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Lois et reglements : Cass. crim., 16 janvier 1996, n° 95-81.722

Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 16 janvier 1996, 95-81.722, Publié au bulletin

Mots-clés

  • Lois et reglements
  • Application dans le temps
  • Loi pénale de fond
  • Loi d'adaptation du 16 décembre 1992
  • Faits antérieurs
  • Peines
  • Non-cumul
  • Poursuites successives
  • Confusion
  • Confusion de droit
  • Peines criminelles excédant le maximum légal
  • Circonstances atténuantes
  • Ancien code pénal, article 18
  • Ancien code pénal, article 463
  • Ancien code pénal, article 5
  • Cassation sans renvoi

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
95-81.722
Publication
Bulletin criminel 1996 N° 25 p. 60
Solution
Cassation sans renvoi

Référence

Cass. crim., 16 janv. 1996, n° 95-81.722, publié au Bulletin

Questions traitées

De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Lois et reglements ; Application dans le temps ; Loi pénale de fond ; Loi d'adaptation du 16 décembre 1992 ; Faits antérieurs ; Peines ; Non-cumul ; Poursuites successives ; Confusion ; Confusion de droit ; Peines criminelles excédant le maximum légal ; Circonstances atténuantes

Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Selon l'article 371 de la loi du 16 décembre 1992, le bénéfice des circonstances atténuantes, abrogées par les dispositions du Code pénal, continue de s'appliquer aux personnes reconnues coupables de crimes, commis avant son entrée en vigueur. (1). Les peines successivement prononcées avant le 1er mars 1994 pour des infractions en cours, lorsque la réclusion criminelle à perpétuité était encourue pour une ou plusieurs d'entre elles mais n'a pas été prononcée, à raison des circonstances atténuantes accordées à l'accusé, ne peuvent être cumulativement subies, au-delà du maximum légal de la réclusion criminelle à temps, alors fixé à 20 ans(2). La Cour de Cassation, en application de l'article L. 131-5 du Code de l'organisation judiciaire, est en mesure de prononcer dans la limite de ce maximum, la confusion de droit des peines de réclusion criminelle à temps, qui avait été rejetée par l'arrêt attaqué.

Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Cassation sans renvoi

Que décide la chambre criminelle de la Cour de cassation dans son dispositif ?

Par ces motifs et sans qu'il y ait lieu d'examiner les moyens proposés :

CASSE ET ANNULE l'arrêt de la chambre d'accusation de la cour d'appel d'Aix-en-Provence du 26 janvier 1995 en toutes ses dispositions ;

Et attendu que la Cour de Cassation est en mesure de faire application de la règle de droit appropriée :

Vu l'article L. 131-5 du Code de l'organisation judiciaire ;

DIT que les peines de 15 et de 18 ans de réclusion criminelle susvisées, prononcées contre Michel X..., sont confondues de plein droit, dans la limite de 20 ans ;

DIT n'y avoir lieu à renvoi.

Lire le texte intégral

Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?

Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?

La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 16 janvier 1996.

Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?

Bulletin criminel 1996 N° 25 p. 60

Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Pourvoi n° 95-81.722

Quels arrêts la Cour de cassation rapproche-t-elle de cet arrêt de sa chambre criminelle ?

CONFER : (1°). (1) Cf. Chambre criminelle, 1994-11-16, Bulletin criminel 1994, n° 367, p. 901 (cassation partielle sans renvoi). CONFER : (1°). (2) Cf. Chambre criminelle, 1964-02-06, Bulletin criminel 1964, n° 44, p. 97 (cassation), et les arrêts cités ; Chambre criminelle, 1974-10-03, Bulletin criminel 1974, n° 273, p. 697 (cassation), et les arrêts cités.

Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?

Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007066151.

Titrage officiel

LOIS ET REGLEMENTS - Application dans le temps - Loi pénale de fond - Loi d'adaptation du 16 décembre 1992 - Faits antérieurs - Peines - Non-cumul - Poursuites successives - Confusion - Confusion de droit - Peines criminelles excédant le maximum légal - Circonstances atténuantes.

Références de titrage : PEINES - Non-cumul - Poursuites successives - Confusion - Confusion de droit - Peines criminelles excédant le maximum légal - Circonstances atténuantes - Loi d'adaptation du 16 décembre 1992 - Application dans le temps | CASSATION - Cassation sans renvoi - Application de la règle de droit appropriée - Fin du litige

Sommaire officiel

Selon l'article 371 de la loi du 16 décembre 1992, le bénéfice des circonstances atténuantes, abrogées par les dispositions du Code pénal, continue de s'appliquer aux personnes reconnues coupables de crimes, commis avant son entrée en vigueur. (1). Les peines successivement prononcées avant le 1er mars 1994 pour des infractions en cours, lorsque la réclusion criminelle à perpétuité était encourue pour une ou plusieurs d'entre elles mais n'a pas été prononcée, à raison des circonstances atténuantes accordées à l'accusé, ne peuvent être cumulativement subies, au-delà du maximum légal de la réclusion criminelle à temps, alors fixé à 20 ans(2). La Cour de Cassation, en application de l'article L. 131-5 du Code de l'organisation judiciaire, est en mesure de prononcer dans la limite de ce maximum, la confusion de droit des peines de réclusion criminelle à temps, qui avait été rejetée par l'arrêt attaqué.

