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Presse : Cass. crim., 23 mai 1989, n° 85-95.896

Cour de cassation, Chambre criminelle, du 23 mai 1989, 85-95.896, Inédit

Mots-clés

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
85-95.896
Solution
Rejet

Référence

Cass. crim., 23 mai 1989, n° 85-95.896, inédit

Questions traitées

De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Presse ; Diffamation et injure publique ; Publicité ; Lettre confidentielle adressée à un tiers (non)

Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

null

Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Rejet

Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?

Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?

La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 23 mai 1989.

Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?

Pourvoi n° 85-95.896

Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?

Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007538314.

Titrage officiel

PRESSE - Diffamation et injure publique - Publicité - Lettre confidentielle adressée à un tiers (non).

Sommaire officiel

null

Textes cités

Un lien marqué « sur ce site » ouvre la page de l’article, lu dans la base LEGI de la Direction de l’information légale et administrative (DILA), avec les arrêts qui le citent ; les autres liens ouvrent Légifrance.

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Texte intégral

Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.

1LA COUR DE CASSATION, CHAMBRE CRIMINELLE, en son audience publique, tenue au Palais de Justice, à PARIS, le vingt-trois mai mil neuf cent quatre vingt neuf, a rendu l'arrêt suivant :

2Sur le rapport de M. le conseiller MILLEVILLE, les observations de la société civile professionnelle PIWNICA et MOLINIE et de Me PRADON, avocats en la Cour, et les conclusions de M. l'avocat général PERFETTI ; Statuant sur le pourvoi formé par :

3- B. Alexander, partie civile,

4contre l'arrêt de la cour d'appel d'ANGERS, 2ème chambre, en date du 7 novembre 1985, qui, dans la poursuite suivie contre Robert N. des chefs de diffamation et injure publiques, a relaxé le prévenu et déclaré la partie civile irrecevable ; Vu le mémoire produit ; Sur le premier moyen de cassation pris de la violation des articles 23 et 32 de la loi du 29 juillet 1881, 593 du Code de procédure pénale, défaut de motif, manque de base légale ; "en ce que l'arrêt attaqué a relaxé N. du chef de la poursuite pour diffamation et injure ; "aux motifs qu'en l'espèce, B. ne fournit aucun élément permettant de penser que N. souhaitait la diffusion de sa lettre par le maire de Montreuil-Bellay, l'objectif de N. pouvant parfaitement se limiter à l'information de ce dernier ; "il n'est pas établi que N. soit à l'origine de la diffusion de la lettre dans la presse ; "il apparaît ainsi que la lettre adressée le 2 juillet 1984 par N. présente un caractère confidentiel. Dès lors, quel que soit son contenu, elle ne peut fonder une poursuite pour injure ou diffamation" ; "alors que la loi ne distingue pas selon que la publication d'un écrit diffamatoire a été l'oeuvre de l'auteur ou d'un tiers, s'il est certain que l'écrit était destiné par son auteur à être livré à la publicité ; que, dès lors, en se déterminant par le seul fait que N. était étranger à la publication et en décidant qu'il n'y avait donc pas lieu d'examiner le contenu de la lettre, la cour d'appel a violé les textes susvisés" ; Et sur le second moyen de cassation pris de la violation des articles 29 de la loi du 29 juillet 1881, R. 96-11° du Code pénal, 466 et 593 du Code de procédure pénale, défaut de motif, manque de base légale ;

5"en ce que l'arrêt attaqué a relaxé N. du chef de la poursuite pour diffamation et injure ; "aux motifs que B. ne fournit aucun élément permettant de penser que N. souhaitait la diffusion de sa lettre par le maire de Montreuil-Bellay, l'objectif de N. pouvant parfaitement se limiter à l'information de ce dernier. Il n'est pas établi que N. soit à l'origine de la diffusion de la lettre dans la presse. Il apparaît aussi que la lettre adressée le 2 juillet 1984 par N. présente un caractère confidentiel. Dès lors quel que soit son auteur, elle ne peut fonder une poursuite pour injure ou diffamation ; "alors que la diffamation, lorsque fait défaut l'élément de publicité dégénère en contravention d'injure non publique ; qu'en s'abstenant de rechercher si du contenu de la lettre dont les propos concernaient un tiers, distinct du destinataire il ne se déduisait pas que l'envoi s'était fait dans des conditions exclusives d'un caractère confidentiel susceptible de caractériser la contravention d'injure non publique, l'arrêt attaqué a privé sa décision de base légale" ; Les moyens étant réunis ; Attendu qu'il résulte de l'arrêt attaqué qu'à la suite de l'envoi au maire de Montreuil-Bellay, sous pli fermé, d'une lettre dans laquelle il portait certaines appréciations sur Alexander B., Robert N. a été cité devant le tribunal correctionnel sous la prévention de diffamation et injure publiques envers ledit B. ; Attendu que, pour relaxer le prévenu, la cour d'appel énonce que la lettre, adressée à un tiers, présentait un caractère confidentiel et que, dès lors, quel que soit son contenu, elle ne pouvait fonder une poursuite pour injure ou diffamation ; Attendu qu'en l'état de ces énonciations, et abstraction faite d'un motif surabondant, la cour d'appel a justifié légalement sa décision ; qu'en effet, les imputations diffamatoires contenues dans une lettre et concernant une personne autre que le destinataire ne sont susceptibles de recevoir une qualification pénale que s'il est établi que ladite lettre a été adressée au tiers dans des conditions exclusives de tout caractère confidentiel ; D'où il suit que les moyens ne sauraient être accueillis ; Et attendu que l'arrêt est régulier en la forme ; REJETTE le pourvoi ;

Source

Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.

Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.

Fiche de l’arrêt

Juridiction
Cour de cassation
Formation
Chambre criminelle
Date
Pourvoi
85-95.896
Solution
Rejet

Référence

Cass. crim., 23 mai 1989, n° 85-95.896, inédit

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