1° action civile : Cass. crim., 6 juillet 1994, n° 93-83.894
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 6 juillet 1994, 93-83.894, Publié au bulletin
Mots-clés
- 1° action civile
- Recevabilité
- Association
- Association de consommateurs agréée
- Intérêt collectif des consommateurs
- Préjudice direct ou indirect
- Contrat médical
- 2° action civile
- Ordres professionnels
- Médecins
- Conseil national
- Infraction commise par un médecin dans l'exercice de sa profession
- 3° frais et depens
- Condamné
- Frais à la charge de l'Etat
- Loi du 4 janvier 1993
- Code de procédure pénale, article 800-1
- Code de la santé publique, article L. 382
- Rejet
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 93-83.894
- Publication
- Bulletin criminel 1994 N° 267 p. 660
- Solution
- Rejet
Référence
Cass. crim., 6 juill. 1994, n° 93-83.894, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
1° action civile ; Recevabilité ; Association ; Association de consommateurs agréée ; Intérêt collectif des consommateurs ; Préjudice direct ou indirect ; Contrat médical ; 2° action civile ; Ordres professionnels ; Médecins ; Conseil national ; Infraction commise par un médecin dans l'exercice de sa profession ; 3° frais et depens ; Condamné ; Frais à la charge de l'Etat ; Loi du 4 janvier 1993
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
1° Les associations agréées de consommateurs tiennent de l'article 1er de la loi du 5 janvier 1988, devenu l'article L. 421-1 du Code de la consommation, le pouvoir d'exercer les droits reconnus à la partie civile relativement aux faits portant préjudice à l'intérêt collectif des consommateurs. Les personnes avec lesquelles un médecin conclut un contrat médical doivent être considérées comme consommateurs de services(1).
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Rejet
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
- Code de procédure pénale, article 800-1
- Code de la santé publique, article L. 382
- Ancien code pénal, article 400
- Code de procédure pénale, article 2
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 6 juillet 1994.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin criminel 1994 N° 267 p. 660
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 93-83.894
Quels arrêts la Cour de cassation rapproche-t-elle de cet arrêt de sa chambre criminelle ?
CONFER : (1°). (1) Cf. Chambre criminelle, 1984-05-15, Bulletin criminel 1984, n° 178, p. 461 (rejet). CONFER : (2°). (2) Cf. Chambre criminelle, 1991-11-04, Bulletin criminel 1991, n° 391, p. 988 (rejet et cassation partielle).
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007066119.
Titrage officiel
1° ACTION CIVILE - Recevabilité - Association - Association de consommateurs agréée - Intérêt collectif des consommateurs - Préjudice direct ou indirect - Contrat médical.
2° ACTION CIVILE - Recevabilité - Ordres professionnels - Médecins - Conseil national - Infraction commise par un médecin dans l'exercice de sa profession.
3° FRAIS ET DEPENS - Condamné - Frais à la charge de l'Etat - Loi du 4 janvier 1993 - Application dans le temps - Décision antérieure à l'entrée en vigueur.
Références de titrage : 1° ASSOCIATION - Action civile - Association de consommateurs agréée - Intérêt collectif des consommateurs - Préjudice direct ou indirect - Contrat médical | 1° PROFESSIONS MEDICALES ET PARAMEDICALES - Médecin chirurgien - Association de consommateurs - Action civile - Recevabilité - Intérêt collectif des consommateurs - Définition | 2° PROFESSIONS MEDICALES ET PARAMEDICALES - Médecin chirurgien - Conseil national - Action civile - Recevabilité - Infraction commise par un médecin dans l'exercice de sa profession
Sommaire officiel
1° Les associations agréées de consommateurs tiennent de l'article 1er de la loi du 5 janvier 1988, devenu l'article L. 421-1 du Code de la consommation, le pouvoir d'exercer les droits reconnus à la partie civile relativement aux faits portant préjudice à l'intérêt collectif des consommateurs. Les personnes avec lesquelles un médecin conclut un contrat médical doivent être considérées comme consommateurs de services(1).
2° L'Ordre national des médecins, légalement chargé en vertu de l'article L. 382 du Code de la santé publique de veiller au maintien des principes de moralité, de probité, de dévouement indispensables à l'exercice de la médecine et d'assurer la défense de l'honneur de la profession médicale, est recevable à se constituer partie civile dans les poursuites exercées contre l'un de ses membres pour des infractions commises dans l'exercice de ses fonctions et de nature à porter atteinte à la considération de l'ensemble de la profession(2).
3° Si l'article 120 de la loi du 4 janvier 1993, qui a institué l'article 800-1 du Code de procédure pénale, énonce que les frais de justice sont à la charge de l'Etat, il demeure que l'article 142 de la même loi prescrit que les frais relatifs aux décisions des juridictions répressives rendues à la date de son entrée en vigueur, soit le 1er mars 1993, restent recouvrés sur les condamnés selon les modalités antérieures. Cette disposition n'exige pas que les décisions soient devenues définitives.
