Jugements et arrets : Cass. crim., 12 mars 1984, n° 83-91.461
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 12 mars 1984, 83-91.461, Publié au bulletin
Mots-clés
- Jugements et arrets
- Déni de justice
- Ambiguïté d'un texte
- Refus de l'interpréter
- Demarchage
- Loi du 22 décembre 1972
- Application
- Mandat exclusif de vente d'un immeuble
- Code civil, article 4
- Cassation
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 83-91.461
- Publication
- Bulletin criminel 1984 N° 102
- Solution
- Cassation
Référence
Cass. crim., 12 mars 1984, n° 83-91.461, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Jugements et arrets ; Déni de justice ; Ambiguïté d'un texte ; Refus de l'interpréter ; Demarchage ; Loi du 22 décembre 1972 ; Application ; Mandat exclusif de vente d'un immeuble
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Le juge pénal ne peut accorder à un prévenu le bénéfice du doute et le relaxer, au motif que la loi visée par la prévention est obscure ou que son interprétation est incertaine, sans méconnaître ses obligations et violer l'article 4 du Code civil (1).
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Cassation
Que décide la chambre criminelle de la Cour de cassation dans son dispositif ?
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE L'ARRET DE LA COUR D'APPEL DE DOUAI DU 9 FEVRIER 1983, EN CE QUI CONCERNE L'ACTION CIVILE SEULEMENT, ET, POUR QU'IL SOIT JUGE A NOUVEAU CONFORMEMENT A LA LOI, DANS LA LIMITE DE LA CASSATION PRONONCEE, RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL D'AMIENS, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN CHAMBRE DU CONSEIL.
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 12 mars 1984.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin criminel 1984 N° 102
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 83-91.461
Quels arrêts la Cour de cassation rapproche-t-elle de cet arrêt de sa chambre criminelle ?
A rapprocher : (1) Cour de cassation, Chambre criminelle, 1959-11-10 Bulletin 1959 n° 476 p. 920. (2) Cour de cassation, Chambre criminelle, 1982-01-04 Bulletin 1982 n° 3 p. 6.
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007064638.
Titrage officiel
1) JUGEMENTS ET ARRETS - Déni de justice - Ambiguïté d'un texte - Refus de l'interpréter.
2) DEMARCHAGE - Loi du 22 décembre 1972 - Application - Mandat exclusif de vente d'un immeuble.
Références de titrage : * VENTE - Prestation de service proposée à domicile - Démarchage - Loi du 22 décembre 1972 - Application - Mandat exclusif de vente d'un immeuble.
Sommaire officiel
Le juge pénal ne peut accorder à un prévenu le bénéfice du doute et le relaxer, au motif que la loi visée par la prévention est obscure ou que son interprétation est incertaine, sans méconnaître ses obligations et violer l'article 4 du Code civil (1).
Le démarchage au domicile d'un propriétaire, pour lui proposer un mandat exclusif de vente de son immeuble, constitue un démarchage en vue d'une prestation de service qui ne fait l'objet d'aucune réglementation particulière, au sens de l'article 8 de la loi du 22 décembre 1972, et qui, dès lors, tombe sous le coup des dispositions de cette loi (2).
Textes cités
Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.
Les liens ouvrent la version de l’article en vigueur aujourd’hui ; à la date de la décision, le texte a pu être différent.
Rapprochements officiels
A rapprocher : (1) Cour de cassation, Chambre criminelle, 1959-11-10 Bulletin 1959 n° 476 p. 920. (2) Cour de cassation, Chambre criminelle, 1982-01-04 Bulletin 1982 n° 3 p. 6.
Texte intégral
Deux lettres au moins ; Entrée passe à l’occurrence suivante.
Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.
