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Peines prononcées · Fiche 14.1

Usage de stupéfiants : peines prononcées en 2024

En 2024, 17 335 personnes ont été condamnées en France dans la catégorie « Usage » de la fiche 14.1 « Infractions à la législation sur les stupéfiants » ; 724 d’entre elles ont eu pour peine principale un emprisonnement ferme ou en partie ferme, d’un quantum ferme moyen de 4 mois (Références statistiques Justice 2025, fiche 14.1, tableau 6).

La figure « 5. Proportion de récidivistes légaux et de réitérants en 2024 » de la même fiche porte, pour « Usage », les étiquettes 14 % de récidivistes légaux et 37,9 % de réitérants.

Peines principales prononcées en 2024

6. Quantum des peines principales prononcées en 2024
Ligne du tableauUsageUnitéCellule
Total17 335personneC6
Emprisonnement ferme ou en partie ferme
Effectif724personneC8
Quantum moyen4,4moisC9
Quantum ferme moyen4moisC10
Emprisonnement avec sursis total
Effectif896personneC12
Quantum moyen4moisC13
Amende en tout ou partie ferme
Effectif12 182personneC15
Montant médian ferme (euros)300eurosC16
Autres peines (hors dispenses de peine(1))
Effectif3 533personneC18

Champ : France.

Source : ministère de la Justice, SG, SSER, fichier statistique du Casier judiciaire national des personnes physiques.

unité : personne, mois et euros

(1) les dispenses de peines sont au nombre de 204

Condamnations selon le type d’infraction

Le tableau 4 de la fiche 14.1 répartit les condamnations entre « Usage seul », « Trafic seul » et « Usage et trafic » : ses lignes ne correspondent pas aux colonnes du tableau 6 et ne sont pas reprises ici.

Récidive légale et réitération

5. Proportion de récidivistes légaux et de réitérants en 2024
Ligne du tableauUsageUnité
Récidivistes légaux14%
Réitérants37,9%

Ces valeurs sont les étiquettes imprimées par le producteur sur la figure : la feuille du fichier officiel ne contient aucune cellule de données. Elles sont relevées à la lecture, ni mesurées sur les barres ni estimées. Ce sont des proportions de condamnés, jamais des peines.

Étiquettes relevées le

Définitions

Les affaires ou infractions relatives à la législation sur les stupéfiants sont réparties en deux groupes : • l’usage illicite ; • le trafic (qui recouvre la provocation à l’usage, l’aide à l’usage, l’acquisition, la détention, la cession, l’offre et le transport non autorisé de stupéfiants).

Personne condamnée
Personne qui a été poursuivie devant une juridiction pénale de jugement, qui a été reconnue coupable d’une ou plusieurs infractions, et qui s’est vue appliquer, sauf dispense, une ou plusieurs peines, sanctions ou mesures pénales.
Peine principale (définition statistique)
La peine principale est la peine la plus grave, hors dispense de peines, prononcée pour une infraction de la catégorie la plus grave, crime, délit ou contravention. En cas d’égalité, c’est la première peine citée sur la fiche du casier judiciaire qui constituera la peine principale. Toute peine autre que la peine principale est dite peine complémentaire. La notion de peine principale n’existe pas juridiquement. Elle est définie uniquement à des fins statistiques.
Emprisonnement
Peine privative de liberté encourue en matière de délit. L’échelle des peines d’emprisonnement encourues varie de deux mois à dix ans au plus. Le tribunal qui prononce une condamnation à l’emprisonnement peut ordonner qu’il soit sursis à l’exécution de cette peine. Le sursis peut être simple, ou assorti du placement du condamné sous un régime de la mise à l’épreuve, remplacé depuis le 24 mars 2020 par le régime de la probation. Le sursis simple implique la suspension totale ou partielle de l’exécution de la peine. Il est révocable en cas de nouvelle condamnation dans un délai de cinq ans à une peine criminelle ou correctionnelle sans sursis. La condamnation est considérée comme non avenue si la révocation n’a pas lieu dans un délai de cinq ans. En cas de sursis probatoire, le condamné est soumis, en plus du sursis, à des mesures de surveillance, d’assistance et à des obligations particulières sous le contrôle du juge d’application des peines.
Amende
Peine qui consiste dans l’obligation imposée au condamné de payer une somme d’argent à l’état. Elle est applicable en atière criminelle (cas assez rare), correctionnelle et contraventionnelle (comme peine principale exclusive). L’amende peut être assortie du sursis sauf pour les contraventions des quatre premières classes.
Dispense de peine
Mesure par laquelle le tribunal correctionnel ou de police qui a retenu la culpabilité du mis en cause décide de ne pas prononcer de sanction lorsqu’il apparaît que son reclassement est acquis, que le dommage causé est réparé et que le trouble résultant de l’infraction a cessé. Si les conditions prévues sont seulement en voie de réalisation, il peut y avoir ajournement du prononcé de la peine et renvoi à une audience ultérieure, de façon à permettre l’application, le cas échéant, de la dispense de peine.
Récidive légale
Situation d’un délinquant condamné pour une première infraction (premier terme de la récidive) et qui en commet une ou plusieurs autres (second terme de la récidive). En matière correctionnelle, le premier terme de la récidive doit être un délit, et le deuxième terme le même délit, ou un délit assimilé par la loi, commis dans le délai de cinq ans. En matière criminelle, le premier terme de la récidive doit être un crime ou un délit puni de dix ans d’emprisonnement, et le deuxième terme doit être un crime. La récidive fait encourir le double des peines prévues (ou la perpétuité pour un crime puni de vingt ou trente ans de réclusion). Elle est inscrite au casier judiciaire.
Réitération
Il y a réitération d’infractions pénales lorsqu’une personne a déjà été condamnée définitivement pour un crime ou un délit et commet une nouvelle infraction qui ne répond pas aux conditions de la récidive légale.

Définitions reprises des feuilles « Définitions » de la fiche 11.6 « Peines prononcées » et de la fiche de la catégorie, Références statistiques Justice 2025.

Lecture

  • Ces chiffres décrivent les personnes condamnées et les condamnations prononcées en France en 2024 dans une catégorie statistique du ministère de la Justice. Ils ne mesurent ni la probabilité d’être poursuivi, ni la probabilité d’être condamné, ni la peine d’une personne déterminée.
  • Les valeurs reproduites sont celles des tableaux et figures du ministère : aucune part, aucun pourcentage et aucune moyenne n’est recalculé sur cette page.
  • Une catégorie du ministère réunit plusieurs infractions et des situations de gravité différente.
  • « Quantum » : durée de la peine prononcée ; le tableau l’exprime en mois.

Parcours pénaux

Chaque parcours porte sur une rubrique statistique détaillée du ministère de la Justice. Le rattachement d’une rubrique à la catégorie de la fiche repose sur leurs libellés : les deux nomenclatures ne se superposent pas nécessairement.

Articles cités par ces parcours

Les articles sont liés dans leur version en vigueur ; les condamnations de 2024 ont été prononcées selon les textes applicables à la date des faits.

Source

Producteur
Ministère de la Justice — SG — SSER
Publication
Références statistiques Justice 2025
Fiche
14.1 · Infractions à la législation sur les stupéfiants
Date du document
Date de publication
Fichier lu le
Licence
Licence Ouverte / Etalab lorsque précisée par le producteur
Fichier ODS
Stat_RSJ_pénal 14_1 2024.ods (99 824 octets)
SHA-256 : e2d5305c45aab9d6b9cbc0b1f8a83b118d3bb64a22134536fb1131fa5031fc43

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