Cour de surete de l'etat : Cass. crim., 23 mars 1971, n° 70-CS142
Cour de Cassation, Chambre criminelle, du 23 mars 1971, 70-CS.142, Publié au bulletin
Mots-clés
- Cour de surete de l'etat
- Questions
- Complexité
- Intelligence avec les agents d'une puissance étrangère (article 80 du Code pénal)
- Ancien code pénal, article 80
- REJET
Fiche de l’arrêt
- Juridiction
- Cour de cassation
- Formation
- Chambre criminelle
- Date
- Pourvoi
- 70-CS142
- Publication
- Bulletin Criminel Cour de Cassation Chambre criminelle N. 103 P. 261
- Solution
- REJET
Référence
Cass. crim., 23 mars 1971, n° 70-CS142, publié au Bulletin
Questions traitées
De quoi traite cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Cour de surete de l'etat ; Questions ; Complexité ; Intelligence avec les agents d'une puissance étrangère (article 80 du Code pénal)
Que retient le sommaire officiel de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
N'est pas entachée de complexité la question par laquelle il est demandé à la Cour de Sûreté de l'Etat si l'accusé est coupable d'avoir entretenu avec les agents d'une puissance étrangère des intelligences de nature à nuire à la situation militaire ou diplomatique de la France ou à ses intérêts économiques essentiels (1).
Quelle est la solution de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
REJET
Quels textes cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation cite-t-il ?
- Ancien code pénal, article 80
Quelle juridiction a rendu cet arrêt, et quand ?
La chambre criminelle de la Cour de cassation, le 23 mars 1971.
Cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation est-il publié au Bulletin ?
Bulletin Criminel Cour de Cassation Chambre criminelle N. 103 P. 261
Quel est le numéro de pourvoi de cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation ?
Pourvoi n° 70-CS142
Quels arrêts la Cour de cassation rapproche-t-elle de cet arrêt de sa chambre criminelle ?
(1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1965-10-21 Bulletin Criminel 1965 N. 208 p.466 (REJET)<br/>
Où lire cet arrêt de la chambre criminelle de la Cour de cassation sur le site officiel ?
Sur Légifrance, site de la Direction de l’information légale et administrative (DILA) : https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000007059654.
Titrage officiel
COUR DE SURETE DE L'ETAT - Questions - Complexité - Intelligence avec les agents d'une puissance étrangère (article 80 du Code pénal).
Références de titrage : * COUR DE SURETE DE L'ETAT - Questions - Complexité - Définition.
Sommaire officiel
N'est pas entachée de complexité la question par laquelle il est demandé à la Cour de Sûreté de l'Etat si l'accusé est coupable d'avoir entretenu avec les agents d'une puissance étrangère des intelligences de nature à nuire à la situation militaire ou diplomatique de la France ou à ses intérêts économiques essentiels (1).
Textes cités
- Ancien code pénal, article 80
Rapprochements officiels
(1) CF. Cour de Cassation (Chambre criminelle) 1965-10-21 Bulletin Criminel 1965 N. 208 p.466 (REJET)<br/>
Texte intégral
Deux lettres au moins ; Entrée passe à l’occurrence suivante.
Les numéros en marge repèrent les paragraphes du texte reproduit et donnent un lien vers chacun ; ils ne font pas partie de la décision.
