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Instruction : Cass. crim., 3 juillet 1990, n° 90-82.418

Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 3 juillet 1990, 90-82.418, Publié au bulletin

Mots-clés

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
90-82.418
Publication
Bulletin criminel 1990 N° 275 p. 697
Solution
Rejet

Référence

Cass. crim., 3 juill. 1990, n° 90-82.418, publié au Bulletin

Questions traitées

De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Instruction ; Réquisitoire ; Réquisitoire introductif ; Signature ; Signature illisible ; Portée

Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Ne saurait encourir aucune critique le réquisitoire introductif portant une signature illisible après la mention " pour le procureur de la République ". En raison du principe de l'indivisibilité du ministère public, tout substitut du procureur de la République puise dans sa seule qualité, en dehors de toute délégation de pouvoirs, le droit d'accomplir tous les actes rentrant dans l'exercice de l'action publique. Sa signature, signe personnel lisible ou non, a par elle-même pour effet d'identifier l'auteur du réquisitoire (1).

Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Rejet

Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?

Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?

La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 3 juillet 1990.

Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?

Bulletin criminel 1990 N° 275 p. 697

Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Pourvoi n° 90-82.418

Quels arrêts la Cour de cassation rapproche-t-elle de cet arrêt de sa chambre criminelle ?

CONFER : (1°). (1) Cf. Chambre criminelle, 1829-02-19 , Bulletin criminel 1829, n° 42, p. 113 (cassation) ; Chambre criminelle, 1917-06-29 , Bulletin criminel 1917, n° 156, p. 266 (rejet) ; Chambre criminelle, 1927-02-12 , Bulletin criminel 1927, n° 54, p. 101 (rejet) ; Chambre criminelle, 1973-07-11 , Bulletin criminel 1973, n° 326, p. 797 (cassation).

Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?

Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007063660.

Titrage officiel

INSTRUCTION - Réquisitoire - Réquisitoire introductif - Signature - Signature illisible - Portée

Références de titrage : MINISTERE PUBLIC - Indivisibilité - Substitut - Exercice de l'action publique | MINISTERE PUBLIC - Réquisitions - Réquisitoire introductif - Signature - Signature illisible - Portée

Sommaire officiel

Ne saurait encourir aucune critique le réquisitoire introductif portant une signature illisible après la mention " pour le procureur de la République ". En raison du principe de l'indivisibilité du ministère public, tout substitut du procureur de la République puise dans sa seule qualité, en dehors de toute délégation de pouvoirs, le droit d'accomplir tous les actes rentrant dans l'exercice de l'action publique. Sa signature, signe personnel lisible ou non, a par elle-même pour effet d'identifier l'auteur du réquisitoire (1).

Textes cités

Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.

Les liens ouvrent la version de l’article en vigueur aujourd’hui ; à la date de la décision, le texte a pu être différent.

Rapprochements officiels

CONFER : (1°). (1) Cf. Chambre criminelle, 1829-02-19 , Bulletin criminel 1829, n° 42, p. 113 (cassation) ; Chambre criminelle, 1917-06-29 , Bulletin criminel 1917, n° 156, p. 266 (rejet) ; Chambre criminelle, 1927-02-12 , Bulletin criminel 1927, n° 54, p. 101 (rejet) ; Chambre criminelle, 1973-07-11 , Bulletin criminel 1973, n° 326, p. 797 (cassation).

Texte intégral

Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.

1REJET du pourvoi formé par :

2- X... Didier,

3contre l'arrêt de la chambre d'accusation de la cour d'appel de Toulouse en date du 27 février 1990 qui l'a renvoyé devant la cour d'assises du département de la Haute-Garonne sous l'accusation de viol avec arme, vol avec port d'arme et pour délit connexe d'attentat à la pudeur avec violence.

4LA COUR,

5Vu le mémoire produit ;

6Sur le premier moyen de cassation pris de la violation des articles 31, 39 et 80 du Code de procédure pénale et des principes généraux du droit ;

7" en ce que l'arrêt attaqué, qui a renvoyé X... devant la cour d'assises de Haute-Garonne, a omis d'annuler le réquisitoire introductif du 23 avril 1987 (cote D.73), le réquisitoire introductif du 25 avril 1987 (cote D.29) et la procédure subséquente ;

8" alors, d'une part, qu'il résulte des principes généraux du droit qu'un acte de procédure doit être signé par le magistrat dont il émane ; que le réquisitoire introductif du 23 avril 1987 dirigé contre X... visant le délit d'attentat à la pudeur avec violence, contrainte ou surprise, mentionne, in fine, " pour le procureur de la République ", au-dessus de la signature illisible et qu'en l'état de ces seules mentions, la Cour de Cassation n'est pas en mesure de s'assurer que cet acte essentiel de la procédure est signé par le procureur de la République ou l'un de ses substituts ;

9" alors, d'autre part, que de semblable manière, le réquisitoire introductif du 25 avril 1987 dirigé contre X... visant le crime de viol sous la menace d'une arme mentionne, in fine, " pour le procureur de la République ", au-dessus de la signature illisible et qu'en l'état de ces seules mentions la Cour de Cassation n'est pas davantage en mesure de s'assurer que cet acte essentiel de la procédure est signé par le procureur de la République ou l'un de ses substituts " ;

10Attendu que le demandeur ne saurait se faire un grief de ce que les réquisitoires introductifs des 23 et 25 avril 1987 au vu desquels l'information a été ouverte des chefs de viol avec arme, vol avec port d'arme et pour délit connexe d'attentat à la pudeur avec violence, aient porté une signature illisible après la mention " pour le procureur de la République " ;

11Qu'en effet ladite mention indique bien que les réquisitions ont été prises non par le chef du Parquet mais par un de ses substituts lequel, en raison du principe de l'indivisibilité du ministère public, puise dans sa seule qualité, en dehors de toute délégation de pouvoirs, le droit d'accomplir tous les actes rentrant dans l'exercice de l'action publique ; qu'en outre sa signature, signe personnel lisible ou non, a par elle-même pour effet d'identifier l'auteur des réquisitions ;

12Qu'il s'ensuit que le moyen ne saurait être accueilli ;

13Sur le second moyen de cassation : (sans intérêt) ;

14Et attendu que la chambre d'accusation était compétente ; qu'il en est de même de la cour d'assises devant laquelle le demandeur est renvoyé ; que la procédure est régulière ; que les faits, objet de l'accusation sont qualifiés crimes par la loi, et que le délit est connexe ;

15REJETTE le pourvoi.

Source

Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.

Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
90-82.418
Publication
Bulletin criminel 1990 N° 275 p. 697
Solution
Rejet

Référence

Cass. crim., 3 juill. 1990, n° 90-82.418, publié au Bulletin

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