Textes cités
- Code de procédure pénale, article 800-1
- Code de la santé publique, article L. 382
- Ancien code pénal, article 400
- Code de procédure pénale, article 2 · sur ce site
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Rapprochements officiels
CONFER : (1°). (1) Cf. Chambre criminelle, 1984-05-15, Bulletin criminel 1984, n° 178, p. 461 (rejet). CONFER : (2°). (2) Cf. Chambre criminelle, 1991-11-04, Bulletin criminel 1991, n° 391, p. 988 (rejet et cassation partielle).
Texte intégral
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1REJET du pourvoi formé par :
2- X... Jacques,
3contre l'arrêt de la cour d'appel de Nancy, chambre correctionnelle, en date du 21 juillet 1993, qui, pour extorsion de fonds et tentative de ce délit, l'a condamné à 15 mois d'emprisonnement avec sursis et 100 000 francs d'amende, a dit que la mention de cette condamnation sera exclue du bulletin n° 2 du casier judiciaire, et a prononcé sur les intérêts civils.
4LA COUR,
5Vu le mémoire produit ;
6Sur le premier moyen de cassation : (sans intérêt) ;
7Sur le deuxième moyen de cassation : (sans intérêt) ;
8Sur le troisième moyen de cassation : (sans intérêt) ;
9Sur le quatrième moyen de cassation : (sans intérêt) ;
10Sur le cinquième moyen de cassation pris de la violation des articles 2 du Code de procédure pénale, 400 du Code pénal, défaut de motifs, manque de base légale :
11" en ce que l'arrêt attaqué a condamné X... à payer des dommages-intérêts à l'ASSECO-CFDT, à l'UFC et à l'Ordre national des médecins ;
12" alors que seuls ceux qui ont personnellement souffert du dommage directement causé par l'infraction sont recevables à se constituer partie civile ; que si, en matière d'extorsion de fonds, sont recevables à se constituer partie civile les personnes ayant remis lesdits fonds, tel n'est pas le cas des associations et organismes susvisés qui n'ont pas personnellement souffert du dommage directement causé par l'infraction à la supposer constituée ; qu'en leur allouant des dommages-intérêts, la cour d'appel a violé les textes susvisés " ;
13Attendu que, pour accueillir les demandes de l'Union fédérale des consommateurs, de l'Association études et consommation (ASSECO-CFDT) et de l'Ordre national des médecins, l'arrêt attaqué et le jugement qu'il confirme énoncent que les agissements du prévenu ont porté atteinte à l'intérêt collectif des consommateurs et à l'honneur de la profession médicale ;
14Attendu qu'en statuant ainsi, la cour d'appel n'a pas encouru les griefs allégués ;
15Qu'en effet, d'une part, les associations agréées de consommateurs tiennent de l'article 1er de la loi du 5 janvier 1988, devenu l'article L. 421-1 du Code de la consommation, le pouvoir d'exercer les droits reconnus à la partie civile relativement aux faits portant un préjudice direct ou indirect à l'intérêt collectif des consommateurs ; que ce texte ne comportant pas de restrictions de nature à exclure son application aux infractions commises à l'occasion de services fournis dans l'accomplissement d'un contrat médical, les personnes avec lesquelles un médecin conclut un tel contrat doivent être considérées comme consommateurs desdits services ;
16Que, d'autre part, l'Ordre des médecins légalement chargé, en vertu de l'article L. 382 du Code de la santé publique, de veiller au maintien des principes de moralité, de probité, de dévouement indispensables à l'exercice de la médecine et d'assurer la défense de l'honneur de la profession médicale, est recevable à se constituer partie civile dans les poursuites exercées contre l'un de ses membres pour des infractions commises dans l'exercice de ses fonctions et de nature à porter atteinte à la considération de l'ensemble de la profession ;
17D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ;
18Sur le sixième moyen de cassation pris de la violation de l'article 800-1 du Code de procédure pénale :
19" en ce que l'arrêt attaqué a condamné X... aux dépens ;
20" alors que les frais de justice criminelle, correctionnelle et de police sont à la charge de l'Etat et sans recours envers les condamnés " ;
21Attendu que, statuant sur l'appel d'un jugement du 26 janvier 1993, l'arrêt attaqué, après avoir déclaré Jacques X... coupable d'extorsion de fonds et de tentative d'extorsion de fonds, et prononcé sur la peine, a condamné le prévenu aux frais de première instance " conformément aux dispositions transitoires de la loi du 4 janvier 1993 " ;
22Attendu qu'en cet état, la cour d'appel n'a pas méconnu le texte visé au moyen ;
23Qu'en effet, si l'article 120 de la loi précitée, en instituant l'article 800-1 du Code de procédure pénale, a énoncé que les frais de justice criminelle, correctionnelle et de police sont à la charge de l'Etat et sans recours envers les condamnés, il demeure que l'article 142 de la même loi a prescrit que les frais relatifs aux décisions des juridictions répressives rendues à la date de son entrée en vigueur, soit le 1er mars 1993, restent recouvrés sur les condamnés selon les modalités antérieures ; que cette disposition n'exige pas que lesdites décisions soient devenues définitives ;
24Que, dès lors, le moyen ne peut qu'être écarté ;
25Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ;
26REJETTE le pourvoi.
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
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