Action civile : Cass. crim., 4 juillet 1989, n° 88-83.053
Cour de cassation, Chambre criminelle, du 4 juillet 1989, 88-83.053, Inédit
Mots-clés
- Action civile
- Préjudice
- Réparation
- Réparation intégrale
- Perte d'emploi
- Lien de causalité avec l'accident
- Appréciation souveraine des juges du fond
- Code civil, article 1382
- Code de procédure pénale, article 593
- Rejet
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 88-83.053
- Solution
- Rejet
Référence
Cass. crim., 4 juill. 1989, n° 88-83.053, inédit
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Action civile ; Préjudice ; Réparation ; Réparation intégrale ; Perte d'emploi ; Lien de causalité avec l'accident ; Appréciation souveraine des juges du fond
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
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Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Rejet
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 4 juillet 1989.
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 88-83.053
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007532677.
Titrage officiel
ACTION CIVILE - Préjudice - Réparation - Réparation intégrale - Perte d'emploi - Lien de causalité avec l'accident - Appréciation souveraine des juges du fond.
Sommaire officiel
null
Textes cités
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Texte intégral
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1LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique, tenue au Palais de Justice, à PARIS, le quatre juillet mil neuf cent quatre vingt neuf, a rendu l'arrêt suivant :
2Sur le rapport de Mme le conseiller référendaire GUIRIMAND, les observations de Me CELICE et de la société civile professionnelle GUIGUET, BACHELLIER et POTIER de LA VARDE, avocats en la Cour, et les conclusions de M. l'avocat général GALAND ;
3Statuant sur le pourvoi formé par :
4- X... Antoine, partie civile,
5contre l'arrêt de la cour d'appel de NANCY, chambre des appels correctionnels, en date du 22 avril 1988, qui, dans la procédure suivie contre Marc Y... du chef de blessures involontaires, n'a pas entièrement fait droit à ses demandes ;
6Vu les mémoires produits en demande et en défense ;
7Sur le moyen unique de cassation pris de la violation des articles 1382 du Code civil et 593 du Code de procédure pénale, défaut et contradiction de motifs, manque de base légale ;
8" en ce que l'arrêt attaqué a débouté la victime de sa demande d'indemnisation pour perte d'emploi ;
9" aux motifs que la preuve du lien de cause à effet entre l'accident et le licenciement n'était pas rapportée puisque X... n'avait jamais consulté de spécialiste avant son licenciement et qu'une incapacité de travail de 6 % résultant d'une entorse bénigne sur rachis arthrosique ne pouvait en aucun cas avoir été la cause directe du licenciement ;
10" alors, d'une part, que le propre de la responsabilité civile est de rétablir aussi exactement que possible l'équilibre détruit par le dommage et de replacer la victime aux dépens du responsable dans la situation où elle se serait trouvée si l'acte dommageable ne s'était point produit et que dès lors l'arrêt attaqué qui reproche à la victime qui souffrait de douleurs cervicales depuis l'accident de n'avoir consulté aucun spécialiste pour tenter de remédier à son état avant son licenciement viole l'article 1382 du Code civil ;
11" alors, d'autre part, qu'il est constant que la victime a été licenciée pour une inaptitude médicale à effectuer les déplacements nécessaires à ses fonctions commerciales consécutive à l'accident et que dès lors l'arrêt attaqué, qui écarte tout lien de cause à effet entre les séquelles de l'accident et le licenciement prononcé pour une inaptitude médicale dont il ne précise pas l'étiologie, et qui s'abstient d'examiner les certificats médicaux versés aux débats et régulièrement visés dans les conditions (cf. p. 3) viole par manque de base légale l'article 593 du Code de procédure pénale ;
12" alors, enfin, que l'arrêt attaqué qui ne donne pas suite à la demande de nouvelle expertise afin de déterminer si l'accident était bien la cause des séquelles ayant amené l'employeur à licencier la victime et ne répond pas aux conclusions déposées à cet effet, viole de ce chef encore l'article 593 du Code de procédure pénale " ;
13Attendu qu'il appert de l'arrêt attaqué et du jugement dont il adopte les motifs que, statuant sur les conséquences dommageables d'un accident survenu le 30 novembre 1984 et dont Marc Y..., reconnu coupable de blessures involontaires sur la personne d'Antoine X... avait été déclaré entièrement responsable, les juges du fond, après avoir exposé et analysé les faits et circonstances de la cause ainsi que les éléments de conviction soumis aux débats, ont énoncé qu'en l'espèce la preuve d'un lien de causalité entre l'accident et le licenciement de X..., au mois de septembre 1986, n'était pas rapportée et que, dès lors, il n'y avait pas lieu de réparer le préjudice pour perte d'emploi invoqué par la victime ;
14Attendu qu'en l'état de cette appréciation souveraine, et abstraction faite d'un motif erroné mais surabondant de l'arrêt attaqué, les juges d'appel, auxquels il ne saurait être reproché de ne s'être pas expliqués davantage qu'ils ne l'ont fait à l'égard d'une nouvelle demande d'expertise formulée par la partie civile pour mettre en évidence l'existence même du lien de causalité qu'ils affirmaient non établi, ont justifié leur décision sans encourir les griefs allégués par le demandeur ;
15Qu'il s'ensuit que le moyen doit être écarté ;
16Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ;
17REJETTE le pourvoi.
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
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