Cour d'assises : Cass. crim., 26 janvier 1989, n° 87-91.479
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 26 janvier 1989, 87-91.479, Publié au bulletin
Mots-clés
- Cour d'assises
- Questions
- Complexité
- Abus de confiance qualifié
- Pluralité de détournements et de victimes
- Question unique
- Code de procédure pénale, article 349
- Code de procédure pénale, article 356
- Cassation
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 87-91.479
- Publication
- Bulletin criminel 1989 N° 32 p. 95
- Solution
- Cassation
Référence
Cass. crim., 26 janv. 1989, n° 87-91.479, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Cour d'assises ; Questions ; Complexité ; Abus de confiance qualifié ; Pluralité de détournements et de victimes ; Question unique
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Est entachée de complexité la question unique posée à la Cour et au jury, se rapportant à des actes distincts constitutifs du crime d'abus de confiance qualifié, commis à des dates différentes au préjudice de plusieurs victimes (1). .
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Cassation
Que décide la chambre criminelle de la Cour de cassation dans son dispositif ?
Par ces motifs, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les premier et troisième moyens :
CASSE ET ANNULE l'arrêt susvisé de la cour d'assises des Pyrénées-Orientales du 27 octobre 1987, ensemble la déclaration de la Cour et du jury et les débats qui l'ont précédée, et pour qu'il soit statué à nouveau conformément à la loi :
RENVOIE la cause et les parties devant la cour d'assises de la Haute-Garonne.
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 26 janvier 1989.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin criminel 1989 N° 32 p. 95
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 87-91.479
Quels arrêts la Cour de cassation rapproche-t-elle de cet arrêt de sa chambre criminelle ?
CONFER : (1°). Chambre criminelle, 1983-05-26 n° 82-94.294, affaire X... (diffusé Juridial CNIJ) ; Chambre criminelle, 1988-05-27 , Bulletin criminel 1988, n° 231, p. 601 (cassation), et les arrêts cités ; A rapprocher : Chambre criminelle, 1984-01-10 , Bulletin criminel 1984, n° 11, p. 30 (cassation partielle)
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007064925.
Titrage officiel
COUR D'ASSISES - Questions - Complexité - Abus de confiance qualifié - Pluralité de détournements et de victimes - Question unique
Références de titrage : ABUS DE CONFIANCE - Circonstances aggravantes - Officier public ou ministériel - Cour d'assises - Questions - Complexité - Pluralité de détournements et de victimes - Question unique | OFFICIERS PUBLICS OU MINISTERIELS - Notaire - Abus de confiance - Circonstances aggravantes - Pluralité de détournements et de victimes - Cour d'assises - Question unique - Complexité
Sommaire officiel
Est entachée de complexité la question unique posée à la Cour et au jury, se rapportant à des actes distincts constitutifs du crime d'abus de confiance qualifié, commis à des dates différentes au préjudice de plusieurs victimes (1). .
Textes cités
- Code de procédure pénale, article 349 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 356 · sur ce site
Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.
Les liens ouvrent la version de l’article en vigueur aujourd’hui ; à la date de la décision, le texte a pu être différent.
Rapprochements officiels
CONFER : (1°). Chambre criminelle, 1983-05-26 n° 82-94.294, affaire X... (diffusé Juridial CNIJ) ; Chambre criminelle, 1988-05-27 , Bulletin criminel 1988, n° 231, p. 601 (cassation), et les arrêts cités ; A rapprocher : Chambre criminelle, 1984-01-10 , Bulletin criminel 1984, n° 11, p. 30 (cassation partielle)
Texte intégral
Deux lettres au moins ; Entrée passe à l’occurrence suivante.
Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.
1CASSATION sur le pourvoi formé par :
2- X... Henri,
3contre un arrêt de la cour d'assises des Pyrénées-Orientales, en date du 27 octobre 1987 qui l'a condamné pour abus de confiance par un officier public ou ministériel et faux en écriture authentique, à 12 années de réclusion criminelle.
