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Travail : Cass. crim., 15 mai 1973, n° 72-90.078

Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 15 mai 1973, 72-90.078, Publié au bulletin

Mots-clés

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
72-90.078
Publication
Bulletin Criminel Cour de Cassation Chambre criminelle N. 223 P. 532
Solution
REJET

Référence

Cass. crim., 15 mai 1973, n° 72-90.078, publié au Bulletin

Questions traitées

De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Travail ; Délégués syndicaux ; Entrave à l'exercice du droit syndical ; Mise à pied ; Refus du licenciement par l'Inspecteur du travail ; Recours au Ministre ; Caractère suspensif (non) ; Opposition de l'employeur à la réintégration

Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Il résulte des dispositions de l'article 13 de la loi du 27 décembre 1968, relative à l'exercice du droit syndical dans les entreprises, que la mise à pied d'un délégué syndical est temporaire et ne dure que jusqu'à la décision définitive de l'Inspecteur du Travail. Il en est ainsi même au cas où l'employeur a cru devoir saisir d'un recours le ministre compétent, ce recours n'étant pas suspensif. Le refus de réintégration du délégué mis à pied après la décision négative de l'Inspecteur du Travail constitue, dès lors, cette atteinte punissable à l'exercice régulier des fonctions de délégué syndical (1).

Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

REJET

Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?

Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?

La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 15 mai 1973.

Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?

Bulletin Criminel Cour de Cassation Chambre criminelle N. 223 P. 532

Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Pourvoi n° 72-90.078

Quels arrêts la Cour de cassation rapproche-t-elle de cet arrêt de sa chambre criminelle ?

(1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1960-03-30 Bulletin Criminel 1960 N. 186 P. 388 (REJET) (1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1968-07-03 Bulletin Criminel 1968 N. 216 P. 517 (CASSATION) (1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1970-07-17 Bulletin Criminel 1970 N. 237 P. 566 (REJET) (1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1971-02-09 Bulletin Criminel 1971 N. 45 P. 114 (REJET)<br/>

Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?

Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007058839.

Titrage officiel

TRAVAIL - Délégués syndicaux - Entrave à l'exercice du droit syndical - Mise à pied - Refus du licenciement par l'Inspecteur du travail - Recours au Ministre - Caractère suspensif (non) - Opposition de l'employeur à la réintégration.

Références de titrage : * TRAVAIL - Droit syndical dans les entreprises - Loi du 27 décembre 1968 - Délégués syndicaux - Mise à pied - Refus dE licenciement par l'Inspecteur du travail - NON REINTEGRATION - Recours au Ministre - Caractère suspensif (non) - Opposition de l 'employeur à la réintégration.

Sommaire officiel

Il résulte des dispositions de l'article 13 de la loi du 27 décembre 1968, relative à l'exercice du droit syndical dans les entreprises, que la mise à pied d'un délégué syndical est temporaire et ne dure que jusqu'à la décision définitive de l'Inspecteur du Travail. Il en est ainsi même au cas où l'employeur a cru devoir saisir d'un recours le ministre compétent, ce recours n'étant pas suspensif. Le refus de réintégration du délégué mis à pied après la décision négative de l'Inspecteur du Travail constitue, dès lors, cette atteinte punissable à l'exercice régulier des fonctions de délégué syndical (1).

Textes cités

Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.

Les liens ouvrent la version de l’article en vigueur aujourd’hui ; à la date de la décision, le texte a pu être différent.

Rapprochements officiels

(1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1960-03-30 Bulletin Criminel 1960 N. 186 P. 388 (REJET) (1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1968-07-03 Bulletin Criminel 1968 N. 216 P. 517 (CASSATION) (1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1970-07-17 Bulletin Criminel 1970 N. 237 P. 566 (REJET) (1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1971-02-09 Bulletin Criminel 1971 N. 45 P. 114 (REJET)<br/>

Texte intégral

Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.

1REJET DU POURVOI DE X... (HENRY), CONTRE UN ARRET DE LA COUR D'APPEL DE CAEN, CHAMBRE CORRECTIONNELLE, EN DATE DU 16 DECEMBRE 1971, QUI L'A CONDAMNE A 500 FRANCS D'AMENDE AVEC SURSIS ET A DES DOMMAGES-INTERETS POUR ENTRAVE A L'EXERCICE DU DROIT SYNDICAL. LA COUR, VU LES MEMOIRES PRODUITS TANT EN DEMANDE QU'EN DEFENSE;

2SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES 5 ET SUIVANTS ET NOTAMMENT 13 A 15 DE LA LOI 68-1179 DU 27 DECEMBRE 1968, VIOLATION POUR FAUSSE APPLICATION DE L'ARTICLE 2 DU CODE CIVIL ET DES ARTICLES 1 A 4 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, MECONNAISSANCE DE L'EFFET RETROACTIF DE L'ANNULATION DE LA DECISION DE L'INSPECTEUR DU TRAVAIL PAR CELLE DU MINISTRE DU TRAVAIL AUTORISANT LE LICENCIEMENT, ENSEMBLE VIOLATION DES ARTICLES 482, 512 ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE POUR DEFAUT DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE, " EN CE QUE L'ARRET INFIRMATIF ATTAQUE A DECLARE LE DEMANDEUR COUPABLE DU DELIT D'ENTRAVE A L'EXERCICE DU DROIT SYNDICAL, MOTIFS PRIS QUE L'INFRACTION A ETE CARACTERISEE PAR LE REFUS DU DEMANDEUR DE REINTEGRER LE DELEGUE SYNDICAL MIS A PIED, A LA SUITE DE LA DECISION DE L'INSPECTEUR DU TRAVAIL N'AUTORISANT PAS LE LICENCIEMENT, QUELLE QU'AIT ETE LA SOLUTION DONNEE AU RECOURS HIERARCHIQUE, L'ANNULATION DE LA DECISION DUDIT INSPECTEUR NE POUVANT AVOIR POUR EFFET DE FAIRE DISPARAITRE LE DELIT DONT TOUS LES ELEMENTS CONSTITUTIFS ETAIENT REUNIS;

3" ALORS QUE LA DECISION DU MINISTRE ANNULANT CELLE DE L'INSPECTEUR DU TRAVAIL REFUSANT L'AUTORISATION DE LICENCIEMENT AVAIT UN EFFET RETROACTIF, D'OU IL SUIT QUE L'ACTE ANNULE ETANT CENSE N'AVOIR JAMAIS EXISTE, LES ELEMENTS CONSTITUTIFS DU DELIT NE POUVAIENT ETRE CONSIDERES COMME AYANT ETE REUNIS ";

4ATTENDU QU'IL APPERT DE L'ARRET ATTAQUE QU'AYANT, EN TANT QUE CHEF D'ENTREPRISE, PRONONCE LA MISE A PIED DE L'OUVRIER Y... JEAN-JACQUES, QUI AVAIT ETE REGULIEREMENT DESIGNE COMME DELEGUE SYNDICAL DE LA SECTION CFDT DE L'ENTREPRISE, X... S'EST OPPOSE A LA REINTEGRATION DE CE SALARIE APRES QUE L'INSPECTEUR DU TRAVAIL EUT REFUSE D'AUTORISER SON LICENCIEMENT, PAR DECISION DU 26 MARS 1971;

5ATTENDU QU'EN L'ETAT DE CES CONSTATATIONS, C'EST A BON DROIT QUE LA COUR D'APPEL A DECLARE LE DEMANDEUR COUPABLE DU DELIT D'ENTRAVE A L'EXERCICE DU DROIT SYNDICAL, PREVUE PAR L'ARTICLE 13 DE LA LOI N° 68-1179 DU 27 DECEMBRE 1968;

6QU'EN EFFET, AUX TERMES DE L'ARTICLE 13 PRECITE " LE LICENCIEMENT D'UN DELEGUE SYNDICAL NE PEUT INTERVENIR QU'APRES AVIS CONFORME DE L'INSPECTEUR DU TRAVAIL OU DE L'AUTORITE QUI EN TIENT LIEU ";

7QUE " SI LE LICENCIEMENT EST REFUSE, LA MISE A PIED EST ANNULEE ET SES EFFETS SUPPRIMES DE PLEIN DROIT ";

8QU'IL N'IMPORTE QU'EN L'ESPECE, L'EMPLOYEUR AIT FORME DEVANT LE MINISTRE DU TRAVAIL LE RECOURS PREVU PAR L'ARTICLE 4 DU DECRET N° 59-99 DU 7 JANVIER 1959, UN TEL RECOURS N'AYANT AUCUN CARACTERE SUSPENSIF ET L'INFRACTION S'ETANT TROUVEE DES LORS CONSOMMEE PAR LE REFUS DE REINTEGRATION, DU 26 MARS 1971 AU 12 MAI 1971, DATE A LAQUELLE LA DECISION DE L'INSPECTION DU TRAVAIL DU CALVADOS A ETE ANNULEE PAR LA DECISION MINISTERIELLE;

9QU'AINSI LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI;

10ET ATTENDU QUE L'ARRET EST REGULIER EN LA FORME;

11REJETTE LE POURVOI

Source

Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.

Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
72-90.078
Publication
Bulletin Criminel Cour de Cassation Chambre criminelle N. 223 P. 532
Solution
REJET

Référence

Cass. crim., 15 mai 1973, n° 72-90.078, publié au Bulletin

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