1REJET DES POURVOIS DE : 1° X... (RACHID) ;
22° Y... (OUALI), CONTRE UN ARRET DE LA COUR DE SURETE DE L'ETAT, DU 28 OCTOBRE 1970, AYANT CONDAMNE X... A DIX ANS DE DETENTION CRIMINELLE ET Y... A SEPT ANS DE LA MEME PEINE POUR INTELLIGENCE AVEC LES AGENTS D'UNE PUISSANCE ETRANGERE LA COUR, JOIGNANT LES POURVOIS EN RAISON DE LA CONNEXITE ;
3VU LE MEMOIRE PRODUIT AU NOM DES DEUX DEMANDEURS ;
4SUR LE MOYEN UNIQUE DE CASSATION PRIS DE LA VIOLATION DE L'ARTICLE 80 DU CODE PENAL, EN CE QUE LE PRESIDENT A POSE POUR CHACUN DES ACCUSES, LA QUESTION DE SAVOIR S'IL ETAIT COUPABLE D'AVOIR SUR LE TERRITOIRE FRANCAIS, ET PLUS SPECIALEMENT A PARIS PENDANT LA PERIODE S'ETENDANT DE MAI 1966 AU 24 FEVRIER 1967, ENTRETENU DES INTELLIGENCES AVEC LES AGENTS D'UNE PUISSANCE ETRANGERE, EN L'ESPECE L'ALGERIE, DE NATURE A NUIRE A LA SITUATION MILITAIRE OU DIPLOMATIQUE DE LA FRANCE OU A SES INTERETS ECONOMIQUES ESSENTIELS, ALORS QUE, SOUS PEINE DE POSER UNE QUESTION ALTERNATIVE PROHIBEE PAR LA LOI, LE PRESIDENT DOIT INDIQUER SI LES RELATIONS ENTRETENUES PAR UN ACCUSE AVEC LES AGENTS D'UNE PUISSANCE ETRANGERE, ETAIENT DE NATURE A NUIRE A LA SITUATION MILITAIRE, A LA SITUATION DIPLOMATIQUE DE LA FRANCE OU A SES INTERETS ECONOMIQUES ESSENTIELS, MAIS QU'IL NE PEUT POSER LES TROIS QUESTIONS EN UNE SEULE ;
5ATTENDU QU'AUX TERMES DE DEUX QUESTIONS DISTINCTES CONCERNANT RESPECTIVEMENT X... ET Y..., IL A ETE DEMANDE A LA COUR DE SURETE DE L'ETAT SI CHACUN DE CES ACCUSES ETAIT COUPABLE D'AVOIR SUR LE TERRITOIRE FRANCAIS ET PLUS SPECIALEMENT A PARIS PENDANT LA PERIODE DU MOIS DE MAI 1966 AU 24 FEVRIER 1967, ENTRETENU DES INTELLIGENCES AVEC LES AGENTS D'UNE PUISSANCE ETRANGERE, EN L'ESPECE L'ALGERIE, DE NATURE A NUIRE A LA SITUATION MILITAIRE OU DIPLOMATIQUE DE LA FRANCE OU A SES INTERETS ECONOMIQUES ESSENTIELS ;
6ATTENDU QUE LES QUESTIONS AINSI REDIGEES NE SONT ENTACHEES D'AUCUNE ILLEGALITE ;
7QU'EN EFFET, LA SEULE COMPLEXITE PROHIBEE EST CELLE QUI CONSISTE A COMPRENDRE DANS UNE MEME QUESTION PLUSIEURS FAITS OU CIRCONSTANCES POUVANT DONNER LIEU A DES REPONSES DISTINCTES ET QUI, DIVERSEMENT APPRECIES, PEUVENT CONDUIRE A DES CONSEQUENCES DIFFERENTES ;
8QU'EN L'ESPECE LES QUESTIONS QUI ONT ETE POSEES REPRODUISENT LES TERMES DE L'ARTICLE 80, 3° DU CODE PENAL ;
9QUE LES DIVERS ELEMENTS DE L'ENUMERATION ALTERNATIVE CONTENUE DANS CE TEXTE IDENTIFIENT LES MODES DE PERPETRATION DE LA MEME INFRACTION, PRESENTENT UNE CRIMINALITE EGALE ET ENTRAINENT LES MEMES CONSEQUENCES PENALES ;
10QUE PAR SUITE ILS ONT PU, SANS QU'IL Y AIT COMPLEXITE, ETRE REUNIS DANS UNE QUESTION UNIQUE SOUS UNE FORME ALTERNATIVE ;
11QU'AINSI LE MOYEN NE SAURAIT ETRE ACCUEILLI ;
12ET ATTENDU QUE LA PROCEDURE EST REGULIERE ET QUE LES PEINES ONT ETE LEGALEMENT APPLIQUEES AUX FAITS DECLARES CONSTANTS PAR LA COUR DE SURETE DE L'ETAT ;
13REJETTE LES POURVOIS
Source
Texte et métadonnées officiels de la DILA (Légifrance), diffusés sous Licence Ouverte, reproduits sans modification. Lire la décision sur le site officiel.
Les questions reprennent les champs officiels de l’arrêt ; les pastilles de mots-clés reprennent le titrage officiel, les articles cités, la formation et la solution.
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