4LA COUR,
5Vu le mémoire produit ;
6Sur le deuxième moyen de cassation, pris de la violation des articles 349 et 356 du Code de procédure pénale, défaut de motifs et manque de base légale :
7" en ce que la Cour et le jury ont répondu affirmativement aux questions n° s 1 et 2 libellées comme suit :
8" 1.- l'accusé Henri X... est-il coupable d'avoir, de 1972 à 1982, à Arles-sur-Tech (Pyrénées-Orientales), en tout cas sur le territoire national et depuis temps non prescrit, détourné ou dissipé au préjudice des clients de l'office notarial X..., des sommes d'argent pour un montant total de 9 126 950 francs-dont notamment 290 000 francs au préjudice d'Elie Y...-sommes qui ne lui avaient été remises qu'à titre de dépôt ou de mandat à charge pour lui de les rendre ou représenter ou d'en faire un usage ou un emploi déterminé ? " ;
9" 2.- l'accusé Henri X... était-il, à la date des faits spécifiés à la question n° 1, notaire à la résidence d'Arles-sur-Tech (Pyrénées-Orientales), et a-t-il reçu les fonds en cette qualité ? " ;
10" alors, d'une part, qu'il résulte des dispositions de l'article 349 du Code de procédure pénale qu'une question distincte doit être posée pour chaque fait principal ; que la Cour et le jury ne pouvaient donc être interrogés par une question unique sur des faits constitutifs d'abus de confiance échelonnés sur une période s'étendant de 1972 à 1982, et concernant une pluralité de victimes ; que la question n° 1 est donc nulle comme entachée d'une complexité prohibée ;
11" alors, d'autre part, que la circonstance aggravante tenant à la qualité d'officier public de l'accusé devait également faire l'objet de questions séparées pour chacun des faits poursuivis sous peine de complexité prohibée " ;
12Vu lesdits articles ;
13Attendu qu'il y a complexité prohibée si la même question posée à la Cour et au jury contient plusieurs faits ou circonstances qui peuvent donner lieu à des réponses distinctes et qui, diversement appréciées, peuvent conduire à des conséquences différentes ;
14Attendu que la Cour et le jury ont répondu affirmativement à la question n° 1 ainsi libellée : " L'accusé Henri X... est-il coupable d'avoir, de 1972 à 1982, à Arles-sur-Tech (Pyrénées-Orientales), en tout cas sur le territoire national et depuis temps non prescrit, détourné ou dissipé au préjudice des clients de l'office notarial X..., des sommes d'argent pour un montant total de 9 126 950 francs-dont notamment 290 000 francs au préjudice d'Elie Y... -sommes qui ne lui avaient été remises qu'à titre de dépôt ou de mandat à charge pour lui de les rendre ou représenter ou d'en faire un usage ou un emploi déterminé ? " ;
15Attendu qu'il résulte des énonciations de l'arrêt de renvoi que la question ainsi posée se rapporte à des actes distincts constitutifs du crime d'abus de confiance qualifié, commis à des dates différentes au préjudice de plusieurs victimes ;
16Attendu qu'en cet état et malgré le caractère global du dispositif de l'arrêt de renvoi, les faits, objet de l'accusation, ne pouvaient être réunis en une seule et même question sans que soit encouru le grief de complexité ;
17Qu'ainsi le moyen doit être accueilli ;
18Par ces motifs, et sans qu'il y ait lieu de statuer sur les premier et troisième moyens :
19CASSE ET ANNULE l'arrêt susvisé de la cour d'assises des Pyrénées-Orientales du 27 octobre 1987, ensemble la déclaration de la Cour et du jury et les débats qui l'ont précédée, et pour qu'il soit statué à nouveau conformément à la loi :
20RENVOIE la cause et les parties devant la cour d'assises de la Haute-Garonne.
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
Poser une question sur cette décision à BRANCO · Vérifier une citation · Toute la jurisprudence pénale