaient les moteurs des services " qu'elle pouvait rendre et de ce qu'un notaire figurait parmi ses membres ; qu'ils retiennent que cette dernière assertion était fausse, tout comme celle selon laquelle le bénévolat était le moteur de l'association, puisque, non seulement Michel X... percevait une somme mensuelle de 4 000 francs en sa qualité de président du conseil d'administration de l'association, mais encore " l'ensemble du personnel permanent " de celle-ci " n'était pas bénévole " ;
14Attendu qu'en statuant ainsi, la cour d'appel, qui n'avait pas à relever la mauvaise foi du prévenu, a caractérisé l'infraction de publicité de nature à induire en erreur sur les qualités et aptitudes d'un prestataire de services ; que le moyen doit dès lors être écarté ;
15Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ;
16REJETTE le pourvoi.
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
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