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1° cassation : Cass. crim., 5 juin 1997, n° 96-83.302

Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 5 juin 1997, 96-83.302, Publié au bulletin

Mots-clés

  • 1° cassation
  • Pourvoi
  • Déclaration
  • Mandataire
  • Pouvoir spécial
  • Transmissibilité (non)
  • 2° appel correctionnel ou de police
  • Appel du prévenu
  • Appel du ministère public
  • Partie civile non appelante
  • Réparations civiles
  • Augmentation (non)
  • Code de procédure pénale, article 576
  • Irrecevabilite

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
96-83.302
Publication
Bulletin criminel 1997 N° 225 p. 750
Solution
Irrecevabilite

Référence

Cass. crim., 5 juin 1997, n° 96-83.302, publié au Bulletin

Questions traitées

De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

1° cassation ; Pourvoi ; Déclaration ; Mandataire ; Pouvoir spécial ; Transmissibilité (non) ; 2° appel correctionnel ou de police ; Appel du prévenu ; Appel du ministère public ; Partie civile non appelante ; Réparations civiles ; Augmentation (non)

Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

1° Selon l'article 576 du Code de procédure pénale, lorsque la déclaration de pourvoi n'est pas faite par le demandeur lui-même ou par un avoué, elle ne peut l'être que par un fondé de pouvoir spécial. Il en résulte qu'un avocat ayant reçu pouvoir de former un pourvoi ne peut se faire substituer, pour l'accomplissement de son mandat, par un confrère qui n'est pas son associé au sein d'une même société civile professionnelle, même s'il est lié à cette dernière par un contrat de collaboration(1).

Lire le sommaire officiel

Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Irrecevabilite

Que décide la chambre criminelle de la Cour de cassation dans son dispositif ?

Par ces motifs :

I. Sur le pourvoi de Jean-Baptiste X..., de Michel Y... et de la Société générale :

Le DECLARE IRRECEVABLE ;

II. Sur le pourvoi de Robert Z... et de François A... :

Le REJETTE.

Lire le texte intégral

Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?

Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?

La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 5 juin 1997.

Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?

Bulletin criminel 1997 N° 225 p. 750

Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Pourvoi n° 96-83.302

Quels arrêts la Cour de cassation rapproche-t-elle de cet arrêt de sa chambre criminelle ?

CONFER : (1°). (1) Cf. Chambre criminelle, 1987-10-20, Bulletin criminel 1987, n° 355, p. 948 (irrecevabilité et cassation partielle), et l'arrêt cité ; Chambre criminelle, 1995-05-23, Bulletin criminel 1995, n° 185, p. 507 (irrecevabilité), et les arrêts cités ; Chambre criminelle, 1995-06-20, Bulletin criminel 1995, n° 225, p. 619 (irrecevabilité), et les arrêts cités ; Chambre criminelle, 1996-05-13, Bulletin criminel 1996, n° 198, p. 564 (irrecevabilité), et les arrêts cités. CONFER : (2°). (2) Cf. Chambre criminelle, 1990-02-22, Bulletin criminel 1990, n° 87, p. 229 (cassation partielle), et les arrêts cités ; Chambre criminelle, 1991-03-19, Bulletin criminel 1991, n° 132, p. 331 (cassation sans renvoi), et les arrêts cités.<br/>

Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?

Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007071683.

Titrage officiel

1° CASSATION - Pourvoi - Déclaration - Mandataire - Pouvoir spécial - Transmissibilité (non).

2° APPEL CORRECTIONNEL OU DE POLICE - Appel du prévenu - Appel du ministère public - Partie civile non appelante - Réparations civiles - Augmentation (non).

Sommaire officiel

1° Selon l'article 576 du Code de procédure pénale, lorsque la déclaration de pourvoi n'est pas faite par le demandeur lui-même ou par un avoué, elle ne peut l'être que par un fondé de pouvoir spécial. Il en résulte qu'un avocat ayant reçu pouvoir de former un pourvoi ne peut se faire substituer, pour l'accomplissement de son mandat, par un confrère qui n'est pas son associé au sein d'une même société civile professionnelle, même s'il est lié à cette dernière par un contrat de collaboration(1).

2° Saisis des seuls appels du ministère public et du prévenu, les juges du second degré ne peuvent réformer au profit de la partie civile intimée, mais non appelante, un jugement auquel elle a tacitement acquiescé(2).

Textes cités

Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.

Les liens ouvrent la version de l’article en vigueur aujourd’hui ; à la date de la décision, le texte a pu être différent.

Rapprochements officiels

CONFER : (1°). (1) Cf. Chambre criminelle, 1987-10-20, Bulletin criminel 1987, n° 355, p. 948 (irrecevabilité et cassation partielle), et l'arrêt cité ; Chambre criminelle, 1995-05-23, Bulletin criminel 1995, n° 185, p. 507 (irrecevabilité), et les arrêts cités ; Chambre criminelle, 1995-06-20, Bulletin criminel 1995, n° 225, p. 619 (irrecevabilité), et les arrêts cités ; Chambre criminelle, 1996-05-13, Bulletin criminel 1996, n° 198, p. 564 (irrecevabilité), et les arrêts cités. CONFER : (2°). (2) Cf. Chambre criminelle, 1990-02-22, Bulletin criminel 1990, n° 87, p. 229 (cassation partielle), et les arrêts cités ; Chambre criminelle, 1991-03-19, Bulletin criminel 1991, n° 132, p. 331 (cassation sans renvoi), et les arrêts cités.<br/>

Texte intégral

Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.

