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CONTREFAçON : Cass. crim., 29 février 2000, n° 99-82.048

Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 29 février 2000, 99-82.048, Publié au bulletin

Mots-clés

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
99-82.048
Publication
Bulletin criminel 2000 N° 88 p. 259
Solution
Rejet

Référence

Cass. crim., 29 févr. 2000, n° 99-82.048, publié au Bulletin

Questions traitées

De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

CONTREFAçON ; Marque de fabrique ; Saisie-contrefaçon ; Saisine de la juridiction ; Juge incompétent ; Validité

Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Il résulte de l'article L. 716-7 du Code de la propriété intellectuelle que le saisissant doit, à peine de nullité de la saisie-contrefaçon, se pourvoir, soit par la voie civile, soit, par la voie pénale, dans le délai de quinzaine. Dès lors qu'il a saisi un juge d'instruction, fut-il incompétent, et en l'absence de fraude, le saisissant satisfait aux dispositions de ce texte. .

Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Rejet

Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?

Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?

La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 29 février 2000.

Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?

Bulletin criminel 2000 N° 88 p. 259

Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Pourvoi n° 99-82.048

Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?

Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007070714.

Titrage officiel

CONTREFAçON - Marque de fabrique - Saisie-contrefaçon - Saisine de la juridiction - Juge incompétent - Validité.

Références de titrage : MARQUE DE FABRIQUE - Contrefaçon - Saisie-contrefaçon - Saisine de la juridiction - Juge incompétent - Validité

Sommaire officiel

Il résulte de l'article L. 716-7 du Code de la propriété intellectuelle que le saisissant doit, à peine de nullité de la saisie-contrefaçon, se pourvoir, soit par la voie civile, soit, par la voie pénale, dans le délai de quinzaine. Dès lors qu'il a saisi un juge d'instruction, fut-il incompétent, et en l'absence de fraude, le saisissant satisfait aux dispositions de ce texte. .

Textes cités

Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.

Les liens ouvrent la version de l’article en vigueur aujourd’hui ; à la date de la décision, le texte a pu être différent.

Texte intégral

Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.

1REJET du pourvoi formé par :

2- X... Jean-Jacques,

3- Y... Maria-Lucia, épouse X...,

4contre l'arrêt de la cour d'appel de Paris, 13e chambre, en date du 22 février 1999, qui, pour détention de produits revêtus d'une marque contrefaite, a condamné le premier à 1 an d'emprisonnement avec sursis et mise à l'épreuve, la seconde à 1 an d'emprisonnement avec sursis, et a prononcé sur les intérêts civils.

5LA COUR,

6Vu le mémoire produit ;

7Sur le premier moyen de cassation, pris de la violation des articles L. 716-7 du Code de la propriété intellectuelle, 485 et 593 du Code de procédure pénale, défaut de motifs et manque de base légale :

8" en ce que l'arrêt attaqué a refusé d'annuler les saisies-contrefaçons pratiquées le 5 novembre 1992 par la société Cosmetic Production ;

9" aux motifs que " la société Cosmetic Production s'est bien pourvue dans le délai de quinzaine puisqu'elle a déposé plainte avec constitution de partie civile dès le 18 novembre 1992 devant le doyen des juges d'instruction de Nanterre ; qu'à la suite de cette plainte une ordonnance de consignation est intervenue le 17 décembre 1992 puis un réquisitoire introductif le 23 janvier 1993 ; qu'un redépôt de plainte avec constitution de partie civile devant le doyen des juges d'instruction de Bobigny a été rendu nécessaire le 15 avril 1993 en raison d'une ordonnance d'incompétence territoriale prise le 24 mars 1993 par le doyen des juges d'instruction de Nanterre ; qu'en dépit des vicissitudes de la procédure il n'en demeure pas moins que la partie civile s'est bien pourvue dans le délai de quinzaine exigé par l'article L. 716-7, alinéa 3, du Code de la propriété intellectuelle et que l'ordonnance d'incompétence territoriale du 24 mars 1993 ne peut en rien affecter la validité des saisies-contrefaçon effectuées le 5 novembre 1992 ; que ces saisies, réalisées dans des conditions parfaitement régulières, ne sauraient être écartées des débats " ;

10" alors qu'à défaut pour le requérant de s'être pourvu, soit par la voie civile, soit par la voie correctionnelle dans le délai de quinzaine, la saisie est nulle et de plein droit, sans préjudice des dommages-intérêts qui peuvent être réclamés ; qu'il résulte des constatations de l'arrêt attaqué que, si la société Cosmetic Production s'est pourvue dans le délai de quinzaine, sa plainte avec constitution de partie civile a été déposée devant un juge d'instruction territorialement incompétent ; la cour d'appel ne pouvait, dès lors, refuser de prononcer la nullité des saisies, d'autant plus qu'il n'a jamais été allégué une quelconque impossibilité pour la partie civile de déterminer avec exactitude le lieu du délit, la résidence des inculpés ou le lieu où ils pourraient être trouvés " ;

11Attendu qu'il résulte de l'arrêt attaqué que des saisies-contrefaçons ont été pratiquées, à la requête de la société Cosmetic Production, le 5 novembre 1992, dans divers locaux de la société Cote Nord, en région parisienne, au cours desquelles ont été saisis des parfums proposés à la vente sous des marques imitant celles déposées à l'Institut national de la propriété industrielle (INPI) par la société Cosmetic Production ; que la saisissante a déposé plainte avec constitution de partie civile, pour contrefaçon, entre les mains du juge d'instruction de Nanterre, le 18 novembre 1992 ; que, ce magistrat s'étant déclaré territorialement incompétent le 24 mars 1993, les parties civiles ont déposé une nouvelle plainte devant le juge d'instruction du tribunal de grande instance de Bobigny, lequel, à l'issue de l'information, a renvoyé Jean-Jacques X... et Maria-Lucia X..., dirigeants de la société Cote Nord, devant le tribunal correctionnel sous la prévention de détention de produits revêtus d'une marque contrefaite ;

12Attendu que les prévenus ont conclu à la nullité des procès-verbaux de saisie-contrefaçon en soutenant qu'aucun juge du fond n'avait été saisi dans le délai de quinzaine à compter des saisies, la plainte avec constitution de partie civile déposée devant le juge d'instruction de Bobigny, seul compétent, étant intervenue après l'expiration du délai de 15 jours ;

13Attendu que, pour rejeter cette prétention, la juridiction du second degré se prononce par les motifs repris au moyen ;

14Attendu qu'en l'état de ces énonciations, et dès lors que le requérant, en l'absence de fraude, satisfait aux dispositions de l'article L. 716-7 du Code de la propriété intellectuelle en saisissant, dans le délai de quinzaine, un juge d'instruction, fût-il incompétent, la cour d'appel a justifié sa décision ;

15Que, dès lors, le moyen doit être écarté ;

16Sur le deuxième moyen de cassation : (sans intérêt) ;

17Sur le troisième moyen de cassation : (sans intérêt) ;

18Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ;

19REJETTE le pourvoi.

Source

Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.

Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
99-82.048
Publication
Bulletin criminel 2000 N° 88 p. 259
Solution
Rejet

Référence

Cass. crim., 29 févr. 2000, n° 99-82.048, publié au Bulletin

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