Vous allez quitter votre réponse en cours ; vous la retrouverez dans Dialogue, parmi vos conversations.

(sur le moyen pris de la violation de l'article 417 du code de procédure pénale) JURIDICTIONS CORRECTIONNELLES : Cass. crim., 27 avril 1993, n° 92-84.517

Cour de cassation, Chambre criminelle, du 27 avril 1993, 92-84.517, Inédit

Mots-clés

  • (sur le moyen pris de la violation de l'article 417 du code de procédure pénale) JURIDICTIONS CORRECTIONNELLES
  • Droits de la défense
  • Prévenu non assisté d'un défenseur
  • Conditions
  • Prévenu ayant eu le temps nécessaire à une désignation
  • Absence d'atteinte
  • Constatations suffisantes
  • Code de procédure pénale, article 417
  • Rejet

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
92-84.517
Solution
Rejet

Référence

Cass. crim., 27 avr. 1993, n° 92-84.517, inédit

Questions traitées

De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

(sur le moyen pris de la violation de l'article 417 du code de procédure pénale) JURIDICTIONS CORRECTIONNELLES ; Droits de la défense ; Prévenu non assisté d'un défenseur ; Conditions ; Prévenu ayant eu le temps nécessaire à une désignation ; Absence d'atteinte ; Constatations suffisantes

Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Rejet

Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?

Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?

La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 27 avril 1993.

Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Pourvoi n° 92-84.517

Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?

Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007557959.

Titrage officiel

(sur le moyen pris de la violation de l'article 417 du code de procédure pénale) JURIDICTIONS CORRECTIONNELLES - Droits de la défense - Prévenu non assisté d'un défenseur - Conditions - Prévenu ayant eu le temps nécessaire à une désignation - Absence d'atteinte - Constatations suffisantes.

Textes cités

Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.

Les liens ouvrent la version de l’article en vigueur aujourd’hui ; à la date de la décision, le texte a pu être différent.

Texte intégral

Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.

1LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique tenue au Palais de Justice à PARIS, le vingt sept avril mil neuf cent quatre vingt treize, a rendu l'arrêt suivant :

2Sur le rapport de M. le conseiller SOUPPE, les observations d e Me VINCENT, avocat en la Cour, et les conclusions de M. l'avocat général AMIEL ;

3Statuant sur le pourvoi formé par :

4- X... Michel, contre l'arrêt de la cour d'appel de TOULOUSE, du 25 juin 1992, qui, dans les poursuites exercées contre lui des chefs d'homicide involontaire et contravention au Code de la route, a déclaré irrecevable son appel contre les dispositions du jugement le relaxant des fins de la poursuite et a prononcé sur les réparations civiles ;

5Vu les mémoires personnels produits et le mémoire en défense ; Sur la recevabilité des mémoires personnels, contestée par le mémoire en défense ;

6Attendu que le demandeur, qui n'est pas condamné pénalement, a déposé au greffe de la cour d'appel de Toulouse, le 1er juillet 1992, à l'appui de son pourvoi formé le 26 juin 1992, un mémoire signé par lui contenant ses moyens de cassation ; que ce mémoire, qui satisfait aux prescriptions de l'article 584 du Code de procédure pénale, est recevable ;

7Qu'au contraire, le mémoire additionnel, daté du 25 septembre 1992 et adressé le 2 octobre 1992 à la Cour de Cassation, est irrecevable au regard des dispositions combinées des articles 584 et 585 dudit Code ;

8H Sur les moyens de cassation pris de nullité de la procédure antérieure ;

9Les moyens étant réunis ;

10Attendu qu'il résulte, tant de l'arrêt attaqué que du jugement entrepris et des pièces de procédure, que le prévenu n'a présenté, avant toute défense au fond, aucune exception tirée de la nullité de la procédure antérieure, que, dès lors les moyens sont irrecevables par application de l'article 385 du Code de procédure pénale ;

11Sur les moyens de cassation, pris de la violation de la loi et visant les dispositions relatives à l'action publique ;

12Les moyens étant réunis ;

13Attendu que le demandeur, relaxé en première instance, est irrecevable à critiquer les dispositions de l'arrêt attaqué relatives à l'action publique, dès lors, qu'à leur égard, son appel a été à bon droit déclaré irrecevable faute d'intérêt ;

14Sur le moyen de cassation pris de la violation de l'article 417 du Code de procédure pénale ;

15Attendu que, pour rejeter la demande de renvoi de la cause présentée par le prévenu afin d'être en mesure de se faire assister d'un conseil, la cour d'appel énonce que "Moysset a disposé de délais amplement suffisants pour s'assurer du concours d'un avocat et que celui qu'il avait choisi, a été récusé par lui à la barre à une précédente audience" ; que l'arrêt relève, en outre, que le prévenu a déposé onze jeux de conclusions ;

16Attendu qu'en cet état, la Cour de Cassation est en mesure de

17s'assurer qu'aucune atteinte n'a été portée aux droits de la défense, contrairement à ce qui est allégué au moyen, lequel, dès lors, ne peut qu'être écarté ;

18Sur les moyens de cassation pris de la violation de l'article 427 du Code de procédure pénale, défaut de motifs, manque de base légale ;

19Les moyens étant réunis ;

20Attendu que les énonciations de l'arrêt attaqué mettent la Cour de Cassation en mesure de s'assurer que la cour d'appel a caractérisé sans insuffisance la faute constitutive du délit de blessures involontaires dont elle a déclaré le prévenu responsable ainsi que le lien de causalité entre cette faute et le dommage dont elle a ordonné la réparation dans les limites des demandes des parties ;

21Que, dans la mesure où l'obscurité ou l'imprécision du mémoire permet de les dégager, les moyens qui reviennent à remettre en question l'appréciation souveraine par les juges du fond des faits et circonstances de la cause contradictoirement débattus, ainsi que du montant de l'indemnité propre à réparer le préjudice retenu, ne sauraient être admis ;

22Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ;

23REJETTE le pourvoi ;

24Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ;

25Où étaient présents : M. Tacchella conseiller doyen, faisant fonctions de président en remplacement du président empêché, M. Souppe conseiller rapporteur, M. Pinsseau, Mme Baillot conseillers de la chambre, M. Bayet conseiller référendaire appelé à compléter la chambre, M. de Mordant de Massiac, Mme Ferrari conseillers référendaires, M. Amiel avocat général, Mme Ely greffier de chambre ;

26En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ;

Source

Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.

Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
92-84.517
Solution
Rejet

Référence

Cass. crim., 27 avr. 1993, n° 92-84.517, inédit

Articles cités

Même mois

Tous les arrêts de avril 1993