1IRRECEVABILITE des pourvois formés par :

21o X... Jean-Baptiste, Y... Michel, prévenus, la Société générale, civilement responsable ;

32o Z... Robert, A... François, parties civiles,

4contre l'arrêt de la cour d'appel de Versailles, 9e chambre, en date du 27 juin 1996, qui a condamné, pour complicité d'exercice illégal de la profession de banquier, Jean-Baptiste X... et Michel Y..., chacun, à 15 mois d'emprisonnement avec sursis, et 10 000 francs d'amende, et qui a prononcé sur les réparations civiles.

5LA COUR,

6Joignant les pourvois en raison de la connexité ;

7I. Sur la recevabilité du pourvoi formé par Jean-Baptiste X..., Michel Y... et la Société générale :

8Vu l'article 576 du Code de procédure pénale ;

9Attendu qu'à la déclaration de pourvoi, formée par Me Corinne B..., avocat, au nom de ces trois demandeurs, sont annexés trois pouvoirs, autorisant chacun " Me C..., avocat à la société civile professionnelle Lussan-Brouillaud ", à former un pourvoi contre l'arrêt attaqué, ainsi qu'un mandat de Me François C..., avocat au barreau de Paris, gérant de la société civile professionnelle Lussan-Brouillaud, chargeant sa collaboratrice, Me B..., de se pourvoir en cassation au nom des intéressés ;

10Attendu qu'en cet état, et dès lors que Me B... n'est pas associée à Me C... au sein d'une même société civile professionnelle et qu'à défaut d'être avoué, un mandataire, fût-il avocat, ne saurait se pourvoir en cassation sans justifier d'un pouvoir spécial, la déclaration de pourvoi, formée par une personne n'ayant pas qualité, ne satisfait pas aux exigences du texte précité ;

11Que, dès lors, le pourvoi est irrecevable ;

12II. Sur le pourvoi formé par François A... et Robert Z... :

13Vu le mémoire produit ;

14Sur le moyen unique de cassation, pris de la violation de l'article 1384, alinéa 5, du Code civil, de l'article 55 du Code pénal, tel qu'il était applicable à l'époque des faits, et des articles 480-1, 591 et 593 du Code de procédure pénale, excès de pouvoir :

15" en ce que l'arrêt attaqué a dit qu'il y a connexité entre les infractions à la réglementation sur le démarchage en vue d'opérations sur des marchés à terme de matières premières, l'exercice illégal de l'activité de banquier, les escroqueries et les complicités de ces délits ; qu'il y a lieu d'indemniser intégralement les parties civiles, mais qu'il n'y a pas lieu à prononcer la solidarité entre les prévenus et le civilement responsable à l'égard de Robert Z... et François A... ;

16" aux motifs que François A... n'est pas appelant, notamment à l'encontre de Jean-Baptiste X... et Michel Y... ; qu'il ne peut bénéficier des conséquences de la solidarité retenue à leur encontre ; qu'à l'égard des parties civiles non appelantes il y a lieu de confirmer les dispositions civiles du jugement ;

17" alors que, premièrement, la solidarité, qui s'impose au juge comme une conséquence légale de la condamnation qu'il prononce, n'est qu'une modalité d'exécution des peines et des réparations civiles ; que la cour d'appel n'enfreint pas la prohibition de la reformatio in pejus en étendant la solidarité à tous les prévenus condamnés pour des faits connexes, à l'égard de la partie civile intimée ; que la cour d'appel a relevé que Guy E..., Guy F..., Jean-Baptiste X..., Michel Y... et Sylvia D... sont pénalement responsables de faits connexes et que la Société générale est civilement responsable ; qu'en refusant de prononcer leur condamnation solidaire au profit de Robert Z... et François A..., pour le seul motif qu'ils n'ont pas interjeté appel du jugement, la cour d'appel a méconnu les pouvoirs qu'elle tient des textes susvisés ;

18" alors que, deuxièmement, et en toute hypothèse, la cour d'appel n'a pas motivé sa décision en ce qui concerne Z... " ;

19Attendu qu'il résulte des pièces de procédure que François A... et Robert Z..., parties civiles, ont obtenu du tribunal correctionnel la condamnation solidaire des prévenus Guy E... et Sylvia D... au paiement, à leur profit, de divers dommages-intérêts ;

20Que ces parties civiles, intimées, ont réclamé devant la cour d'appel que la solidarité à leur profit soit étendue à deux autres prévenus, Jean-Baptiste X... et Michel Y..., dont la Société générale a été reconnue civilement responsable ;

21Que l'arrêt attaqué, pour écarter ces demandes, relève que François A... et Robert Z... n'ont pas interjeté appel du jugement entrepris ;

22Attendu qu'en cet état la cour d'appel a justifié sa décision sans encourir le grief allégué ;

23Qu'en effet les juges du second degré, saisis des appels du ministère public, du prévenu et du civilement responsable, ne peuvent réformer, au profit de la partie civile, non appelante et intimée, un jugement auquel elle a tacitement acquiescé ;

24Que le moyen ne saurait, dès lors, être admis ;

25Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ;

26Par ces motifs :

27I. Sur le pourvoi de Jean-Baptiste X..., de Michel Y... et de la Société générale :

28Le DECLARE IRRECEVABLE ;

29II. Sur le pourvoi de Robert Z... et de François A... :

30Le REJETTE.

Source

Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.

Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
96-83.302
Publication
Bulletin criminel 1997 N° 225 p. 750
Solution
Irrecevabilite

Référence

Cass. crim., 5 juin 1997, n° 96-83.302, publié au Bulletin

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