Peines : Cass. crim., 13 décembre 1988, n° 88-81.480
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 13 décembre 1988, 88-81.480, Publié au bulletin
Mots-clés
- Peines
- Non-cumul
- Poursuites séparées
- Confusion
- Circonstances atténuantes
- Effets
- Fixation du maximum légal encouru
- Ancien code pénal, article 5
- Rejet
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 88-81.480
- Publication
- Bulletin criminel 1988 N° 427 p. 1131
- Solution
- Rejet
Référence
Cass. crim., 13 déc. 1988, n° 88-81.480, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Peines ; Non-cumul ; Poursuites séparées ; Confusion ; Circonstances atténuantes ; Effets ; Fixation du maximum légal encouru
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Il résulte des dispositions de l'article 5 du Code pénal que deux peines prononcées pour des infractions en concours ne peuvent être cumulativement subies que dans la limite du maximum effectivement encouru pour le fait le plus sévèrement puni. L'admission des circonstances atténuantes ne permet pas au juge de prononcer le maximum de la peine édictée par la loi. Cette règle doit être observée, même en cas de poursuites séparées donnant lieu à application du non-cumul des peines. En matière de confusion, le maximum légal applicable est donc calculé, compte tenu de l'octroi des circonstances atténuantes (1).
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Rejet
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
- Ancien code pénal, article 5
- Ancien code pénal, article 463
- Code de procédure pénale, article 593
- Code de procédure pénale, article 710
- Ancien code pénal, article 2
- Ancien code pénal, article 384
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 13 décembre 1988.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin criminel 1988 N° 427 p. 1131
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 88-81.480
Quels arrêts la Cour de cassation rapproche-t-elle de cet arrêt de sa chambre criminelle ?
CONFER : (1°). Chambre criminelle, 1933-07-20 , Bulletin criminel 1933, n° 155, p. 299 (cassation partielle) ; Chambre criminelle, 1981-05-20 , Bulletin criminel 1981, n° 167, p. 468 (rejet) ; A rapprocher : Chambre criminelle, 1973-06-15 , Bulletin criminel 1973, n° 269, p. 641 (cassation) ; Chambre criminelle, 1974-10-03 , Bulletin criminel 1974, n° 273, p. 697 (cassation) ; Chambre criminelle, 1983-06-07 , Bulletin criminel 1983, n° 170, p. 421 (rejet).
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007063611.
Titrage officiel
PEINES - Non-cumul - Poursuites séparées - Confusion - Circonstances atténuantes - Effets - Fixation du maximum légal encouru
Sommaire officiel
Il résulte des dispositions de l'article 5 du Code pénal que deux peines prononcées pour des infractions en concours ne peuvent être cumulativement subies que dans la limite du maximum effectivement encouru pour le fait le plus sévèrement puni. L'admission des circonstances atténuantes ne permet pas au juge de prononcer le maximum de la peine édictée par la loi. Cette règle doit être observée, même en cas de poursuites séparées donnant lieu à application du non-cumul des peines. En matière de confusion, le maximum légal applicable est donc calculé, compte tenu de l'octroi des circonstances atténuantes (1).
Textes cités
- Ancien code pénal, article 5
- Ancien code pénal, article 463
- Code de procédure pénale, article 593 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 710 · sur ce site
- Ancien code pénal, article 2
- Ancien code pénal, article 384
Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.
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Rapprochements officiels
CONFER : (1°). Chambre criminelle, 1933-07-20 , Bulletin criminel 1933, n° 155, p. 299 (cassation partielle) ; Chambre criminelle, 1981-05-20 , Bulletin criminel 1981, n° 167, p. 468 (rejet) ; A rapprocher : Chambre criminelle, 1973-06-15 , Bulletin criminel 1973, n° 269, p. 641 (cassation) ; Chambre criminelle, 1974-10-03 , Bulletin criminel 1974, n° 273, p. 697 (cassation) ; Chambre criminelle, 1983-06-07 , Bulletin criminel 1983, n° 170, p. 421 (rejet).
