Action civile : Cass. crim., 27 novembre 1979, n° 79-90.979
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 27 novembre 1979, 79-90.979, Publié au bulletin
Mots-clés
- Action civile
- Partie civile
- Constitution
- Constitution à l'audience
- Constitution en cause d'appel (non)
- Code de procédure pénale, article 593
- Code de procédure pénale, article 87
- Code du travail, article L. 411-21
- Cassation
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 79-90.979
- Publication
- Bulletin Criminel Cour de Cassation Chambre criminelle N. 336
- Solution
- Cassation
Référence
Cass. crim., 27 nov. 1979, n° 79-90.979, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Action civile ; Partie civile ; Constitution ; Constitution à l'audience ; Constitution en cause d'appel (non)
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
La règle du double degré de juridiction ne permet pas à la partie civile, quelle que soit la raison pour laquelle elle n'a pas été partie au jugement de première instance, d'intervenir pour la première fois en cause d'appel (1).
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Cassation
Que décide la chambre criminelle de la Cour de cassation dans son dispositif ?
PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE, DANS SES SEULES DISPOSITIONS DECLARANT RECEVABLE LA CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE DE L'UNION DEPARTEMENTALE CFDT DU VAL-D'OISE, L'ARRET SUSVISE DE LA COUR D'APPEL DE VERSAILLES, EN DATE DU 2 FEVRIER 1979, ET POUR QU'IL SOIT A NOUVEAU STATUE CONFORMEMENT A LA LOI, DANS LES LIMITES DE LA CASSATION AINSI PRONONCEE :
RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL DE VERSAILLES AUTREMENT COMPOSEE.
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 27 novembre 1979.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin Criminel Cour de Cassation Chambre criminelle N. 336
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 79-90.979
Quels arrêts la Cour de cassation rapproche-t-elle de cet arrêt de sa chambre criminelle ?
(1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1904-02-12 Bulletin Criminel 1904 N. 88 p.161 (REJET) . (1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1957-11-21 Bulletin Criminel 1957 N. 760 p.1377 (CASSATION) . (1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1958-02-13 Bulletin Criminel 1958 N. 155 p.258 (CASSATION) . (1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1964-03-05 Bulletin Criminel 1964 N. 82 p.188 (IRRECEVABILITE).
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007061779.
Titrage officiel
ACTION CIVILE - Partie civile - Constitution - Constitution à l'audience - Constitution en cause d'appel (non).
Sommaire officiel
La règle du double degré de juridiction ne permet pas à la partie civile, quelle que soit la raison pour laquelle elle n'a pas été partie au jugement de première instance, d'intervenir pour la première fois en cause d'appel (1).
Textes cités
- Code de procédure pénale, article 593 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 87 · sur ce site
- Code du travail, article L. 411-21
Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.
Les liens ouvrent la version de l’article en vigueur aujourd’hui ; à la date de la décision, le texte a pu être différent.
Rapprochements officiels
(1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1904-02-12 Bulletin Criminel 1904 N. 88 p.161 (REJET) . (1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1957-11-21 Bulletin Criminel 1957 N. 760 p.1377 (CASSATION) . (1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1958-02-13 Bulletin Criminel 1958 N. 155 p.258 (CASSATION) . (1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1964-03-05 Bulletin Criminel 1964 N. 82 p.188 (IRRECEVABILITE).
Texte intégral
Deux lettres au moins ; Entrée passe à l’occurrence suivante.
Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.
