Extradition : Cass. crim., 8 février 1995, n° 94-85.360
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 8 février 1995, 94-85.360, Inédit
Mots-clés
- Extradition
- Convention
- Convention européenne d'extradition du 13 décembre 1957
- Arrestation provisoire
- Demande de mise en liberté
- Vérifications nécessaires
- Respect du délai de 4 mois pour l'acheminement des pièces
- Constatations suffisantes
- Code de procédure pénale, article 10
- Code de procédure pénale, article 1927
- Code de procédure pénale, article 485
- Code de procédure pénale, article 593
- Rejet
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 94-85.360
- Solution
- Rejet
Référence
Cass. crim., 8 févr. 1995, n° 94-85.360, inédit
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Extradition ; Convention ; Convention européenne d'extradition du 13 décembre 1957 ; Arrestation provisoire ; Demande de mise en liberté ; Vérifications nécessaires ; Respect du délai de 4 mois pour l'acheminement des pièces ; Constatations suffisantes
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Rejet
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 8 février 1995.
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 94-85.360
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007556918.
Titrage officiel
EXTRADITION - Convention - Convention européenne d'extradition du 13 décembre 1957 - Arrestation provisoire - Demande de mise en liberté - Vérifications nécessaires - Respect du délai de 4 mois pour l'acheminement des pièces - Constatations suffisantes.
Textes cités
- Code de procédure pénale, article 10 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 1927
- Code de procédure pénale, article 485 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 593 · sur ce site
Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.
Les liens ouvrent la version de l’article en vigueur aujourd’hui ; à la date de la décision, le texte a pu être différent.
Texte intégral
Deux lettres au moins ; Entrée passe à l’occurrence suivante.
Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.
1AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
2LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique tenue au Palais de Justice à PARIS, le six février mil neuf cent quatre vingt quinze, a rendu l'arrêt suivant :
3Sur le rapport de M. le conseiller référendaire de LAROSIERE de CHAMPFEU, les observations de Me RYZIGER, avocat en la Cour, et les conclusions de M. l'avocat général GALAND ;
4Statuant sur le pourvoi formé par :
5- X... Vincenzo, contre l'arrêt de la chambre d'accusation de la cour d'appel d'AIX-EN-PROVENCE, en date du 28 juillet 1994, qui, dans la procédure d'extradition suivie contre lui à la requête du Gouvernement italien, a rejeté sa demande de mise en liberté ;
6Vu le mémoire produit ;
7Sur le moyen unique de cassation pris de la violation des articles 12 et 16 de la Convention européenne d'extradition, de l'article 20 de la loi du 10 mars 1927, 485 et 593 du Code de procédure pénale ;
8"en ce que la décision attaquée a refusé d'ordonner la mise en liberté du demandeur ;
9"aux motifs qu'il résulte du dossier de la procédure que les pièces de justice relatives à la demande d'extradition formée par le Gouvernement italien à l'encontre de Vicenzo X... sont parvenues le 31 mai 1994 au département des Affaires étrangères ;
10qu'en conséquence, le délai de 40 jours prévu par l'article 16 de la Convention européenne d'extradition du 13 décembre 1957 est interrompu ;
11"alors que la décision attaquée n'indique pas si la demande d'extradition était complète, ni si elle a pu être examinée, et si elle était conforme aux articles 12 et 16 de la Convention européenne d'extradition, de telle sorte que l'affirmation selon laquelle le délai de 40 jours prévu à l'article 16 de la Convention a été interrompu, n'est pas légalement justifiée" ;
12Attendu que, pour rejeter la demande de mise en liberté de Vicenzo X... qui soutenait que, faute pour le Gouvernement français d'avoir reçu de l'Etat italien les pièces requises par la Convention européenne d'extradition dans le délai imparti par celle-ci, il devait être remis en liberté, l'arrêt attaqué énonce que les pièces prévues sont parvenues au ministère des Affaires Etrangères le 31 mai 1994, soit dans le délai de 40 jours, imparti par l'article 16 de la Convention européenne d'extradition, à compter de l'arrestation provisoire de l'intéressé, opérée le 29 avril 1994 ;
13Qu'en cet état la chambre d'accusation a légalement justifié sa décision, sans encourir le grief du moyen, lequel doit dès lors être écarté ;
14Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ;
15REJETTE le pourvoi ;
16Ainsi jugé et prononcé par la Cour de Cassation, chambre criminelle, en son audience publique, les jour, mois et an que dessus ;
17Où étaient présents : M. Gondre conseiller le plus ancien, faisant fonctions de président en remplacement du président empêché, M. de Larosière de Champfeu conseiller rapporteur, MM. Culié, Roman, Schumacher, Pibouleau, Aldebert, Le Gall conseillers de la chambre, M. de Mordant de Massiac, Mme Mouillard conseillers référendaires, M. Galand avocat général, Mme Mazard greffier de chambre ;
18En foi de quoi le présent arrêt a été signé par le président, le rapporteur et le greffier de chambre ; 1
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
Poser une question sur cette décision à BRANCO · Vérifier une citation · Toute la jurisprudence pénale