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Cour d'assises : Cass. crim., 27 novembre 1991, n° 91-83.104

Cour de cassation, Chambre criminelle, du 27 novembre 1991, 91-83.104, Inédit

Mots-clés

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
91-83.104
Solution
Rejet

Référence

Cass. crim., 27 nov. 1991, n° 91-83.104, inédit

Questions traitées

De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Cour d'assises ; Débats ; Partie civile ; Audition sous serment comme témoin ; Constitution de partie civile postérieure ; Régularité

Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Rejet

Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?

Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?

La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 27 novembre 1991.

Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Pourvoi n° 91-83.104

Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?

Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007541703.

Titrage officiel

COUR D'ASSISES - Débats - Partie civile - Audition sous serment comme témoin - Constitution de partie civile postérieure - Régularité.

Textes cités

Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.

Les liens ouvrent la version de l’article en vigueur aujourd’hui ; à la date de la décision, le texte a pu être différent.

Texte intégral

Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.

1LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique tenue au Palais de Justice à PARIS, le vingtsept novembre mil neuf cent quatre vingt onze, a rendu l'arrêt suivant :

2Sur le rapport de M. le conseiller GUILLOUX, les observations de la société civile professionnelle WAQUET, FARGE et HAZAN, avocat en la Cour, et les conclusions de M. l'avocat général LIBOUBAN ; Statuant sur le pourvoi formé par :

3B... Patrick,

4contre l'arrêt de la cour d'assises de la LOIRE-ATLANTIQUE, en date du 19 avril 1991, qui l'a condamné à 12 ans de réclusion criminelle pour assassinat et violences avec arme ayant entraîné une incapacité totale de travail personnel supérieure à 8 jours ; Vu le mémoire produit ; d

5Sur le premier moyen de cassation pris de la violation des articles 331 et 335 du Code de procédure pénale, ensemble violation des droits de la défense ; "en ce que Mme Léontine A..., épouse E..., victime des faits reprochés à l'accusé, a été entendue sous la foi du serment en qualité de témoin immédiatement avant de se constituer partie civile ; "alors que la déposition des parties civiles ne peut être reçue sous la foi du serment ; qu'il ne saurait être dérogé à cette règle en autorisant les victimes à déposer sous la foi du serment en qualité de témoins, avant de recevoir leur constitution de parties civiles ; qu'une telle façon de procéder est contraire aux droits de la défense" ; Attendu qu'il appert du procès-verbal des débats que Léontine A..., épouse E..., entendue d'abord comme témoin, a pris ensuite la qualité de partie civile ; que le président lui a donné acte de sa constitution de partie civile après que le ministère public, l'accusé et son conseil eurent déclaré n'avoir aucune observation à présenter ; Attendu en cet état, que Léontine A..., épouse E... n'ayant pas la qualité de partie civile au moment où elle a été entendue comme témoin, serment préalablement prêté, il n'a été commis aucune violation des textes visés au moyen ; D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ; Sur le deuxième moyen de cassation pris de la violation de l'oralité des débats et des droits de la défense, manque de base légale ; "en ce qu'il résulte du procès-verbal des débats que le président a

6donné lecture de la "cote D 276 du dossier" ; "alors qu'un tel document n'existe pas ; qu'en conséquence, la chambre criminelle n'est pas mise en mesure de contrôler la régularité de la lecture ainsi opérée, notamment par rapport au principe supérieur de l'oralité des débats" ; Attendu que le procès-verbal des débats constate qu'après l'audition du témoin Andrée X..., veuve B..., le président a donné lecture de la cote d D 276 du dossier en vertu de son pouvoir discrétionnaire, puis a suspendu les débats jusqu'au lendemain 19 avril 1991 ; Qu'en cet état, et alors qu'il ne résulte d'aucune autre mention du procès-verbal ni d'aucun donné acte qu'il appartenait à l'accusé, s'il l'estimait utile à sa défense, de requérir, que la lecture de ladite pièce ait donné lieu à une violation de l'oralité des débats et des droits de la défense, il ne saurait être allégué aucune violation du principe de l'oralité des débats ; D'où il suit que le moen doit être écarté ; Sur le troisième moyen de cassation pris de la violation de l'article 378 du Code pénal ; "en ce qu'il résulte du procès-verbal des débats que le président a donné lecture à l'audience de la cote D 176 du dossier ; "alors que cette cote renferme l'audition sur commission rogatoire du docteur Jean-Joseph Z..., docteur en médecine ayant soigné Patrick B... ; que cette audition fait état de renseignements recueillis par le médecin dans le cadre de l'exercice de son art auprès de B... ; que cette audition avait donc eu lieu en violation du secret professionnel, et qu'en donnant lecture de cette pièce à l'audience, le président a derechef consacré la même violation du secret professionnel" ; Attendu qu'il entre dans les pouvoirs du président de la cour d'assises de donner lecture de toutes pièces de la procédure qu'il estime utiles à la manifestation de la vérité, dès lors que la validité ou la régularité de cette pièce n'a pas été contestée ; qu'en application de l'article 594 du Code de procédure pénale, tel est le cas en l'espèce du procès-verbal de déposition du docteur Z..., qui au demeurant n'a fait l'objet d'aucune observation ni au stade de l'instruction préparatoire ni au cours des débats ; D'où il suit que le moyen ne saurait être accueilli ; Et attendu que la procédure est régulière et que la peine a été légalement appliquée aux faits déclarés constants par la Cour et le jury ; d REJETTE le pourvoi ;

7Condamne le demandeur aux dépens ; Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ; Où étaient présents :

8M. Le Gunehec président, M. Guilloux conseiller rapporteur, MM. Y..., D..., C..., Massé conseillers de la chambre, M. Nivôse conseiller référendaire, M. Libouban avocat général, Mme Gautier greffier de chambre ; En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ;

Source

Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.

Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
91-83.104
Solution
Rejet

Référence

Cass. crim., 27 nov. 1991, n° 91-83.104, inédit

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