1STATUANT SUR LES POURVOIS FORMES PAR :
2- X... BERNARD,
3- Y... MARTINE EPOUSE X...,
4- LA FEDERATION DES FAMILLES DU NORD,
5PARTIES CIVILES,
6CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE DOUAI, 4E CHAMBRE, EN DATE DU 9 FEVRIER 1983, QUI, DANS LA PROCEDURE SUIVIE SUR LEUR PLAINTE CONTRE Z... JEAN-PIERRE, A... FRANCIS ET B... LUCIEN, POUR INFRACTIONS A LA LOI SUR LE DEMARCHAGE A DOMICILE, A PRONONCE LA RELAXE DES PREVENUS ;
7JOIGNANT LES POURVOIS EN RAISON DE LA CONNEXITE ;
8VU LE MEMOIRE PERSONNEL REGULIEREMENT PRODUIT ET COMMUN AUX DEMANDEURS ;
9SUR LES TROIS MOYENS DE CASSATION REUNIS ET PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 427 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, 4 DU CODE CIVIL ET 1ER A 8 DE LA LOI N° 72-1137 DU 22 DECEMBRE 1972 ;
10VU LESDITS ARTICLES ;
11ATTENDU QUE LE JUGE PENAL NE PEUT ACCORDER AU PREVENU LE BENEFICE DU DOUTE, AU MOTIF QUE LA LOI VISEE PAR LA PREVENTION EST OBSCURE OU QUE SON INTERPRETATION EST INCERTAINE, SANS MECONNAITRE SES OBLIGATIONS ET VIOLER L'ARTICLE 4 DU CODE CIVIL ;
12ATTENDU QUE LE DEMARCHAGE AU DOMICILE DU PROPRIETAIRE, POUR LUI PROPOSER UN MANDAT EXCLUSIF DE VENTE DE SON IMMEUBLE, CONSTITUE UN DEMARCHAGE EN VUE D'UNE PRESTATION DE SERVICE QUI NE FAIT L'OBJET D'AUCUNE REGLEMENTATION PAR UN TEXTE LEGISLATIF PARTICULIER, AU SENS DE L'ARTICLE 8 DE LA LOI DU 22 DECEMBRE 1972, ET QUI, DES LORS, TOMBE SOUS LE COUP DES DISPOSITIONS DE CETTE LOI ;
13ATTENDU QU'IL APPERT DE L'ARRET ATTAQUE QUE LES EPOUX X...-Y..., DESIRANT VENDRE LEUR MAISON D'HABITATION, ONT RECU LA VISITE DE B... ET A..., NEGOCIATEURS D'UNE AGENCE IMMOBILIERE DIRIGEE PAR Z..., ET QUE, SUR LEUR PROPOSITION, ILS ONT ACCORDE A CETTE AGENCE UN MANDAT EXCLUSIF DE VENTE, POUR UNE DUREE DE DEUX MOIS, RENOUVELABLE PAR TACITE RECONDUCTION ;
14QUE SUR PLAINTE DES VENDEURS, A LA SUITE D'UN CONTENTIEUX LES OPPOSANT A Z..., CELUI-CI, AINSI QUE B... ET A..., ONT ETE RENVOYES DEVANT LA JURIDICTION CORRECTIONNELLE, PAR LA CHAMBRE D'ACCUSATION, POUR INFRACTION A LA LOI DU 22 DECEMBRE 1972 SUR LE DEMARCHAGE A DOMICILE ;
15ATTENDU QUE, POUR PRONONCER LA RELAXE DES PREVENUS ET DEBOUTER LES PARTIES CIVILES DE LEURS DEMANDES, LA COUR D'APPEL, ADOPTANT EN OUTRE LES MOTIFS DES PREMIERS JUGES, ENONCE QUE LA LOI SUSVISEE, BASE DE LA POURSUITE, " NE MENTIONNE PAS LES OPERATIONS DE DEMARCHAGE AYANT POUR OBJET LA VENTE D'IMMEUBLES, NI POUR LES INTEGRER EXPRESSEMENT DANS SON CHAMP D'APPLICATION NI POUR LES EN EXCLURE " ET QUE, DES LORS, L'INFRACTION POURSUIVIE N'ETANT " NI EVIDENTE NI INDISCUTABLE ", IL EN RESULTE UN " DOUTE SERIEUX " DONT LES PREVENUS DOIVENT BENEFICIER ;
16MAIS ATTENDU QU'EN PRONOCANT AINSI, LA COUR D'APPEL A MECONNU LE SENS ET LA PORTEE DES TEXTES VISES AU MOYEN ET DES PRINCIPES SUS-ENONCES ;
17QUE LA CASSATION EST AINSI ENCOURUE ;
18PAR CES MOTIFS :
19CASSE ET ANNULE L'ARRET DE LA COUR D'APPEL DE DOUAI DU 9 FEVRIER 1983, EN CE QUI CONCERNE L'ACTION CIVILE SEULEMENT, ET, POUR QU'IL SOIT JUGE A NOUVEAU CONFORMEMENT A LA LOI, DANS LA LIMITE DE LA CASSATION PRONONCEE, RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL D'AMIENS, A CE DESIGNEE PAR DELIBERATION SPECIALE PRISE EN CHAMBRE DU CONSEIL.
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
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