Coups et violences volontaires : Cass. crim., 7 avril 1998, n° 97-84.068
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 7 avril 1998, 97-84.068, Publié au bulletin
Mots-clés
- Coups et violences volontaires
- Violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à huit jours ou n'ayant entraîné aucune incapacité de travail mais exercées par le conjoint ou le concubin de la victime
- Exigence d'une communauté de vie (non)
- Code pénal, article 222-13
- Rejet
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 97-84.068
- Publication
- Bulletin criminel 1998 N° 136 p. 364
- Solution
- Rejet
Référence
Cass. crim., 7 avr. 1998, n° 97-84.068, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Coups et violences volontaires ; Violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à huit jours ou n'ayant entraîné aucune incapacité de travail mais exercées par le conjoint ou le concubin de la victime ; Exigence d'une communauté de vie (non)
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
L'article 222-13 du Code pénal, selon lequel les violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à 8 jours constituent un délit lorsqu'elles sont commises par le conjoint de la victime n'exige pas, pour son application, une communauté de vie entre les époux.
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Rejet
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
À quelles infractions les textes cités par cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation se rattachent-ils ?
- Violence avec usage ou menace d'une arme suivie d'incapacite n'excedant pas 8 jours (numéro d’infraction NATINF 7145)
- Violence avec premeditation ou guet-apens suivie d'incapacite n'excedant pas 8 jours (numéro d’infraction NATINF 7146)
- Violence sur un ascendant suivie d'incapacite n'excedant pas 8 jours (numéro d’infraction NATINF 7149)
- Violence sur une personne vulnerable suivie d'incapacite n'excedant pas 8 jours (numéro d’infraction NATINF 7182)
- Violence sur un mineur de 15 ans suivie d'incapacite n'excedant pas 8 jours (numéro d’infraction NATINF 7184)
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 7 avril 1998.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin criminel 1998 N° 136 p. 364
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 97-84.068
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007070744.
Titrage officiel
COUPS ET VIOLENCES VOLONTAIRES - Violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à huit jours ou n'ayant entraîné aucune incapacité de travail mais exercées par le conjoint ou le concubin de la victime - Exigence d'une communauté de vie (non).
Sommaire officiel
L'article 222-13 du Code pénal, selon lequel les violences ayant entraîné une incapacité de travail inférieure ou égale à 8 jours constituent un délit lorsqu'elles sont commises par le conjoint de la victime n'exige pas, pour son application, une communauté de vie entre les époux.
Textes cités
- Code pénal, article 222-13 · sur ce site
- Code pénal, article R. 625-1 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 591 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 593 · sur ce site
Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.
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Texte intégral
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1REJET du pourvoi formé par :
2- X...,
3contre l'arrêt de la cour d'appel de Toulouse, 3e chambre, du 18 juin 1997, qui, pour violences n'ayant pas entraîné plus de 8 jours d'incapacité totale de travail mais commis par le conjoint, l'a condamné à 2 mois d'emprisonnement et a prononcé sur les intérêts civils.
4LA COUR,
5Vu le mémoire produit ;
6Sur le moyen unique de cassation, pris de la violation des articles 222-13 et R. 625-1 du Code pénal, 591 et 593 du Code de procédure pénale, défaut de motifs :
7" en ce que l'arrêt attaqué a déclaré X... coupable de coups et blessures sur la personne de son épouse ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à 8 jours et condamné le prévenu, en répression, à 2 mois d'emprisonnement ferme ainsi qu'à des dommages et intérêts ;
8" aux motifs que les époux X... sont en instance de divorce et vivent séparément ;
9" que les constatations du certificat médical concordent, au moins pour partie, avec les explications données par Y... ; que les déclarations de X... ne rendent pas compte des constatations médicales résultant du certificat médical ; que le caractère particulier des relations entre époux ne permet pas d'admettre l'explication que X... tente de donner de la scène de violences comme il ne peut justifier celles-ci ; que cette scène se présente comme un nouvel épisode de ce qui est manifestement une longue série de violences réciproques ; que celles-ci sont imputables au seul X... ;
10" alors qu'aux termes de l'article R. 625-1 du Code pénal, les violences volontaires n'ayant pas entraîné une incapacité totale de travail supérieure à 8 jours sont punies d'une amende contraventionnelle ; qu'en application de l'article 222-13 du Code pénal, ces mêmes violences sont punies de 3 ans d'emprisonnement et de 300 000 francs d'amende lorsqu'elles sont commises par le conjoint ou le concubin de la victime ; que si le législateur a érigé une infraction spéciale lorsque les coups émanent du concubin ou du conjoint, c'est à raison de la communauté de vie entre la victime et l'auteur des violences ; que l'application de l'article 222-13 du Code pénal doit, par suite, être exclue lorsque les conjoints vivent séparément, notamment en raison d'une instance en divorce et d'une ordonnance fixant des résidences séparées ; qu'en retenant à l'encontre de X... l'infraction prévue à l'article 222-13 du Code pénal, tout en constatant que les conjoints vivaient séparément et étaient en instance de divorce, les juges du fond ont violé les textes susvisés " ;
11Attendu qu'il résulte de l'arrêt attaqué que X... a été condamné sur le fondement de l'article 222-13 du Code pénal pour violences sur la personne de son épouse, n'ayant pas entraîné d'incapacité temporaire totale de travail pendant plus de 8 jours ;
12Attendu qu'en prononçant ainsi, sans avoir égard au fait que le prévenu résidait alors séparément de cette dernière, les juges ont justifié leur décision, dès lors que l'article précité n'exige pas une communauté de vie pour recevoir application ;
13D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ;
14Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ;
15REJETTE le pourvoi.
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
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