Grace : Cass. crim., 14 juin 1976, n° 75-91.330
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 14 juin 1976, 75-91.330, Publié au bulletin
Mots-clés
- Grace
- Effets
- Maintien de la condamnation
- Application de l'amnistie (non)
- Amnistie
- Textes spéciaux
- Loi du 16 juillet 1974
- Amnistie à raison de la peine
- Effets (non)
- Ancien code pénal, article 2
- Ancien code pénal, article 5
- Code de procédure pénale, article 593
- REJET
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 75-91.330
- Publication
- Bulletin Criminel Cour de Cassation Chambre criminelle N. 212 P. 552
- Solution
- REJET
Référence
Cass. crim., 14 juin 1976, n° 75-91.330, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Grace ; Effets ; Maintien de la condamnation ; Application de l'amnistie (non) ; Amnistie ; Textes spéciaux ; Loi du 16 juillet 1974 ; Amnistie à raison de la peine ; Effets (non)
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Voir le sommaire suivant.
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
REJET
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
- Ancien code pénal, article 2
- Ancien code pénal, article 5
- Code de procédure pénale, article 593
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 14 juin 1976.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin Criminel Cour de Cassation Chambre criminelle N. 212 P. 552
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 75-91.330
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007061174.
Titrage officiel
1) GRACE - Effets - Maintien de la condamnation - Application de l'amnistie (non).
2) AMNISTIE - Textes spéciaux - Loi du 16 juillet 1974 - Amnistie à raison de la peine - Grâce - Effets (non).
Sommaire officiel
Voir le sommaire suivant.
Justifie sa décision l'arrêt qui pour rejeter une demande tendant à la constatation de l'amnistie prévue par l'article 6 a de la loi du 16 juillet 1974, énonce que la grâce qui a été accordée au condamné a pour seul effet de le dispenser de l'exécution d'une partie de la peine privative de liberté et qu'au surplus cette dispense est elle-même subordonnée à une condition assortie d'un délai d'épreuve dont le terme n'est pas atteint (I).
Textes cités
- Ancien code pénal, article 2
- Ancien code pénal, article 5
- Code de procédure pénale, article 593 · sur ce site
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Texte intégral
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1REJET DU POURVOI FORME PAR X... (JEAN-PIERRE), CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE ROUEN, CHAMBRE CORRECTIONNELLE, EN DATE DU 24 AVRIL 1975, QUI A REJETE SA DEMANDE EN CONSTATATION DE L'AMNISTIE.
2LA COUR, VU LE MEMOIRE PRODUIT ;
3SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 5, ALINEA 2, DU CODE PENAL, DE L'ARTICLE 6A DE LA LOI DU 16 JUILLET 1974, DE L'ARTICLE 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DEFAUT DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE, " EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE REJETTE LA REQUETE DU DEMANDEUR TENDANT A BENEFICIER DE L'AMNISTIE EN APPLICATION DE L'ARTICLE 6A DE LA LOI DU 16 JUILLET 1974 ;
4" AUX MOTIFS QUE LE DEMANDEUR A ETE CONDAMNE A QUATRE MOIS D'EMPRISONNEMENT ET 3000 FRANCS D'AMENDE ;
5QU'IL A BENEFICIE D'UNE REMISE DE DEUX MOIS D'EMPRISONNEMENT SOUS CONDITION QU'IL N'ENCOURRE PENDANT UN DELAI DE TROIS ANS AUCUNE POURSUITE SUIVIE DE CONDAMNATION A L'EMPRISONNEMENT OU A UNE PEINE PLUS GRAVE POUR CRIME OU DELIT ;
6QUE LA GRACE DONT IL A BENEFICIE A POUR SEUL RESULTAT DE LA DISPENSER PARTIELLEMENT ET SOUS CONDITION D'EXECUTER SA PEINE MAIS LAISSE SUBSISTER LA CONDAMNATION PRONONCEE AVEC TOUS LES EFFETS ET CONSEQUENCES QU'ELLE COMPORTE ;
7" ALORS QUE, DEPUIS L'ORDONNANCE DU 23 DECEMBRE 1958, QUI, EN SON ARTICLE 2 MODIFIANT L'ARTICLE 5 DU CODE PENAL, A ASSIMILE LA GRACE A UNE COMMUTATION, CELLE-CI N'A PLUS POUR SEUL EFFET DE DISPENSER DE L'EXECUTION DE LA PEINE MAIS EFFACE LA CONDAMNATION PRONONCEE AVEC TOUS SES EFFETS POUR NE LAISSER SUBSISTER QUE LA PEINE RESULTANT DE LA COMMUTATION " ;
8ATTENDU QUE L'ARRET ATTAQUE EXPOSE QUE X... A ETE CONDAMNE A QUATRE MOIS D'EMPRISONNEMENT ET 3000 FRANCS D'AMENDE PAR ARRET DEVENU DEFINITIF EN DATE DU 5 OCTOBRE 1972 DE LA COUR D'APPEL DE ROUEN QUI A EGALEMENT PRONONCE LA SUSPENSION DE SON PERMIS DE CONDUIRE PENDANT TROIS ANS POUR HOMICIDES ET BLESSURES INVOLONTAIRES ;
9QUE PAR DECRET DU 5 JUILLET 1974, X... A BENEFICIE D'UNE REMISE DE PEINE DE DEUX MOIS D'EMPRISONNEMENT SOUS CONDITION QU'IL N'ENCOURRE PENDANT UN DELAI DE TROIS ANS A DATER DU DECRET DE GRACE AUCUNE POURSUITE SUIVIE DE CONDAMNATION, A L'EMPRISONNEMENT OU A UNE PEINE PLUS GRAVE POUR CRIME OU DELIT ;
10QU'EN APPLICATION DE L'ARTICLE 8 DE LA LOI DU 16 JUILLET 1974, PORTANT AMNISTIE, X... A SAISI LA COUR D'APPEL D'UNE REQUETE TENDANT A CE QUE SOIT CONSTATE PAR CETTE JURIDICTION L'AMNISTIE PREVUE PAR L'ARTICLE 6A DE LADITE LOI DANS LE CAS OU LA PEINE D'EMPRISONNEMENT INFLIGEE EST EGALE OU INFERIEURE A TROIS MOIS, EN INVOQUANT A SON PROFIT L'EFFET DE LA COMMUTATION DONT IL A BENEFICIE ;
11ATTENDU QUE POUR REJETER CETTE DEMANDE L'ARRET ENONCE QUE X... NE REMPLIT PAS LES CONDITIONS EXIGEES PAR LA LOI AUX MOTIFS QUE LA GRACE QUI LUI A ETE ACCORDEE A POUR SEUL EFFET DE LE DISPENSER DE L'EXECUTION D'UNE PARTIE DE LA PEINE PRIVATIVE DE LIBERTE A LAQUELLE IL A ETE CONDAMNE ET QU'AU SURPLUS CETTE DISPENSE EST ELLE-MEME SUBORDONNEE A UNE CONDITION ASSORTIE D'UN DELAI D'EPREUVE DONT LE TERME N'EST PAS ATTEINT ;
12ATTENDU QU'EN CET ETAT LA COUR D'APPEL A DONNE UNE BASE LEGALE A SA DECISION ;
13QUE LE MOYEN DOIT DES LORS ETRE ECARTE ;
14ET ATTENDU QUE L'ARRET EST REGULIER EN LA FORME ;
15REJETTE LE POURVOI.
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
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