Texte intégral
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1REJET du pourvoi formé par :
2- X... Guy,
3contre l'arrêt de la chambre d'accusation de la cour d'appel de Nîmes, en date du 17 février 1988, qui a rejeté sa demande de confusion de peines.
4LA COUR,
5Vu le mémoire produit ;
6Sur le moyen unique de cassation pris de la violation des articles 5 et 463 du Code pénal, 593 et 710 du Code de procédure pénale, défaut de motif et manque de base légale :
7" en ce que l'arrêt attaqué a refusé d'ordonner la confusion des deux peines prononcées à l'encontre de X... ;
8" aux motifs que la confusion n'est pas de droit, le total des peines prononcées, à savoir 14 ans de réclusion criminelle, n'étant pas supérieur au maximum de la peine encourue qui est la réclusion criminelle à perpétuité ; que les faits commis à deux reprises par X... sont d'une gravité extrême et que le condamné pourra bientôt prétendre à des mesures d'aménagement de peine qui seront une meilleure garantie de la réinsertion envisagée ;
9" alors, d'une part, que, compte tenu des circonstances atténuantes accordées à X..., le maximum de la peine encourue par celui-ci était de 20 ans de réclusion criminelle et non la réclusion criminelle à perpétuité ainsi que le révèle l'arrêt attaqué ; que l'appréciation des juges s'est trouvée, dès lors, radicalement viciée par cette erreur de droit et l'arrêt attaqué est privé de toute base légale ;
10" alors, d'autre part, que l'arrêt attaqué ne pouvait prétendre que les faits commis par X... étaient d'une extrême gravité sans méconnaître la chose jugée par la cour d'assises qui, dans le cas présent, a accordé à chaque reprise des circonstances atténuantes à l'accusé ;
11" alors, enfin, qu'en se prononçant sur les mesures d'aménagement de peine dont pourrait éventuellement bénéficier X..., la chambre d'accusation a excédé ses pouvoirs et s'est abstenue en revanche de vider le litige dont elle était saisie " ;
12Attendu qu'il appert de l'arrêt attaqué que Guy X..., condamné :
13- le 22 avril 1986 par la cour d'assises de Paris à la peine de 6 ans de réclusion criminelle pour vols avec port d'arme commis le 28 août 1983,
14- et le 4 février 1987 par la cour d'assises du département du Gard, à la peine de 8 ans de réclusion criminelle pour vol avec port d'arme commis le 29 août 1978, a demandé la confusion de ces peines ;
15Attendu que la chambre d'accusation de la cour d'appel de Nîmes a rejeté la mesure sollicitée, en relevant, d'une part, qu'en l'espèce, si la requête était recevable, les condamnations susvisées n'étant pas définitives dans leurs rapports entre elles, la confusion était seulement facultative, le maximum légal n'étant pas atteint, et en énonçant, d'autre part, dans des motifs discrétionnaires, dont elle ne doit aucun compte, sans méconnaissance de la chose jugée et sans excès de pouvoir " que les faits commis à deux reprises par le requérant sont d'une gravité extrême, et que le condamné pourra bientôt prétendre à des mesures d'aménagement de peine qui seront une meilleure garantie de la réinsertion envisagée " ;
16Attendu qu'il est vrai que les juges ont indiqué par erreur que le maximum de la peine encourue était la réclusion criminelle à perpétuité prévue à l'article 384, alinéa 2, du Code pénal, alors qu'en l'espèce, compte tenu des circonstances atténuantes accordées à X..., tant par la cour d'assises de Paris que par celle du département du Gard, la peine maximale encourue était celle de 20 ans de réclusion criminelle ;
17Attendu qu'en dépit de cette erreur, la Cour de Cassation, au vu des énonciations de l'arrêt et des pièces de procédure, est en mesure d'exercer son contrôle sur la légalité de la décision et de vérifier que les deux peines prononcées n'excèdent pas, par leur total de 14 ans, le maximum de la peine encourue en l'espèce, soit la peine de réclusion criminelle à temps de 20 ans ;
18D'où il suit que n'a pas été méconnue la règle du non-cumul des peines édictées par l'article 5 du Code pénal, et que le moyen doit, dès lors, être écarté ;
19Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ;
20REJETTE le pourvoi.
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
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