1LA COUR, VU LES MEMOIRES PRODUITS EN DEMANDE ET EN DEFENSE ;
2VU L'ORDONNANCE DU PRESIDENT DE LA CHAMBRE CRIMINELLE, EN DATE DU 20 NOVEMBRE 1979, DECLARANT LE POURVOI IMMEDIATEMENT RECEVABLE ;
3SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION, PRIS DE LA VIOLATION DES ARTICLES L. 411-21 ET SUIVANTS DU CODE DU TRAVAIL, DES ARTICLES 87 ET 593 DU CODE DE PROCEDURE PENALE, DEFAUT DE MOTIFS, MANQUE DE BASE LEGALE,
4"EN CE QUE L'ARRET ATTAQUE A DIT RECEVABLE UNE CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE ;
5"AU MOTIF QUE, DEVANT LE TRIBUNAL, S'ETAIT CONSTITUE LE SYNDICAT CFDT MAISON DES SYNDICATS, AVENUE BERTHELOT, 95300 PONTOISE ; QUE, DEVANT LA COUR, SE CONSTITUE L'UNION DEPARTEMENTALE CFDT DU VAL-D'OISE, DONT LE SIEGE EST A LA MAISON DES SYNDICATS, AVENUE BERTHELOT, 95300 PONTOISE ; QU'IL APPARAIT QUE L'UNION DEPARTEMENTALE CFDT DU VAL-D'OISE EST, SOUS UNE APPELLATION LEGEREMENT DIFFERENTE, LE SYNDICAT INTERVENU DEVANT LE TRIBUNAL ; QU'IL JUSTIFIE PAR DES DOCUMENTS VERSES AUX DEBATS QU'IL EST REGULIEREMENT CONSTITUE ;
6"ALORS QU'UNE UNION DE SYNDICATS REGROUPE PLUSIEURS SYNDICATS ; QUE TEL EST LE CAS DE L'UNION DEPARTEMENTALE CFDT, DONT LES STATUTS COMMUNIQUES A LA COUR PRECISENT QU'ELLE GROUPE LES SYNDICATS DU DEPARTEMENT DU VAL-D'OISE AFFILIES A LA CFDT ; QUE, DES LORS, LA COUR NE POUVAIT AFFIRMER QUE L'UNION DEPARTEMENTALE ETAIT LE SYNDICAT INTERVENU DEVANT LE TRIBUNAL ; QUE, PAR SUITE, LADITE UNION ETAIT IRRECEVABLE A SE CONSTITUER PARTIE CIVILE POUR LA PREMIERE FOIS EN CAUSE D'APPEL" ;
7VU LESDITS ARTICLES ;
8ATTENDU QUE LA REGLE DU DOUBLE DEGRE DE JURIDICTION INTERDIT A CELUI QUI N'ETAIT PAS PARTIE EN PREMIERE INSTANCE D'INTERVENIR POUR LA PREMIERE FOIS EN CAUSE D'APPEL ;
9ATTENDU QUE, POUR REJETER LES CONCLUSIONS DU PREVENU TENDANT A FAIRE DECLARER IRRECEVABLE LA DEMANDE DE REPARATIONS CIVILES FORMEE PAR L'UNION DEPARTEMENTALE CFDT DU VAL-D'OISE, LA COUR D'APPEL SE BORNE A ENONCER QU'IL APPARAIT QUE LADITE UNION "EST, SOUS UNE APPELLATION LEGEREMENT DIFFERENTE, LE SYNDICAT INTERVENU DEVANT LE TRIBUNAL" ET QU'ELLE JUSTIFIE, PAR DES DOCUMENTS VERSES AUX DEBATS, QU'ELLE EST REGULIEREMENT CONSTITUEE ;
10ATTENDU CEPENDANT QU'IL RESULTE DES ENONCIATIONS DE L'ARRET ET DES PIECES DE LA PROCEDURE QU'EN PREMIERE INSTANCE, LA CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE EMANAIT DU "SYNDICAT CFDT, MAISON DES SYNDICATS, RUE BERTHELOT A PONTOISE" ; QUE L'APPEL A ETE INTERJETE AU NOM DE CE SYNDICAT DONT LA PERSONNALITE, AU DEMEURANT IMPRECISE, NE SAURAIT SE CONFONDRE AVEC CELLE DE L'UNION DEPARTEMENTALE CFDT DU VAL-D'OISE QUI GROUPE PLUSIEURS SYNDICATS AFFILIES A LA MEME CONFEDERATION ET POSSEDE NECESSAIREMENT UNE PERSONNALITE MORALE DISTINCTE DE CELLE DE CHACUN DE CES SYNDICATS ; QUE LE PREVENU ETAIT, DES LORS, FONDE A FAIRE JUGER QUE LADITE UNION, QUI NE S'ETAIT PAS CONSTITUEE PARTIE CIVILE EN PREMIERE INSTANCE, N'ETAIT PAS RECEVABLE A DEMANDER DES REPARATIONS CIVILES EN CAUSE D'APPEL ; D'OU IL SUIT QUE LA CASSATION EST ENCOURUE ;
11PAR CES MOTIFS :
12CASSE ET ANNULE, DANS SES SEULES DISPOSITIONS DECLARANT RECEVABLE LA CONSTITUTION DE PARTIE CIVILE DE L'UNION DEPARTEMENTALE CFDT DU VAL-D'OISE, L'ARRET SUSVISE DE LA COUR D'APPEL DE VERSAILLES, EN DATE DU 2 FEVRIER 1979, ET POUR QU'IL SOIT A NOUVEAU STATUE CONFORMEMENT A LA LOI, DANS LES LIMITES DE LA CASSATION AINSI PRONONCEE :
13RENVOIE LA CAUSE ET LES PARTIES DEVANT LA COUR D'APPEL DE VERSAILLES AUTREMENT COMPOSEE.
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
Poser une question sur cette décision à BRANCO · Vérifier une citation · Toute la jurisprudence pénale