Chose jugee : Cass. crim., 10 juin 1986, n° 85-95.765
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 10 juin 1986, 85-95.765, Publié au bulletin
Mots-clés
- Chose jugee
- Autorité du pénal sur le civil
- Homicide et blessures involontaires
- Incapacité de travail personnel
- Durée
- Ancien code pénal, article 320
- Cassation partielle
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 85-95.765
- Publication
- Bulletin criminel 1986 N° 198 p. 511
- Solution
- Cassation partielle
Référence
Cass. crim., 10 juin 1986, n° 85-95.765, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Chose jugee ; Autorité du pénal sur le civil ; Homicide et blessures involontaires ; Incapacité de travail personnel ; Durée
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Méconnaît l'autorité de la chose jugée au pénal sur le civil la Cour d'appel qui, sur le seul appel de la partie civile d'un jugement qui avait condamné le prévenu pour le délit de blessures involontaires et était devenu définitif sur l'action publique, a, en l'absence de contestation de la partie civile sur ce point, retenu pour l'évaluation du chef de préjudice tenant à l'incapacité totale de travail personnel, une durée d'incapacité inférieure à celle qui selon l'article 320 du Code pénal, est un élément constitutif dudit délit.
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Cassation partielle
Que décide la chambre criminelle de la Cour de cassation dans son dispositif ?
Par ces motifs :
CASSE ET ANNULE l'arrêt susvisé de la Cour d'appel de Basse-Terre en date du 29 octobre 1985 mais en ses seules dispositions relatives à l'incapacité totale de travail, toutes autres dispositions étant expressément maintenues ;
Et pour qu'il soit à nouveau jugé conformément à la loi dans la limite de la cassation ainsi prononcée ;
RENVOIE la cause et les parties devant la Cour d'appel de ...
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 10 juin 1986.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin criminel 1986 N° 198 p. 511
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 85-95.765
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007063555.
Titrage officiel
CHOSE JUGEE - Autorité du pénal sur le civil - Homicide et blessures involontaires - Incapacité de travail personnel - Durée
Références de titrage : * HOMICIDE ET BLESSURES INVOLONTAIRES - Blessures - Délit - Incapacité - Durée - Chose jugée - Autorité du pénal sur le civil
Sommaire officiel
Méconnaît l'autorité de la chose jugée au pénal sur le civil la Cour d'appel qui, sur le seul appel de la partie civile d'un jugement qui avait condamné le prévenu pour le délit de blessures involontaires et était devenu définitif sur l'action publique, a, en l'absence de contestation de la partie civile sur ce point, retenu pour l'évaluation du chef de préjudice tenant à l'incapacité totale de travail personnel, une durée d'incapacité inférieure à celle qui selon l'article 320 du Code pénal, est un élément constitutif dudit délit.
Textes cités
- Ancien code pénal, article 320
- Code de procédure pénale, article 2 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 3 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 515 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 6 · sur ce site
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Texte intégral
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1CASSATION PARTIELLE sur le pourvoi formé par :
2- X... Amélius, partie civile,
3contre un arrêt de la Cour d'appel de Basse-Terre, Chambre correctionnelle, en date du 29 octobre 1985 qui, dans des poursuites exercées contre Y... Esté pour blessures involontaires et contravention au Code de la route, n'a pas entièrement fait droit à ses demandes..
4LA COUR,
5Vu le mémoire produit ;
6Sur le moyen unique de cassation pris de la violation des articles 320 du Code pénal, 2, 3, 6 et 515 du Code de procédure pénale, violation du principe de l'autorité de la chose jugée et excès de pouvoirs ;
7" en ce que l'arrêt attaqué, rendu sur le seul appel de la partie civile, a décidé que celle-ci n'avait subi qu'une incapacité totale de travail personnel de deux mois et 23 jours qu'elle a évaluée à 2 000 francs ;
8" alors, d'une part, que si l'appel émane de la seule partie civile, la condamnation pénale prononcée par les premiers juges a autorité de la chose jugée et s'impose, dès lors, à la juridiction du second degré appelée à se prononcer sur les intérêts civils ; qu'en décidant cependant de rabaisser à 2 mois et 23 jours la durée de l'incapacité totale de travail fixée à plus de trois mois par le tribunal qui avait en conséquence condamné le prévenu pour le délit de blessures involontaires visé à la prévention, la Cour a violé le principe de l'autorité de la chose jugée ;
9" alors, d'autre part, qu'en tout état de cause, la Cour ne pouvait sans excéder ses pouvoirs et méconnaître le sens des dispositions de l'article 515 alinéa 2 du Code de procédure pénale, modifier, comme elle l'a fait, le jugement dans un sens défavorable à la partie civile seule appelante en réduisant la durée de l'incapacité subie par elle " ;
10Vu lesdits articles ;
11Attendu que la condamnation pénale s'impose à la juridiction appelée à se prononcer sur les intérêts civils ; que dès lors celle-ci ne saurait remettre en question l'existence de l'un des éléments constitutifs de l'infraction retenue ;
12Attendu qu'il ressort de l'arrêt attaqué et des pièces de procédure qu'à la suite d'un accident de la circulation, Y... avait été poursuivi devant le Tribunal de police pour la contravention de blessures involontaires sur la personne de X... ; que le tribunal s'était déclaré incompétent au motif que la victime avait subi une incapacité totale de travail d'une durée supérieure à celle prévue à l'article R. 40-4° du Code pénal ;
13Attendu que saisi des mêmes faits, le Tribunal correctionnel avait déclaré Y... coupable du délit de blessures involontaires, mais sur l'action civile, au vu du rapport du médecin désigné comme expert par ordonnance de référé, avait fixé à deux mois et 23 jours l'incapacité totale de travail et débouté la partie civile de toute réparation à ce titre, au motif qu'étant retraitée, elle ne justifiait d'aucune perte de ressources en conséquence de cette incapacité ;
14Attendu que sur le seul appel de X... qui prétendait que son incapacité totale de travail avait duré quatre mois, les juges du second degré, après avoir écarté le premier certificat médical, ont décidé que la durée de l'incapacité mentionnée par l'expert devait être retenue, et ont alloué à la partie civile, de ce chef, une indemnité de 2 000 francs ;
15Mais attendu qu'en l'état des dispositions du jugement sur l'action publique qui, à défaut d'appel du prévenu et du Ministère public, et en l'absence de contestation sur ce point de la partie civile appelante, étaient devenues définitives et d'où il résultait que l'incapacité totale de travail subie par la victime avait duré plus de trois mois, la juridiction du second degré ne pouvait, sans méconnaître l'autorité de la chose jugée, retenir, pour l'évaluation du préjudice invoqué, une durée d'incapacité inférieure ;
16D'où il suit que la cassation est encourue ;
17Par ces motifs :
18CASSE ET ANNULE l'arrêt susvisé de la Cour d'appel de Basse-Terre en date du 29 octobre 1985 mais en ses seules dispositions relatives à l'incapacité totale de travail, toutes autres dispositions étant expressément maintenues ;
19Et pour qu'il soit à nouveau jugé conformément à la loi dans la limite de la cassation ainsi prononcée ;
20RENVOIE la cause et les parties devant la Cour d'appel de ...
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
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