Appel correctionnel ou de police : Cass. crim., 14 janvier 1992, n° 88-84.493
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 14 janvier 1992, 88-84.493, Publié au bulletin
Mots-clés
- Appel correctionnel ou de police
- Décisions susceptibles
- Décision mettant fin à la procédure (article 507 du Code de procédure pénale)
- Sursis à statuer
- Sursis indéfini et illimité
- Code de procédure pénale, article 507
- Cassation
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 88-84.493
- Publication
- Bulletin criminel 1992 N° 11 p. 27
- Solution
- Cassation
Référence
Cass. crim., 14 janv. 1992, n° 88-84.493, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Appel correctionnel ou de police ; Décisions susceptibles ; Décision mettant fin à la procédure (article 507 du Code de procédure pénale) ; Sursis à statuer ; Sursis indéfini et illimité
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Constitue une décision susceptible d'appel, sans qu'il soit nécessaire de présenter la requête prévue à l'article 507 du Code de procédure pénale, le jugement qui, ordonnant un sursis à statuer sur les poursuites engagées dans l'attente de la décision de la Commission des Communautés européennes, sans fixer la date de la remise de la cause, a interrompu le cours de la justice (1).
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Cassation
Que décide la chambre criminelle de la Cour de cassation dans son dispositif ?
Par ces motifs :
CASSE ET ANNULE l'arrêt de la cour d'appel d'Angers, en date du 23 juin 1988, en toutes ses dispositions, et pour qu'il soit jugé à nouveau conformément à la loi :
RENVOIE la cause et les parties devant la cour d'appel de Rennes.
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 14 janvier 1992.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin criminel 1992 N° 11 p. 27
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 88-84.493
Quels arrêts la Cour de cassation rapproche-t-elle de cet arrêt de sa chambre criminelle ?
CONFER : (1°). (1) Cf. Chambre criminelle, 1980-03-17 , Bulletin criminel 1980, n° 92, p. 215 (rejet) ; Chambre criminelle, 1984-10-22 , Bulletin criminel 1984, n° 311, p. 824 (rejet) ; A comparer : Chambre criminelle, 1981-02-07 , Bulletin criminel 1981, n° 62, p. 155 (cassation).
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007066447.
Titrage officiel
APPEL CORRECTIONNEL OU DE POLICE - Décisions susceptibles - Décision mettant fin à la procédure (article 507 du Code de procédure pénale) - Sursis à statuer - Sursis indéfini et illimité
Sommaire officiel
Constitue une décision susceptible d'appel, sans qu'il soit nécessaire de présenter la requête prévue à l'article 507 du Code de procédure pénale, le jugement qui, ordonnant un sursis à statuer sur les poursuites engagées dans l'attente de la décision de la Commission des Communautés européennes, sans fixer la date de la remise de la cause, a interrompu le cours de la justice (1).
Textes cités
- Code de procédure pénale, article 507 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 496 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 591 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 593 · sur ce site
- Code de procédure pénale, article 520 · sur ce site
Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.
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Rapprochements officiels
CONFER : (1°). (1) Cf. Chambre criminelle, 1980-03-17 , Bulletin criminel 1980, n° 92, p. 215 (rejet) ; Chambre criminelle, 1984-10-22 , Bulletin criminel 1984, n° 311, p. 824 (rejet) ; A comparer : Chambre criminelle, 1981-02-07 , Bulletin criminel 1981, n° 62, p. 155 (cassation).
Texte intégral
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Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.
1CASSATION sur le pourvoi formé par :
2- la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM), partie civile,
3contre l'arrêt de la cour d'appel d'Angers, chambre correctionnelle, en date du 23 juin 1988, qui, dans les poursuites exercées contre Roger X... pour contrefaçon, a déclaré irrecevables les appels interjetés par le ministère public et ladite partie civile du jugement du tribunal correctionnel de Saumur ordonnant un sursis à statuer et renvoyant l'affaire à la première audience utile devant suivre la décision de la Commission des Communautés européennes.
4LA COUR,
5Vu le mémoire produit ;
6Sur le moyen unique de cassation pris de la violation des articles 496, 507, 591 et 593 du Code de procédure pénale, en ce que l'arrêt attaqué déclare irrecevable l'appel dirigé par la SACEM contre le jugement du tribunal correctionnel de Saumur qui, sur sa citation directe tendant à voir sanctionner les faits de contrefaçon commis par X..., a sursis à statuer dans l'attente d'une décision de la Commission des Communautés européennes sur une plainte déposée devant celle-ci par l'organisme dénommé le Bemin et ledit X... :
7" aux motifs que, pour que cet appel soit recevable sans la procédure de requête préalable prévue par l'article 507 du Code de procédure pénale, il fallait que le sursis ainsi ordonné par le Tribunal comportât un délai indéfini et illimité et que tel ne serait pas en l'espèce le cas parce que serait engagée devant la Commission une procédure devant nécessairement conduire soit à l'ouverture d'une instance contentieuse, soit à une notification de rejet de la plainte impartissant aux parties un délai pour la présentation de leurs observations ;
8" alors qu'en l'absence de tout délai fixé, le sursis à statuer, ainsi ordonné, avait un caractère indéterminé interrompant le cours de la justice, en sorte que l'appel était recevable dans les mêmes conditions qu'à l'encontre d'un jugement définitif ;
9" que cette indétermination est d'autant plus caractérisée que la Commission n'est elle-même soumise à aucun délai dans l'examen des plaintes dont elle est saisie " ;
10Vu lesdits articles ;
11Attendu que les juridictions correctionnelles ne peuvent, sans interrompre le cours de la justice, ordonner qu'il sera sursis à statuer, pour un temps indéterminé, sur une action dont elles sont saisies ;
12Attendu que, pour déclarer irrecevables, faute de présentation des requêtes prévues à l'article 507 du Code de procédure pénale, les appels interjetés par le ministère public et la partie civile du jugement qui, dans les poursuites exercées contre Roger X... pour contrefaçon, avait sursis à statuer jusqu'à la décision de la Commission des Communautés européennes, la cour d'appel énonce que cette Commission, saisie d'une demande d'interprétation des articles 85 et 86 du traité de Rome en application de l'article 3 du règlement n° 17/62 pris par le Conseil des Communautés, doit, à l'issue de son examen, en saisir l'instance contentieuse ou notifier le rejet de la demande ; qu'il s'ensuit que la procédure ainsi engagée devant la Commission connaîtra un terme dont les modalités sont, dès à présent, connues ; qu'en fixant le renvoi de l'affaire à l'audience la plus proche devant suivre cette décision, le Tribunal n'a pas instauré un sursis illimité ou indéterminé ;
13Mais attendu qu'en statuant ainsi alors que, faute d'un renvoi à date fixe, le jugement entrepris avait interrompu le cours de la justice et alors qu'ils devaient, en application de l'article 520 du Code de procédure pénale, annuler un tel jugement et évoquer, fût-ce pour ordonner eux-mêmes un sursis à statuer par une décision ne mettant pas fin à la procédure, les juges du second degré ont méconnu le sens et la portée du principe ci-dessus rappelé ;
14Que, par suite, leur arrêt encourt la censure ;
15Par ces motifs :
16CASSE ET ANNULE l'arrêt de la cour d'appel d'Angers, en date du 23 juin 1988, en toutes ses dispositions, et pour qu'il soit jugé à nouveau conformément à la loi :
17RENVOIE la cause et les parties devant la cour d'appel de Rennes.
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
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