(sur le premier moyen) CHAMBRE D'ACCUSATION : Cass. crim., 27 novembre 1996, n° 96-80.596
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 27 novembre 1996, 96-80.596, Inédit
Mots-clés
- (sur le premier moyen) CHAMBRE D'ACCUSATION
- Composition
- Président et conseillers
- Conseillers
- Empêchement
- Remplacement
- Modalité
- (sur le second moyen) CHAMBRE D'ACCUSATION
- Arrêts
- Arrêt de non-lieu
- Pourvoi de la partie civile
- Recevabilité
- Cas
- Omission de statuer sur un des faits dénoncés dans la plainte
- Code de procédure pénale, article 2
- Code de procédure pénale, article 575
- Code de procédure pénale, article 191
- Code de procédure pénale, article 592
- Code de procédure pénale, article 202
- Code de procédure pénale, article 593
- Cassation
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 96-80.596
- Solution
- Cassation
Référence
Cass. crim., 27 nov. 1996, n° 96-80.596, inédit
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
(sur le premier moyen) CHAMBRE D'ACCUSATION ; Composition ; Président et conseillers ; Conseillers ; Empêchement ; Remplacement ; Modalité ; (sur le second moyen) CHAMBRE D'ACCUSATION ; Arrêts ; Arrêt de non-lieu ; Pourvoi de la partie civile ; Recevabilité ; Cas ; Omission de statuer sur un des faits dénoncés dans la plainte
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Cassation
Que décide la chambre criminelle de la Cour de cassation dans son dispositif ?
Par ces motifs,
CASSE et ANNULE l'arrêt de la chambre d'accusation de la cour d'appel de Toulouse, du 5 décembre 1995, en toutes ses dispositions, et pour qu'il soit jugé à nouveau conformément à la loi;
RENVOIE la cause et les parties devant la chambre d'accusation de la cour d'appel de Bordeaux, à ce désignée par délibération spéciale prise en chambre du conseil;
ORDONNE l'impression du présent arrêt, sa transcription sur les registres du greffe de la chambre d'accusation de la cour d'appel de Toulouse, sa mention en marge où à la suite de l'arrêt annulé;
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 27 novembre 1996.
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 96-80.596
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007573282.
Titrage officiel
(sur le premier moyen) CHAMBRE D'ACCUSATION - Composition - Président et conseillers - Conseillers - Empêchement - Remplacement - Modalité.
(sur le second moyen) CHAMBRE D'ACCUSATION - Arrêts - Arrêt de non-lieu - Pourvoi de la partie civile - Recevabilité - Cas - Omission de statuer sur un des faits dénoncés dans la plainte.
Textes cités
- Code de procédure pénale, article 2 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 575
- Code de procédure pénale, article 191 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 592 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 202 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 593 · sur ce site
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Texte intégral
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1AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
2LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique tenue au Palais de Justice à PARIS, le vingt-sept novembre mil neuf cent quatre-vingt-seize, a rendu l'arrêt suivant :
3Sur le rapport de M. le conseiller CHALLE, les observations de la société civile professionnelle BORE et XAVIER, avocat en la Cour, et les conclusions de M. l'avocat général le FOYER de COSTIL;
4Statuant sur le pourvoi formé par :
5- BERNARD Y... épouse B...,
6- B... Gérald, parties civiles,
7contre l'arrêt de la chambre d'accusation de la cour d'appel de TOULOUSE, du 5 décembre 1995 qui, dans l'information suivie sur leur plainte contre Marc C... des chefs de faux et usage et escroquerie, a confirmé partiellement l'ordonnance de non-lieu rendue par le juge d'instruction;
8Vu le mémoire produit ;
9Vu l'article 575, alinéa 2, 5° et 6° du Code de procédure pénale;
10Sur le premier moyen de cassation pris de la violation des articles 191 et 592 du Code de procédure pénale;
11"en ce qu'il résulte des énonciations de l'arrêt attaqué que la chambre d'accusation était composée de M. Cousteaux, conseiller désigné, en remplacement du président empêché par ordonnance du premier président et de MM. E... et Lamant, assesseurs, désignés par ordonnance du premier président en date du 7 novembre 1995;
12"alors que les conseillers composant la chambre d'accusation ne peuvent être désignés chaque année et pour la durée de l'année judiciaire que par l'assemblée générale de la cour d'appel";
13Attendu qu'il résulte des pièces produites que M. F..., qui siégeait à l'audience des débats de la chambre d'accusation qui a rendu l'arrêt attaqué, avait été désigné comme membre de cette juridiction par ordonnance du premier président, du 7 novembre 1995, en remplacement de M. H..., empêché, pour siéger à l'audience du 14 novembre 1995;
14Attendu qu'en cet état la Cour de Cassation est en mesure de s'assurer de la régularité de la composition de la chambre d'accusation;
15Qu'en effet, il résulte des dispositions combinées des alinéas 3 et 4 de l'article 191 du Code procédure pénale que, si les conseillers de la chambre d'accusation doivent être désignés par l'assemblée générale de la cour d'appel, le premier président a qualité, en cas d'absence ou d'empêchement de l'un deux et lorsqu'il n'est pas possible de réunir cette assemblée, pour désigner, par ordonnance, un remplaçant à titre temporaire;