Textes cités

Rapprochements officiels

CONFER : (1°). (1) Cf. Chambre criminelle, 1994-11-16, Bulletin criminel 1994, n° 367, p. 901 (cassation partielle sans renvoi). CONFER : (1°). (2) Cf. Chambre criminelle, 1964-02-06, Bulletin criminel 1964, n° 44, p. 97 (cassation), et les arrêts cités ; Chambre criminelle, 1974-10-03, Bulletin criminel 1974, n° 273, p. 697 (cassation), et les arrêts cités.

Texte intégral

Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.

1CASSATION sans renvoi sur le pourvoi formé par :

2- X... Michel,

3contre l'arrêt rendu le 26 janvier 1995 par la chambre d'accusation de la cour d'appel d'Aix-en-Provence, qui a rejeté sa demande de confusion de peines.

4LA COUR,

5Vu le mémoire personnel produit ;

6Sur le moyen relevé d'office pris de la violation des articles 5, 18 et 463 anciens du Code pénal, 371 de la loi du 16 décembre 1992 :

7Vu lesdits articles ;

8Attendu que les peines successivement prononcées avant le 1er mars 1994 pour des infractions en concours, lorsque la réclusion criminelle à perpétuité était encourue pour l'une ou plusieurs d'entre elles mais n'a pas été prononcée à raison des circonstances atténuantes accordées à l'accusé, ne peuvent être cumulativement subies au-delà du maximum légal de la réclusion criminelle à temps, alors fixé à 20 ans ;

9Qu'il résulte, par ailleurs, de l'article 371 de la loi du 16 décembre 1992, que la supression des circonstances atténuantes ne peut préjudicier aux personnes reconnues coupables de crimes commis avant l'entrée en vigueur des dispositions nouvelles du Code pénal ;

10Attendu qu'il appert de l'arrêt attaqué et des pièces de procédure, que Michel X... a été condamné, par arrêt de la cour d'assises du département de la Côte-d'Or, en date du 1er décembre 1988, à 15 ans de réclusion criminelle pour vols avec arme ; que, postérieurement à cette décision mais pour des faits commis antérieurement, il a été condamné par la cour d'assises du département du Var, le 15 mars 1989, à 18 ans de réclusion criminelle pour vols avec arme et prise d'otage ; que, dans les 2 cas, le bénéfice des circonstances atténuantes lui a été accordé ;

11Attendu qu'après avoir énoncé que la confusion de ces 2 peines, sollicitée par Michel X..., était juridiquement possible mais restait facultative, l'arrêt attaqué lui en a refusé le bénéfice au motif que son casier judiciaire, " révélant un ancrage ancien et important dans la délinquance la plus grave, s'opposait à toute mesure de mansuétude supplémentaire ", le requérant ayant déjà bénéficié d'une précédente confusion de peines ;

12Mais attendu qu'en prononçant ainsi, alors que les 2 cours d'assises n'avaient entendu infliger à l'accusé que des peines temporaires, et en lui imposant, par leur cumul, l'exécution d'une peine excédant le maximum légal de 20 ans de réclusion criminelle, prévue au moment des faits, la chambre d'accusation a méconnu le sens et la portée des textes et principes ci-dessus rappelés ;

13Que, dès lors, la cassation est encourue ;

14Par ces motifs et sans qu'il y ait lieu d'examiner les moyens proposés :

15CASSE ET ANNULE l'arrêt de la chambre d'accusation de la cour d'appel d'Aix-en-Provence du 26 janvier 1995 en toutes ses dispositions ;

16Et attendu que la Cour de Cassation est en mesure de faire application de la règle de droit appropriée :

17Vu l'article L. 131-5 du Code de l'organisation judiciaire ;

18DIT que les peines de 15 et de 18 ans de réclusion criminelle susvisées, prononcées contre Michel X..., sont confondues de plein droit, dans la limite de 20 ans ;

19DIT n'y avoir lieu à renvoi.

Source

Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.

Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
95-81.722
Publication
Bulletin criminel 1996 N° 25 p. 60
Solution
Cassation sans renvoi

Référence

Cass. crim., 16 janv. 1996, n° 95-81.722, publié au Bulletin

Articles cités

  • Ancien code pénal, article 18
  • Ancien code pénal, article 463
  • Ancien code pénal, article 5

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