(Sur le 2e moyen) ASSURANCE : Cass. crim., 6 novembre 1989, n° 88-82.776
Cour de cassation, Chambre criminelle, du 6 novembre 1989, 88-82.776, Inédit
Mots-clés
- (Sur le 2e moyen) ASSURANCE
- Contrat d'assurance
- Exception de nullité
- Fausse déclaration intentionnelle
- Mauvaise foi
- Absence
- Appréciation souveraine des juges du fond
- Code civil, article 1134
- Code civil, article 1382
- Ancien code pénal, article 319
- Code de procédure pénale, article 385-1
- Code de procédure pénale, article 593
- Rejet
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 88-82.776
- Solution
- Rejet
Référence
Cass. crim., 6 nov. 1989, n° 88-82.776, inédit
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
(Sur le 2e moyen) ASSURANCE ; Contrat d'assurance ; Exception de nullité ; Fausse déclaration intentionnelle ; Mauvaise foi ; Absence ; Appréciation souveraine des juges du fond
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
null
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Rejet
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 6 novembre 1989.
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 88-82.776
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007537275.
Titrage officiel
(Sur le 2e moyen) ASSURANCE - Contrat d'assurance - Exception de nullité - Fausse déclaration intentionnelle - Mauvaise foi - Absence - Appréciation souveraine des juges du fond.
Sommaire officiel
null
Textes cités
- Code civil, article 1134
- Code civil, article 1382
- Ancien code pénal, article 319
- Code de procédure pénale, article 385-1 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 593 · sur ce site
Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.
Les liens ouvrent la version de l’article en vigueur aujourd’hui ; à la date de la décision, le texte a pu être différent.
Texte intégral
Deux lettres au moins ; Entrée passe à l’occurrence suivante.
Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.
1LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique tenue au Palais de Justice, à PARIS, le six novembre mil neuf cent quatre vingt neuf, a rendu l'arrêt suivant :
2Sur le rapport de M. le conseiller HECQUARD, les observations de Me BLANC et de la société civile professionnelle COUTARD et MAYER, avocats en la Cour, et les conclusions de M. l'avocat général ROBERT ;
3Statuant sur le pourvoi formé par :
4LA GARANTIE MUTUELLE DES FONCTIONNAIRES (GMF),
5contre l'arrêt de la cour d'appel de RENNES, chambre correctionnelle, en date du 29 mars 1988, qui dans les poursuites exercées contre Jean-Marc X... pour homicide involontaire et contravention au Code de la route, l'a déboutée de son exception de non-garantie et l'a condamnée solidairement avec le prévenu à des réparations civiles ;
6Vu les mémoires produits en demande et en défense ;
7Sur le premier moyen de cassation pris de la violation des articles 319 du Code pénal, 1134 et 1382 du Code civil, ensemble violation des droits de la défense ;
8" en ce que l'arrêt attaqué a rejeté l'exception de non-assurance tirée du défaut de paiement de la première prime ;
9" au motif, relevé d'office, que l'assuré n'aurait pas été averti, lors de la souscription par lui de la proposition d'assurance, de ce que la prise d'effet de la garantie était subordonnée à l'exécution d'un tel paiement, qu'il ne devait, au demeurant, opérer qu'à l'aide d'un chèque sans provision ;
10" alors que, faute de s'être avisés de ce que la proposition d'assurance, que, cependant, ils visent et analysent, comportait effectivement une telle mise en garde, les juges du second degré ont, par l'effet de cette erreur substantielle d'analyse, faussé leur appréciation et privé leur décision de base légale " ;
11Attendu que si la cour d'appel a cru devoir répondre, pour la rejeter à l'exception de non-garantie tirée du défaut de paiement de la première prime, elle n'était pas tenue de le faire dès lors qu'il résulte du jugement que cette exception n'a pas été présentée avant toute défense au fond comme l'exige l'article 385-1 du Code de procédure pénale ;
12Que, dès lors, le moyen ne peut qu'être écarté ;
13Sur le second moyen de cassation pris de la violation des articles L. 113-8 et A 335-9, 2° du Code des assurances, ensemble violation de l'article 593 du Code de procédure pénale ;
14" en ce que l'arrêt attaqué a rejeté la demande en nullité du contrat d'assurance souscrit par X... pour réticence et fausses déclarations intentionnelles ;
15" aux motifs que, si les faits reprochés sont démontrés dans leur matérialité, " le libellé de la troisième question, visant la circonstance d'un accident provoqué sous l'empire d'un état alcoolique " a pu " induire en erreur le proposant ", qui " a pu considérer qu'il n'était tenu, malgré les termes de la première question, de dénoncer la suspension du permis de conduire pour conduite sous l'empire d'un état alcoolique qu'en cas d'accident, circonstance qui n'était pas réunie en l'espèce ", et " qu'en raison de cette difficulté dans la succession des questions posées et du risque de mauvaise interprétation qui en découlait (X...) a pu se méprendre sur les réponses à donner " ;
16" alors que pour s'être dispensée de rechercher si, comme la Garantie Mutuelle des Fonctionnaires le déclarait dans ses conclusions, X... avait " inventé " une suspension de permis de conduire de 45 jours, dépourvue en tant que telle d'incidence sur le taux de la prime, dans le propos manifeste de " masquer " une suspension de neuf mois prononcée à la même époque par un tribunal correctionnel, la cour d'appel a privé sa décision de base légale " ;
17Attendu que pour rejeter l'exception de nullité du contrat d'assurance tirée de ce que X... avait fait une fausse déclaration intentionnelle ayant diminué l'opinion du risque pour l'assureur, les juges du second degré relèvent que " le libellé de la troisième question visant la circonstance d'un accident antérieur provoqué sous l'empire d'un état alcoolique avait pu induire X... en erreur ", qu'" en raison du risque de mauvaise interprétation qui découlait de la succession des questions posées il avait pu se méprendre sur les réponses à donner et qu'ainsi sa mauvaise foi n'apparaissait pas démontrée " ;
18Attendu qu'en statuant ainsi la cour d'appel, qui n'avait pas à suivre la Garantie Mutuelle des Fonctionnaires dans les détails de son argumentation n'a fait qu'user du pouvoir souverain d'appréciation dont elle disposait et a justifié sa décision sans encourir les griefs du moyen qui ne peut dès lors être accueilli ;
19Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ;
20REJETTE le pourvoi ;
21Condamne la demanderesse aux dépens ;
22Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ;
23Où étaient présents : M. Tacchella conseiller le plus ancien faisant fonctions de président en remplacement du président empêché, M. Hecquard conseiller rapporteur, MM. Souppe, Gondre, Hébrard, Alphand conseillers de la chambre, M. Bayet, Mme Bregeon, M. de Mordant de Massiac conseillers référendaires, M. Robert avocat général, Mme Gautier greffier de chambre ;
24En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre.
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
Poser une question sur cette décision à BRANCO · Vérifier une citation · Toute la jurisprudence pénale