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Homicide et blessures involontaires : Cass. crim., 1er octobre 1990, n° 90-80.597

Cour de cassation, Chambre criminelle, du 1 octobre 1990, 90-80.597, Inédit

Mots-clés

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
90-80.597
Solution
Rejet

Référence

Cass. crim., 1er oct. 1990, n° 90-80.597, inédit

Questions traitées

De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Homicide et blessures involontaires ; Faute ; Imprudence et négligence ; Cession d'une substance vénéneuse injectée qui a provoqué la mort

Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

null

Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Rejet

Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?

Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?

La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 1er octobre 1990.

Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Pourvoi n° 90-80.597

Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?

Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007536611.

Titrage officiel

HOMICIDE ET BLESSURES INVOLONTAIRES - Faute - Imprudence et négligence - Cession d'une substance vénéneuse injectée qui a provoqué la mort.

Sommaire officiel

null

Textes cités

Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.

Les liens ouvrent la version de l’article en vigueur aujourd’hui ; à la date de la décision, le texte a pu être différent.

Texte intégral

Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.

1LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique tenue au Palais de Justice à PARIS, le premier octobre mil neuf cent quatre vingt dix, a rendu l'arrêt suivant :

2Sur le rapport de M. le conseiller référendaire de MORDANT de MASSIAC, les observations de la société civile professionnelle GUIGUET-BACHELLIER et POTIER de la VARDE, avocat en la Cour, et les conclusions de Mme l'avocat général PRADAIN ; Statuant sur le pourvoi formé par :

3X... Thierry,

4contre l'arrêt de la cour d'appel de VERSAILLES, chambre correctionnelle, en date du 21 décembre 1989, qui, dans les poursuites suivies contre lui des chefs d'infraction à la législation sur les stupéfiants et d'homicide involontaire, l'a condamné à 2 ans d'emprisonnement avec maintien en détention et a prononcé sur les intérêts civils ; Vu les mémoires personnels et ampliatif d régulièrement produits ; Sur la recevabilité des mémoires personnels ; Attendu que X... a produit à l'appui de son pourvoi trois mémoires personnels en date des 24 décembre 1989, 23 mars 1990 et 26 mars 1990 ; Attendu qu'en raison de l'obscurité des mémoires présentés, il n'est pas possible d'en dégager les moyens ; Que dès lors ils ne sont pas recevables au regard des prescriptions de l'article 590 du Code de procédure pénale Sur le second moyen pris de la violation des articles 513 et 593 du Code de procédure pénale, défaut de motifs ; "en ce que l'arrêt attaqué qui juge insuffisantes les attestations produites par le conseil du prévenu pour justifier de sa demande d'autorisation de faire citer des témoins ne s'explique pas sur le refus implicite de la cour d'entendre les témoignages des auteurs de ces attestations, et n'est dès lors pas légalement motivé" ; Attendu qu'il ne saurait être fait grief à la cour d'appel de n'avoir pas procédé à l'audition de témoins dès lors que, selon les énonciations de l'arrêt attaqué et contrairement à ce qui est allégué, elle n'a été saisie d'aucune demande formelle à cette fin ; D'où il suit que le moyen ne saurait être accueilli ; Sur le premier moyen produit en faveur de X... pris de la violation des articles 319 du Code pénal, 593 du Code de procédure pénale, défaut de motifs et manque de base légale "en ce que l'arrêt attaqué a déclaré Thierry X... coupable d'avoir involontairement causé la mort de Philippe Z... ;

5"aux motifs que la cession de la dose d'héroïne à Nathalie Z... a contribué, même si ce fut pour partie, à la survenance involontaire de la mort du toxicomane qui en a reçu l'injection ; d "alors qu'ayant constaté que le prévenu avait vendu une dose d'héroïne à Nathalie Z..., qui elle-même, l'avait ensuite cédée à Philippe Z..., décédé des suites d'une overdose, ce dont il ressortait que la première cession, intervenue entre le prévenu et Nathalie Z..., n'était pas la cause du décès, la cour d'appel, en statuant ainsi, a violé l'article 319 du Code pénal" ; Attendu que pour condamner X... du chef d'homicide involontaire, la cour d'appel énonce que Nathalie Z... a revendu à Philippe Z... l'héroïne qu'elle venait d'acheter à Thierry X... et que le malaise ayant abouti à la mort de ce toxicomane a trouvé sa source dans l'injection du produit qu'il s'est faite ; qu'il s'ensuit que la cession de cette substance a contribué, même si ce fut pour partie, à la survenance involontaire de la mort du toxicomane ; Attendu qu'en énonçant ainsi, la cour d'appel a caractérisé en tous ses éléments constitutifs l'infraction reprochée, sans encourir les griefs du moyen ; que dès lors le moyen ne saurait être accueilli ; Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ; REJETTE le pourvoi ; Condamne le demandeur aux dépens ; Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ; Où étaient présents :

6M. Tacchella conseiller le plus ancien, faisant fonctions de président en remplacement du président empêché, M. de Mordant de Massiac conseiller rapporteur, MM. Souppe, Gondre, Hébrard, Hecquard, Culié conseillers de la chambre, MM. Bayet conseiller référendaire, Mme Pradain avocat général, Mme Ely greffier de chambre ; En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ;

Source

Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.

Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
90-80.597
Solution
Rejet

Référence

Cass. crim., 1er oct. 1990, n° 90-80.597, inédit

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