Liberation conditionnelle : Cass. crim., 26 juin 2002, n° 01-86.384
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 26 juin 2002, 01-86.384, Publié au bulletin
Mots-clés
- Liberation conditionnelle
- Révocation
- Compétence
- Code de procédure pénale, article 591
- Code de procédure pénale, article 593
- Code de procédure pénale, article 722
- Code de procédure pénale, article D. 116-2
- Code de procédure pénale, article 3
- Code de procédure pénale, article 6
- Rejet
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 01-86.384
- Publication
- Bulletin criminel 2002 N° 147 p. 538
- Solution
- Rejet
Référence
Cass. crim., 26 juin 2002, n° 01-86.384, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Liberation conditionnelle ; Révocation ; Compétence
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Le juge de l'application des peines du lieu de détention est compétent pour ordonner la révocation d'une mesure de libération conditionnelle qu'il a précédemment accordée mais qui n'a pas encore été mise à exécution. .
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Rejet
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 26 juin 2002.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin criminel 2002 N° 147 p. 538
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 01-86.384
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007069770.
Titrage officiel
LIBERATION CONDITIONNELLE - Révocation - Compétence.
Références de titrage : PEINES - Exécution - Peine privative de liberté - Libération conditionnelle - Révocation - Compétence
Sommaire officiel
Le juge de l'application des peines du lieu de détention est compétent pour ordonner la révocation d'une mesure de libération conditionnelle qu'il a précédemment accordée mais qui n'a pas encore été mise à exécution. .
Textes cités
- Code de procédure pénale, article 591 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 593 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 722
- Code de procédure pénale, article D. 116-2
- Code de procédure pénale, article 3 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 6 · sur ce site
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Texte intégral
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1REJET du pourvoi formé par :
2- X...,
3contre l'arrêt de la cour d'appel de Rennes, 3e chambre, en date du 17 juillet 2001, qui a révoqué la mesure de libération conditionnelle prise à son égard.
4LA COUR,
5Vu le mémoire produit ;
6Sur le moyen unique de cassation, pris de la violation des articles D. 116-2, 722, 591 et 593 du Code de procédure pénale :
7" en ce que l'arrêt attaqué a rejeté l'incompétence soulevée par X... du juge de l'application des peines de Nantes et confirmé l'ordonnance rendue par ce dernier le 3 avril 2001, révoquant la mesure de liberté conditionnelle qui avait été prise au bénéfice du détenu ;
8" aux motifs que le conseil de X... soulève l'incompétence du juge de l'application des peines de Nantes au motif qu'il s'était expressément dessaisi au profit du juge de l'application des peines de Tours par l'ordonnance du 8 mars 2001 laquelle est devenue exécutoire 24 heures après sa notification au Parquet et définitive en l'absence de tout appel ; qu'au soutien de l'exception soulevée il invoque les dispositions de l'article D. 116-2, alinéa 3, du Code de procédure pénale ; qu'il résulte des dispositions combinées de l'article 722, alinéa 6, du Code de procédure pénale et de l'article D. 116-2, alinéa 1, du même Code que la révocation de libération conditionnelle relève de la compétence du juge de l'application des peines de la juridiction dans le ressort de laquelle est situé soit l'établissement pénitentiaire dans lequel le condamné est écroué, soit, si le condamné est libre, la résidence habituelle de celui-ci ; que l'alinéa 3 de l'article D. 116-2 détermine la compétence du juge de l'application des peines sous réserve que le condamné soit libre et attribue cette compétence au juge de l'application des peines du ressort de la résidence habituelle du condamné laquelle est fixée précisément par la décision accordant la libération ; qu'en l'espèce, l'ordonnance du 3 avril 2001 a été régulièrement prise par le juge de l'application des peines de Nantes alors que X... était encore écroué au centre pénitentiaire de Nantes ; que l'exception d'incompétence doit donc être rejetée ; que la mesure de libération conditionnelle prenant effet le 30 mars 2001, la fouille du paquetage de X... effectuée le 29 mars 2001 a permis de découvrir six cédéroms gravés sur le disque dur de l'unité centrale de son ordinateur ; que cette attitude dissimulatrice ainsi que les réserves apportées par le docteur Y... dans son rapport d'expertise médico-psychologique en date du 31 juillet 1999 dont les conclusions n'excluent pas les risques de récidive ne permettent pas d'envisager une réformation de l'ordonnance déférée laquelle sera confirmée ;
9" alors que, par une ordonnance devenue définitive du 8 mars 2001, le juge de l'application des peines de Nantes avait dit se dessaisir au profit du juge d'application des peines de Tours ; qu'en s'estimant néanmoins compétent pour statuer sur la révocation de cette mesure le 3 avril, le juge de l'application des peines de Nantes a nécessairement excédé ses pouvoirs " ;
10Attendu qu'il résulte des pièces de procédure que X..., détenu du chef précité, a été admis au bénéfice de la libération conditionnelle à compter du 30 mars 2001, par ordonnance du juge de l'application des peines de Nantes du 8 mars précédent comportant dessaisissement au profit du juge de l'application de peines de Tours, lieu de résidence future de l'intéressé ; que le 29 mars, lors de la fouille de son paquetage, il a été découvert des disques informatiques (cédéroms), contenant des copies illégales de logiciels, frauduleusement gravés dans l'atelier informatique du centre de détention où il travaillait ; que le juge de l'application des peines de Nantes a rendu, préalablement à la levée d'écrou, le 30 mars 2001, une ordonnance d'incarcération provisoire, suivie d'une décision de révocation de la mesure de libération conditionnelle, le 3 avril suivant ;
11Attendu que, pour confirmer la décision entreprise et écarter l'argumentation du requérant qui soutenait que, l'ordonnance de libération conditionnelle du 8 mars 2001 étant devenue définitive, le juge de l'application des peines de Nantes était dessaisi au profit de son homologue de Tours, l'arrêt prononce par les motifs reproduits au moyen ;
12Attendu qu'en l'état de ces énonciations, d'où il résulte que la mesure de libération conditionnelle de X... n'était pas encore effective au moment de son incarcération provisoire, la cour d'appel a justifié sa décision, dès lors que demeurait compétent le juge de l'application des peines de la juridiction dans le ressort de laquelle le condamné était écroué ;
13D'où il suit que le moyen ne peut qu'être écarté ;
14Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ;
15REJETTE le pourvoi.
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
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