16Que, dès lors, le moyen doit être écarté ;
17Mais sur le second moyen de cassation pris de la violation des articles 202, 575-5° et 593 du Code de procédure pénale, défaut de motifs et manque de base légale;
18"en ce que l'arrêt attaqué a confirmé l'ordonnance de non-lieu à suivre sur la plainte avec constitution de partie civile de Angèle B... et Gérald B...;
19"aux motifs que Marc C... aurait rempli et signé le certificat de cession du véhicule appartenant à Gérald B... le 9 septembre 1992 et barré la carte grise en y apposant la mention "vendue le 9/9/92 à 16 heures" suivie de l'imitation de la signature de Patrick B...; que cette opération est intervenue à une époque où Patrick B... était inapte physiquement et psychologiquement; que la Cour relève que la partie civile ne formule aucune demande précise relativement aux circonstances d'acquisition du véhicule R 25 alors qu'aucune mise en examen n'a été effectuée dans le cadre de l'information en relation avec ces faits (arrêt attaqué p. 6 alinéa 4, 5, 9);
20"1°) alors qu'il appartient à la chambre d'accusation, saisie de l'appel d'une ordonnance de non-lieu, de se prononcer sur tous les chefs d'inculpation visés dans la plainte avec constitution de partie civile, en ordonnant au besoin un supplément d'information pour les faits non compris dans la mise en examen du prévenu; qu'en se fondant sur le fait qu'aucune mise en examen n'avait été effectuée en relation avec les faits portant sur l'acquisition par le prévenu du véhicule de Patrick B..., la chambre d'accusation a violé les textes susvisés;
21"2°) alors qu'est dépourvu de motif l'arrêt qui prononce un non-lieu des chefs de faux et d'escroquerie sans exposer les raisons pour lesquelles la juridiction estime n'y avoir lieu à suivre; qu'en se bornant à énoncer que la partie civile ne formule aucune demande précise relativement aux circonstances d'acquisition du véhicule R 25, la chambre d'accusation a privé sa décision de motif";
22Vu lesdits articles ;
23Attendu que la chambre d'accusation doit prononcer sur chacun des faits dénoncés par la partie civile dans sa plainte;
24Attendu qu'il résulte de l'arrêt attaqué et des pièces de la procédure que Gérald et Angèle B... se sont constitués partie civile contre personne non dénommée pour faux et usage de faux, escroquerie et tentative; qu'ils exposaient que quelque mois avant le décès de Patrick B..., son ami, Marc C..., avait contrefait sa signature sur plusieurs chèques ainsi que sur un certificat de cession d'un véhicule renault qu'il s'était approprié et tenté de percevoir un capital décès en imitant sa signature sur un formulaire d'assurance-vie; qu'une information a été ouverte, pour falsification de chèques et usage et tentative d'escroquerie et que Marc C... a été mis en examen de ces chefs; que le juge d'instruction a rendu le 27 juillet 1995 une ordonnance de non-lieu qui ne contient aucun motif se rapportant aux faits de contrefaçon de signature sur le certificat de cession du véhicule, susceptibles, selon les parties civiles, de caractériser le délit d'escroquerie;
25Attendu que, pour confirmer partiellement l'ordonnance entreprise, la chambre d'accusation énonce les motifs dont elle déduit qu'il n'existe pas de charges suffisantes contre Marc C... d'avoir commis le délit de tentative d'escroquerie et relève que "les parties civiles ne formulent aucune demande précise relativement aux circonstances de l'acquisition du véhicule R 25" et "qu'aucune mise en examen n'a été effectuée dans le cadre de l'information, en relation avec ces faits";
26Mais attendu qu'en s'abstenant de statuer sur ces derniers faits régulièrement dénoncés par les parties civiles dans leur plainte et repris dans leur mémoire, la chambre d'accusation a méconnu les textes et principes susvisés;
27D'où il suit que la cassation est encourue de ce chef ;
28Par ces motifs,
29CASSE et ANNULE l'arrêt de la chambre d'accusation de la cour d'appel de Toulouse, du 5 décembre 1995, en toutes ses dispositions, et pour qu'il soit jugé à nouveau conformément à la loi;
30RENVOIE la cause et les parties devant la chambre d'accusation de la cour d'appel de Bordeaux, à ce désignée par délibération spéciale prise en chambre du conseil;
31ORDONNE l'impression du présent arrêt, sa transcription sur les registres du greffe de la chambre d'accusation de la cour d'appel de Toulouse, sa mention en marge où à la suite de l'arrêt annulé;
32Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus;
33Etaient présents aux débats et au délibéré : M. Blin conseiller le plus ancien, faisant fonctions de président en remplacement du président empêché, M. Challe conseiller rapporteur, MM. X..., D..., G... Z..., M. Blondet conseillers de la chambre, Mmes A..., Verdun conseillers référendaires;
34Avocat général : M. le Foyer de Costil ;
35Greffier de chambre : Mme Nicolas ;
36En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ;
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
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