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Peines : Cass. crim., 29 novembre 1988, n° 87-83.879

Cour de cassation, Chambre criminelle, du 29 novembre 1988, 87-83.879, Inédit

Mots-clés

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
87-83.879
Solution
Cassation

Référence

Cass. crim., 29 nov. 1988, n° 87-83.879, inédit

Questions traitées

De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Peines ; Légalité ; Peine supérieure au maximum légal ; Contrefaçon ; Faits antérieurs au 30 avril 1985

Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

null

Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Cassation

Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?

Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?

La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 29 novembre 1988.

Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Pourvoi n° 87-83.879

Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?

Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007524155.

Titrage officiel

PEINES - Légalité - Peine supérieure au maximum légal - Contrefaçon - Faits antérieurs au 30 avril 1985.

Sommaire officiel

null

Textes cités

Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.

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Texte intégral

Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.

1LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique, tenue au Palais de Justice, à PARIS, le vingt-neuf novembre mil neuf cent quatre vingt huit, a rendu l'arrêt suivant :

2Sur le rapport de M. le conseiller MORELLI, les observations de la société civile professionnelle RICHE, BLONDEL et THOMAS-RAQUIN et de la société civile professionnelle DELAPORTE et BRIARD, avocats en la Cour, et les conclusions de M. l'avocat général RABUT ; Statuant sur les pourvois formés par :

3- X... Orazio,

4- LA SOCIETE MAXI CAR,

5- Y... Roland,

6- LA SOCIETE CASS CENTER,

7contre l'arrêt de la cour d'appel de LYON, 4ème chambre A, du 27 mai 1987, qui a condamné X... à 60 000 francs et Y... à 5 000 francs d'amende, pour contrefaçon, a prononcé des mesures de confiscation, a ordonné la publication de la décision, a déclaré lesdites sociétés civilement responsables du fait de leurs préposés et a condamné solidairement les intéressés à payer à la Régie Nationale des Usines Renault, partie civile, les sommes de 80 000 francs à titre de dommages-intérêts, ainsi que de 6 000 francs en application de l'article 475-1 du Code de procédure pénale ; Joignant les pourvois en raison de la connexité ; Sur le pourvoi de Y... et de la société Cass Center :

8Attendu qu'aucun moyen n'est produit à l'appui du pourvoi ; Sur le pourvoi de X... et de la société Maxi Car :

9Vu les mémoires produits en demande et en défense ; Sur le premier moyen de cassation pris de la violation des articles 4 et 5, 425, 426 du Code pénal, de l'article 10 de la loi du 14 juillet 1909, de l'article 593 du Code de procédure pénale ; " en ce que l'arrêt attaqué condamne X... pour contrefaçon de modèles à une peine d'amende de 60 000 francs, sous la qualification de " contrefacteur institutionnel " en sa qualité de dirigeant de la société Maxi Car, déclarée civilement responsable ; " alors, d'une part, que la peine d'amende maximum prévue par l'un et l'autre des textes ainsi appliqués aux faits litigieux est de 20 000 francs, s'agissant des articles 425 et 426 du Code pénal, de 20 000 francs s'agissant de la loi du 14 juillet 1909 ; que le prononcé illégal d'une peine supérieure, inséparable de la déclaration de culpabilité, entraîne la cassation ;

10" alors, d'autre part, que la qualification de contrefacteur institutionnel est étrangère aux prévisions de la loi pénale ; qu'elle ne peut de surcroît se concilier avec les dispositions de l'arrêt excluant expressément en l'espèce le délit d'habitude prévu par l'article 427 du Code pénal " ; Vu lesdits articles ; Attendu que les juges ne peuvent prononcer une peine supérieure à celle appliquée par la loi aux faits dont ils sont saisis ; Attendu qu'il appert de l'arrêt attaqué qu'après avoir déclaré X... coupable de contrefaçon au préjudice de la Régie Nationale des Usines Renault la juridiction du second degré, statuant sur des faits commis avant le 30 avril 1985, a condamné celui-ci, en répression de ce délit et tout en écartant la circonstance de récidive visée par la poursuite à une amende de 60 000 francs ; Mais attendu qu'en se prononçant ainsi, alors qu'en raison de la date de ces faits le montant de l'amende par laquelle elle a sanctionné l'infraction retenue ne pouvait, en application de l'article 425 du Code pénal, dans sa rédaction issue de la loi du 11 mars 1957, et de l'article 10 de la loi du 14 juillet 1909 sur les dessins et modèles, être supérieure à 20 000 francs, la cour d'appel a méconnu le principe ci-dessus énoncé et violé les dispositions légales susvisées ; que la cassation est encourue de ce chef ; Et attendu que la déclaration de culpabilité de X... et la peine infligée à ce dernier étant indivisibles cette cassation doit être totale quant aux dispositions dudit arrêt concernant l'intéressé et la société Maxi Car ; qu'en outre, il y a lieu de l'étendre à celles relatives à Y... et à la société Cass Center en raison des réparations civiles auxquelles celui-ci et X... ont été solidairement condamnés ; Par ces motifs, et sans qu'il y ait lieu d'examiner les autres moyens proposés :

11CASSE ET ANNULE, en toutes ses dispositions, l'arrêt de la cour d'appel de Lyon, en date du 27 mai 1987, et pour qu'il soit jugé à nouveau, conformément à la loi,

12RENVOIE la cause et les parties devant la cour d'appel de Dijon, à ce désignée par délibération spéciale prise en chambre du conseil ;

Source

Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.

Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
87-83.879
Solution
Cassation

Référence

Cass. crim., 29 nov. 1988, n° 87-83.879, inédit

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